Concevoir des suivis de la biodiversité : un appui méthodologique et statistique à destination des gestionnaires d’aires protégées

La préservation de la biodiversité requiert au préalable des connaissances précises de son état de conservation. Les gestionnaires d’aires protégées ont ainsi pour mission de développer la connaissance de la biodiversité, d’assurer un suivi scientifique au regard des changements globaux, et d’évaluer l’efficacité des mesures de gestion mises en œuvre pour préserver ces patrimoines naturels. Les éléments méthodologiques et techniques développés sur près de 30 sujets distincts sont ici mis à disposition.

Durée du projet : débuté en 2018

Porteur(s) du projet : l'Office français de la biodiversité (OFB) et le Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (UMR 5175 Cefe)

Dernière mise à jour : 17 octobre 2025

Des résultats disponibles ou en cours

Pour connaître précisément les états de conservation, il est essentiel de mettre en place des suivis de distribution et d’abondance d’espèces ou encore d’utiliser des indicateurs d’état de conservation des habitats. Il est également important de bien identifier et quantifier les effets des nombreuses pressions (réchauffement climatique, changements d’usage des terres, perturbations, etc.) qui pèsent sur la biodiversité avant d’engager des mesures de conservation permettant d’enrayer son déclin, telles que des actions de restauration.

Évaluer l’état de conservation de la biodiversité dans un espace naturel

De nombreuses espèces ou habitats ont des états de conservation préoccupants à l’échelle nationale ou régionale. Les espaces naturels protégés qui les abritent ont bien souvent une forte responsabilité pour leur protection. Leur statut de conservation doit être régulièrement réévalué, afin de les inscrire si nécessaire dans les listes correspondantes et d’engager des mesures de gestion et de conservation adaptées. Comment ?

  • Les listes rouges des espèces menacées de l’UICN s’appuient notamment sur deux critères : les changements de distribution et d’abondance des espèces concernées.
  • Tandis que pour les listes d’habitats prioritaires, l’état de conservation des habitats est souvent abordé à travers le suivi d’indicateurs (espèces ou communautés d’espèces par exemple).

Identifier et quantifier les pressions

Au niveau mondial, le rythme d’extinction des espèces animales et végétales et la dégradation des écosystèmes sont supérieurs au rythme naturel et devraient encore s’accélérer dans les prochaines années, sous la pression de plusieurs changements globaux. 
Dans l’Hexagone, en Corse et en Outre-mer, les espaces naturels protégés sont particulièrement concernés, à différents degrés, par le réchauffement climatique, les changements d’usage des terres et mutations agricoles, l’augmentation des incendies, les risques de pollution...

Agir par des actions de restauration

Les écosystèmes, lorsqu’ils sont fortement dégradés, peuvent nécessiter une intervention de l’homme pour retrouver un bon état de conservation. C'est la restauration écologique, c'est-à-dire l'action de rétablir un système écologique dans un état de référence historique. Les écosystèmes de certains espaces naturels protégés sont soumis à des états de dégradation importants. Ils constituent alors de véritables « laboratoires » pour expérimenter différentes actions de restauration.

Contacts