Ce qu'il faut savoir sur l'influenza aviaire

Page mise à jour le 26/07/2021

L’influenza aviaire est une maladie grave des oiseaux sauvages, captifs ou domestiques. Cette maladie très contagieuse et souvent mortelle pour les oiseaux est réglementée par le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation (MAA), en lien avec le ministère de la Transition écologique (MTE). Elle peut parfois représenter un risque pour l’homme, mais cela n’a pas été le cas en Europe depuis 2007.

Fin de l'épisode 2020/2021 ?

Encore un cas en France (dans une basse-cour du Loiret), et toujours de la circulation en Europe, surtout dans le Nord ou résident actuellement les oiseaux migrateurs.

vignette_67_33
Bulletin hebdomadaire de veille sanitaire internationale en santé animale du 20/07/2021 / Plateforme d'épidémiosurveillance en santé animale (plateforme-esa.fr)
texte_p_67_33

Depuis novembre 2020, un épisode grave d’influenza aviaire est en cours en Europe.
Il touche à la fois des oiseaux sauvages et des élevages, selon les pays.
En France, l’épisode a commencé par des oiseaux captifs ou des basses-cours (Yvelines, Haute Corse et Corse du Sud), puis il a touché quelques oiseaux sauvages le long des couloirs de migration, et a provoqué un épisode très grave dans les filières avicoles du Sud-Ouest.

Pour la 1ère fois, la France a observé un épisode de mortalité élevée sur une population d’oiseaux sauvages hivernants, les bécasseaux maubèche de la baie du Mont St Michel.
La circulation du virus n’est toujours pas arrêtée, (pour les élevages en Allemagne, en Pologne, au Danemark…) et le réseau de surveillance reste mobilisé, tout en soufflant un peu.
Il ne présente pas de risque pour l’homme.

 
Bernache cravant : espèce ayant déclaré le 1er cas en France.
Bernache nonette : espèce la plus atteinte en Europe. Crédit photo : Aurélien Audevard / LPO PACA

Que sait-on sur l'influenza aviaire ?

Le territoire français est souvent confronté à des menaces d’influenza aviaire, soit sur les oiseaux sauvages, soit sur les élevages domestiques, voire sur les 2 secteurs. Voici quelques informations sur cette maladie.

  • Les enjeux liés à l'influenza aviaire - Les enjeux concernant l’IA et présentés dans le document ci-joint concernent la santé humaine, les impacts agricoles, les impacts sur les oiseaux migrateurs, et les impacts cynégétiques.

En savoir plus (ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation) 

Suivi de la situation épidémiologique sur la faune sauvage en France

La surveillance de l’influenza aviaire (IA) sur la faune sauvage a été déléguée par le MAA à l’OFB, et s’appuie sur le réseau SAGIR.
Elle s’adapte au niveau de risque IA en vigueur.

La principale action de surveillance événementielle consiste à collecter les oiseaux sauvages trouvés morts, afin de les faire analyser en laboratoires.
Les espèces présentant le plus grand intérêt épidémiologique sont les anatidés, les laridés, les rallidés, et actuellement les échassiers et les rapaces.
L'OFB remercie tous les observateurs et les collecteurs d’oiseaux qui participent à la surveillance.

Surveillance de l'avifaune sauvage entre le 1er juin 2020 et le 31 mai 2021.

La réglementation de la lutte contre l’influenza aviaire

L’IA est une maladie réglementée. Selon l’intensité de la menace, la réglementation prévoit 3 niveaux de risque : négligeable, modéré ou élevé (Voir l'arrêté du 16 mars 2016).

Le niveau de risque actuel est redevenu négligeable sur l’ensemble du territoire métropolitain, depuis le 27 mai 2021 (Voir l'arrêté du 27 mai 2021).

Il n'y a donc plus d'incidence sur la chasse (gestion des appelants pour la chasse au gibier d’eau ; lâchers de gibier à plumes) ni pour les rassemblements d’oiseaux (foires, marchés, démonstration de chasse au vol,...).

La feuille de route influenza aviaire 2021

Face à la répétition des épisodes épizootiques, le ministère de l’agriculture a travaillé avec les différents acteurs pour trouver des solutions durables face au risque influenza aviaire : Feuille de route influenza aviaire 2021 - Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation

L’impact sur la chasse

En cas de présence d'IA sur notre territoire, les modalités générales de chasse ne sont pas modifiées, y compris pour le gibier à plumes.

Par contre, elles peuvent être modifiées par arrêté préfectoral en cas de suspicion ou de diagnostic confirmé sur un territoire.

Les recommandations de la DGAL lors d'un cas sur un oiseau sauvage sont portées par l’instruction 2020-752.

En cas de foyer sur un élevage, les recommandations en élevage et pour la chasse sont portées par l'instruction 2020-822.

Pour la chasse au gibier d’eau, les restrictions sont différentes selon le niveau de risque. Elles sont portées par l’arrêté ministériel du 16 novembre 2016 définissant les zones géographiques où la chasse est autorisée en application de l'arrêté du 16 mars 2016 qui définit les niveaux de risque épizootique. Vous trouverez en lien ci-dessous la lecture de l’instruction par l’OFB.

La réglementation est complétée par l’instruction 2020-729 qui précise les restrictions également en place pour les lâchers de gibier à plumes, qui sont interdits pour les colverts en risque élevé, et pour les galliformes, qui doivent faire l’objet d’une dérogation individuelle.

La DGAL a précisé dans une instruction du 24 février 2021 les conditions de retour des oiseaux à leur domicile.

Enfin les rassemblements d'oiseaux font également l'objet de restrictions, présentées dans cette même instruction.

Tout savoir sur la réglementation pour les appelants

Les compétences des agents de l'OFB

Les agents de l’OFB ont des compétences pénales et administratives pour agir en police sanitaire, attribuées par le code rural.

vignette_67_33
Agent de l’OFB participant aux investigations lors de l’épisode massif de mortalités d’oiseaux dans la baie du Mont St Michel (fév 2021). Crédit photo : Philippe Pacouil / OFB
texte_p_67_33

Ainsi, ils sont impliqués dans le réseau SAGIR (collecte des oiseaux morts pour la surveillance notamment de l’influenza aviaire).

Ils participent aux décisions départementales en cas de foyer (agricole) et/ou de cas (sauvage), dans lesquelles ils sont souvent cités pour orienter la surveillance des oiseaux morts dans la zone réglementée.
Ils réalisent des contrôles sur les conditions d’utilisation des appelants, sur les lâchers de gibier à plumes et sur les restrictions en matière de chasse. Quand c’est la période, certains agents sont mobilisés pour les comptages d’oiseaux, en lien avec l’Unité avifaune migratrice de la DRAS de l’OFB, et plusieurs agents sont également bagueurs d’oiseaux, suite à leur qualification par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).