Le Parc national de la Vanoise

Aîné des parcs nationaux, le Parc national de la Vanoise a été créé en 1963 pour sauvegarder le bouquetin alors menacé d’extinction.

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Carte du Parc national de la Vanoise - Réalisation Bruno Lafage/ OFB
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Bordé par les vallées de la Tarentaise et de la Maurienne, le Parc national englobe près d’une centaine de sommets de plus de 3 000 m d’altitude et de nombreux glaciers.

Une mosaïque de milieux naturels très diversifiés, liés à une géologie chahutée, accueillent une grande biodiversité : gypaète barbu, aigle royal, lagopède... Ou encore, parmi les
1 200 espèces de flore recensées, la linnée boréale, espèce artico-alpine, et l’emblématique chardon bleu.

Avec près de 400 km de sentiers et un réseau important de refuges modernisés, le Parc national est propice à la randonnée, offrant une large palette d’itinéraires pour tous les publics.

Une agriculture traditionnelle dynamique fournit notamment le fameux Beaufort tandis que de nombreuses gravures rupestres témoignent de la présence ancienne de l’homme.

Le cœur du Parc national s’étend sur 53 300 hectares et, contigu avec le parc national italien du Gran Paradiso, il forme avec lui l’un des plus vastes espaces protégés
des Alpes occidentales.

Quelques chiffres :

  • 40 refuges en cœur de Parc national
  • 5 réserves naturelles contiguës au Parc national
  • 65 espèces protégées

 

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Col du Palet - Crédit : Patrick Folliet / Parc national de la Vanoise
Col du Palet -Crédit : Emmanuel Rondeau / Parc national de la Vanoise
Tatou - Crédit : Valérie Hagry / Parc national de la Vanoise
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> Refuge du col du Palet : 100% d'énergie renouvelable

Les refuges en sites isolés d’altitude gérés par le Parc national sont confrontés à des enjeux d’approvisionnement en énergie, notamment électrique.

Au col du Palet (commune de Peisey-Nancroix), celle-ci est produite par des panneaux photovoltaïques – ce qui autorise un stockage de trois jours au maximum. Quand elle venait à manquer, ou lorsqu’une consommation complémentaire était nécessaire, un groupe électrogène fonctionnant au diesel prenait le relais.

Le refuge du col du Palet est désormais pourvu d’une pile à  hydrogène : un système innovant développé par le Parc national et un consortium d’entreprises. Pilotée par un module de contrôle intelligent, cette pile emmagasine l’énergie  excédentaire produite par les panneaux solaires et la restitue dès que le besoin se fait sentir. Constamment optimisé depuis sa mise en place en 2015, le système a fait ses preuves : le refuge est alimenté par une énergie 100% renouvelable, 365 jours par an et le même système a déjà pu être installé entre autres dans le cirque de Mafate, dans le Parc national de La Réunion.

> TATOU, l'abri de berger nouvelle génération

Le manque de logements de bergers en alpage constitue l’un des principaux freins à l’efficacité du gardiennage des troupeaux.

Dans le cadre du plan loup et activités d'élevage, le Parc national et l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon (ENSAL/Insavalor) se sont associés pour concevoir un modèle innovant de cabane pastorale.

Est ainsi né Tatou, dont le profil rappelle celui de l’animal : cinq modules en ossature bois emboîtés, dont la teinte brun-gris se fond dans les paysages. Héliportable, montée en moins d’une demi-journée, totalement réversible, capable de résister aux rudes conditions de la haute montagne, Tatou offre un bon niveau de confort au berger : douche avec eau chaude, toilettes sèches, dispositif de potabilisation de l'eau, autonomie électrique via des panneaux solaires, équipements de cuisine...

Le retour d’expérience s’avère très positif, tant concernant l’usage estival par le berger, que pour la résistance de l'abri aux conditions hivernales, à plus de 2 500 m d’altitude. La construction de trois nouvelles unités en 2021 a permis d'apporter quelques améliorations et de consolider les plans du prototype. Ces derniers seront mis à disposition des alpagistes fin 2021.

Les plans du Tatou sont mis à la disposition, sur demande, pour encourager leur multiplication (établissements publics, collectivités locales, gestionnaires d’espaces naturels gérés par pâturage, propriétaires ou gestionnaires individuels ou collectifs d’estives ou/et parcours.).