Les pollutions

La pollution est aujourd’hui l’une des principales menaces pour la biodiversité et la santé humaine. Présente dans l’air, l’eau, les sols ou les océans, elle altère les équilibres naturels et fragilise les écosystèmes. Comprendre ses origines et ses impacts est essentiel pour mieux agir et réduire nos pressions sur l’environnement.

La pollution, qu’est-ce-que c’est ?

La pollution désigne, selon le Larousse, la dégradation de l’environnement par des substances (naturelles, chimiques ou radioactives), des déchets (ménagers ou industriels) ou des nuisances diverses (sonores, lumineuses, thermiques, biologiques, etc.). Si certains phénomènes peuvent être naturels, comme une éruption volcanique, la pollution résulte aujourd’hui très largement des activités humaines. Elle correspond à l’introduction dans l’air, l’eau, les sols ou les écosystèmes d’éléments qui dépassent les seuils de tolérance et altèrent leur fonctionnement. Qu’elles soient physiques (bruit, lumière, radioactivité…), chimiques (pesticides, métaux lourds, plastiques…), diffuses ou ponctuelles, les pollutions sont multiples et interagissent entre elles. Elles forment ainsi une pression majeure sur l’environnement, omniprésente dans notre quotidien. 

Pollution plastique dans l'herbier de cymodocée en mer Méditerranée. Crédit photo : Greg Lecoeur / We Are Méditerranée

Les enjeux par milieu : où et comment agissent les pollutions ?

Les pollutions affectent différemment les milieux naturels selon leurs caractéristiques et les pressions qu’ils subissent. Sols, eau douce, air et océans : chaque écosystème présente des vulnérabilités spécifiques face aux activités humaines. 

Comment réduire les pollutions ?

La lutte contre les pollutions passe par des gestes concrets, accessibles à chacun. Dans nos pratiques quotidiennes, nous pouvons éviter les pesticides au jardin et réduire les engrais pour préserver la qualité de l’eau. Dans nos déplacements, nous devons privilégier les mobilités douces et les énergies renouvelables. Pour lutter contre le plastique, nous pouvons le limiter en utilisant par exemple des sacs réutilisables, et en triant systématiquement. Finalement, nous devons éteindre les éclairages extérieurs la nuit et baisser le volume des appareils en extérieur pour préserver la faune nocturne.

En agriculture, les professionnels adoptent des méthodes durables telles que l’agroécologie. Dans les industries, les processus peuvent être optimisés pour réduire les émissions et recycler les déchets. Dans les collectivités, l’éclairage public peut être réglementé et des zones tampons peuvent être mises en place pour limiter les transferts de polluants.

Pour assurer une dépollution sur le long terme, nous pouvons restaurer les zones humides (marais, tourbières) qui filtrent naturellement les polluants ou dépolluer les sols à l’aide de la phytoremédiation.

Les actions de l’OFB pour réduire les pollutions

L’OFB intervient sur différents milieux pour limiter les impacts des pollutions : appui à la surveillance des eaux, interventions en cas de pollutions, soutien d'actions en faveur de la protection des sols et préservation des écosystèmes marins. Ses actions s’appuient sur des programmes de restauration, des campagnes de sensibilisation, des appuis à la connaissance et à la recherche, des contrôles renforcés… Une approche intégrée pour atténuer les pressions et restaurer les équilibres naturels.