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Occitanie

Activités de plein air et conservation des rapaces : l’OFB veille sur les sites de reproduction en Ariège

Espèces

Alors que certains rapaces reviennent ces jours-ci sur leur site de reproduction, les agents de l’Office français de la biodiversité de l’Ariège sensibilisent les pratiquants d’activités de plein air aux enjeux de conservation de ces espèces. Les grands rapaces sont particulièrement sensibles au dérangement jusqu’à plusieurs centaines de mètres de leur nid. Pour permettre leur reproduction, il est important que les usagers de la nature et notamment les pratiquants de l’escalade, prennent en compte leur présence avant d’exercer leur loisir.

Retour des percnoptères et naissance des Gypaètes

Le week-end dernier, les Vautours percnoptères étaient de retour sur leur site de reproduction au Roc de Sédour comme sur d’autres sites ariégeois. Non loin de là, sur le Quié de Sinsat, un poussin de Gypaète barbu est né, il y a peu. La saison de reproduction de cette espèce commence dès la fin de l’année. Le Gypaète est particulièrement sensible au dérangement. Il peut être inquiété par une activité inhabituelle se produisant à une distance de 700m du nid !

Prise en compte des rapaces par les usagers de la nature

De par son relief, sa géologie, sa proximité avec Toulouse, l’Ariège attire beaucoup de pratiquants de sports de plein air et notamment d’escalade. L’arrivée des beaux jours est aussi l’occasion pour beaucoup de profiter des milieux naturels.

La faible pression humaine dans le département permet le maintien d’une biodiversité importante. Parmi les espèces présentes, les grands rapaces (Gypaète barbu, Vautour percnoptère, Aigle royal) sont particulièrement sensibles au dérangement. Ainsi la pratique de l’escalade ou du Base-Jump peut perturber le bon déroulement de leur reproduction. Afin d’assurer leur protection, plusieurs arrêtés préfectoraux de protection de biotope ont été pris en Ariège (Montagne de Sourroque, Roc de Sédour, Quié de Sinsat, Gorges de Péreille). Ils ont pour objectif d’assurer la tranquillité des rapaces tout en rendant possible certains loisirs à certaines périodes.

Certains couples nichent en dehors de ces zones protégées, le succès de leur reproduction dépend alors en partie de la sensibilité des usagers. Dans la mesure du possible, l’information est transmise aux structures fédérant la pratique de l’escalade et, parfois, un affichage est mis en place sur les sentiers d’accès aux voies d’escalade.

Pour tout complément d’information, vous pouvez contacter Xavier Rozec, référent biodiversité, service départemental de l’Ariège au 06 27 02 59 27 ou xavier.rozec@ofb.gouv.fr.

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