La réserve naturelle nationale des Prés Salés d’Arès et de Lège-Cap Ferret

L'Office français de la biodiversité est co-gestionnaire de la réserve naturelle nationale (RNN) des Prés Salés d’Arès et de Lège-Cap Ferret, en Nouvelle-Aquitaine.

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Située sur la partie nord du bassin d’Arcachon en Gironde (33), la réserve naturelle nationale des Prés Salés d’Arès et de Lège-Cap Ferret est soumise à la double influence des eaux salées, par le jeu des marées, et des eaux douces provenant des lacs Médocains via le canal des Etangs.

D’une superficie de 330 hectares dont 200 de prés salés, elle a été créée le 7 septembre 1983 pour protéger la richesse floristique des plus grands prés salés d’Aquitaine, à une époque où le territoire était menacé par le développement de l’urbanisme. Le patrimoine de la réserve est complété par la présence de dunes boisées, de ripisylves le long du canal des Etangs, de polders formés par d’anciens réservoirs à poissons, de prairies et boisements humides.

Le Conservatoire du Littoral est aujourd’hui propriétaire de 85 % du site, le reste appartenant à la commune de Lège-Cap-Ferret. Au-delà du statut de RNN, cette maitrise foncière permet la préservation du site sur le long terme.

La réserve est incluse dans 3 Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) : 

  • « Prés salés et réservoirs à poissons d’Arès »,
  • « Bassin d’Arcachon »,
  • « Marais et étangs d’arrière dune du littoral Girondin ».

La réserve fait aussi partie de 3 sites Natura 2000 :

  • « Bassin d’Arcachon et Banc d’Arguin »,
  • « Bassin d’Arcachon et Cap-Ferret »,
  • « Zones humides de l’arrière-dune du littoral Girondin ».

Enfin, une partie de la réserve est comprise dans le périmètre du Parc naturel marin du Bassin d’Arcachon créé en 2014.

En accès libre, les visiteurs peuvent la découvrir en empruntant un réseau de sentiers balisés formant un circuit d’environ 9 km.

Habitats et espèces de la réserve

La continuité écologique des milieux naturels de la mer à la forêt (vasières, prés salés, ourlet dunaire, dune boisée, forêt) est préservée et confère à ce site une valeur exceptionnelle, au niveau national comme local. Les paysages, situés sur des milieux peu ou pas modifiés depuis la fin du XIXème siècle, récapitulent l’histoire même de la lagune, d’avant son occupation par l’Homme jusqu’à son aménagement et son exploitation.

Ainsi, le site offre une diversité inédite de paysages littoraux dont le caractère tranche avec le littoral urbanisé ou avec les secteurs endigués du bassin d’Arcachon, où la nature s’est vue maîtrisée.

La réserve abrite des habitats pour plus de 250 espèces végétales, plus de 170 espèces d’oiseaux, et pas moins de 11 espèces de poissons.
Elle sert également de refuge a de nombreux reptiles comme la Cistude d'Europe, d’amphibiens, d’insectes ainsi qu'à des mammifères (notamment la Loutre d’Europe), de reptiles (dont la Cistude d’Europe).

La RNN est une zone de quiétude pour la faune, une nourricerie pour les poissons, une halte migratoire, une zone d’hivernage et/ou de reproduction pour les oiseaux.

L'OFB, co-gestionnaire de la réserve naturelle nationale des Prés Salés d’Arès et de Lège-Cap Ferret

La réserve naturelle nationale des Prés Salés d’Arès et de Lège-Cap-Ferret fait l’objet d’une co-gestion entre l’Office français de la biodiversité et l’association Arpege.
Ces deux structures contribuent communément à l’élaboration et la mise en œuvre du plan de gestion, à la réalisation de programmes de recherche (suivi de la fonction de nourricerie des prés salés, suivi des limicoles côtiers, réseau national Bécasse des bois…) et, de manière plus ou moins autonome, à des missions d’accueil du public et de police de l’environnement.

Créée à des fins de conservation et de préservation des espèces et des milieux fonctionnels représentatifs de la diversité biologique française, la réserve reste néanmoins marquée par des activités et usages socioéconomiques et culturels passés ou encore actuels.

La gestion conduite est structurée par 3 grands axes :

  • La libre évolution des milieux afin d’en maximiser leurs capacités de résilience ;
  • L’encadrement des usages autorisés ;
  • La sensibilisation aux richesses et fonctionnalités écologique de ce territoire, tout en n’occultant pas également sa vocation de territoire d’étude.

Deux plans de gestion (2010-2014 et 2016-2020) ont été mis en œuvre et un 3ème plan est en cours d’écriture.

Réglementation dans la réserve

Très fréquentée et fortement ancrée dans l’identité locale, la réserve reste très fragile. L’impact de l’homme doit de la sorte y être réduit au maximum et la réglementation s’y appliquant respectée.