Le Life intégré Marha (Marine Habitats) est un projet européen interdisciplinaire visant à rétablir et de maintenir le bon état de conservation des habitats naturels marins en France hexagonale. De 2018 à 2025, les actions transversales menées allant de la formation à la mise en œuvre de chantiers démonstratifs, en mobilisant l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des sites Natura 2000 en mer.
Durée du projet : 2018-2025
Porteur(s) du projet : Office français de la biodiversité et 13 partenaires
Dernière mise à jour : 23 octobre 2025
Pourquoi le Life Marha ?
Les habitats naturels marins métropolitains, herbiers, récifs, lagunes, fonds sableux ou rocheux, abritent une biodiversité exceptionnelle et rendent de nombreux services : alimentation, protection du littoral, régulation du climat, production d’oxygène, ressources économiques et culturelles.
Pourtant, en 2012 et en 2018, l’état de conservation de la majorité des 8 habitats marins Natura 2000 ciblés par le projet Marha a été évalué comme défavorable par le Museum national d’Histoire naturelle (MNHN).
Le programme LIFE MARHA vise à inverser cette tendance en améliorant la mise en œuvre de la directive « Habitats, Faune, Flore » dans les sites marins du réseau Natura 2000. La prochaine évaluation sera réalisée en 2029.
Le tableau présente l’état de conservation des habitats marins d’intérêt communautaire pour les années 2012 et 2018, selon deux régions : l’Atlantique (incluant la Manche et la mer du Nord) et la Méditerranée. Pour les bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine (code Nature 2000 : 1110), l’état est jugé défavorable ou mauvais en 2012 comme en 2018 dans la région Atlantique. En Méditerranée, il est défavorable inadéquat pour les deux années. Les herbiers à Posidonies (Posidonia oceanica, code code Nature 2000 : 1120) ne sont évalués que pour la Méditerranée : l’état y est défavorable ou mauvais en 2012, puis défavorable inadéquat en 2018. Les estuaires (code Nature 2000 : 1130) présentent un état défavorable ou mauvais à la fois en 2012 et 2018, et ce dans les deux régions biogéographiques. Les replats vaseux ou sableux exondés à marée basse (code Nature 2000 : 1140) sont évalués défavorables ou mauvais en 2012 dans les deux régions. En 2018, l’état devient défavorable inadéquat, aussi bien en Atlantique qu’en Méditerranée. Les lagunes côtières (code Nature 2000 : 1150) sont jugées défavorables ou mauvaises pour les deux années, et dans les deux régions. Les grandes criques et baies peu profondes (code Nature 2000 : 1160) présentent un état défavorable inadéquat en Atlantique, à la fois en 2012 et en 2018. En Méditerranée, ces habitats sont considérés en bon état : ils sont jugés favorables pour les deux années. Les récifs (code Nature 2000 : 1170) affichent un état défavorable ou mauvais en 2012 dans la région Atlantique, qui s’améliore légèrement en 2018 pour devenir défavorable inadéquat. En Méditerranée, l’état est défavorable inadéquat pour les deux années. Les grottes marines submergées ou semi-submergées (code Nature 2000 : 8330) n’ont pas été évaluées en 2012 dans la région Atlantique. En 2018, leur état y est considéré comme favorable. En Méditerranée, elles sont jugées défavorables inadéquates en 2012, puis non évaluées en 2018.
Conformément à l'article 17 de la directive «habitats, faune, flore » (DHFF), une évaluation de leur état de conservation est réalisée tous les 6 ans.