Le plan d'action de l'entreprise couvre un période de 4 ans (2025-2029), il s'applique à la société Eolise et à l'ensemble de ses filiales, les sociétés de projet.
Actions volontaires concernant le cœur de métier
- Etablir un bilan carbone complet ainsi qu'un plan d'action pluriannuel pour réduire l'empreinte environnementale de la société Eolise, à l'horizon 2050. Etablir en 2025 un bilan carbone complet des activités de la société Eolise, puis suivre une démarche ACT Pas à pas en 202-2026, pour définir une stratégie de décarbonation compatible avec l'Accord de Paris, à l'horizon 2050 (avec des points d'étapes définis pour 2030 et 2040).
- Appliquer d'ici à 2027 une exigence environnementale élevée sur l'achat de l'ensemble des fournitures (via une charte d'achat) et le choix des prestataires. Objectifs : Rédiger d'ici à fin 2026 une charte interne (qui intègre des critères environnementaux et sociaux) définissant les modalités d'approvisionnement en matériel et fournitures pour les bureaux d'Eolise ; Inciter les prestataires principaux d'Eolise à améliorer leurs pratiques en leur demandant de fournir la liste de certifications ou labels intégrant des critères environnementaux ; Inciter les prestataires principaux d'Eolise à réduire leur impact environnemental en leur demandant d'établir un bilan carbone d'ici à 2028.
- Exclure systématiquement les zones de projets potentielles situées en zone Natura 2000 et en ZNIEFF type 1 (et appliquer une zone tampon adaptée aux spécificités des espèces et aux types de projet). Objectifs : Dès la fin 2026, 100% des projets éoliens ou photovoltaiques nouvellement développés par Eolise se situeront hors zone Natura 2000 et hors ZNIEFF type 1.
- Définir dès 2026 une exigence carbone systématique et ambitieuse pour la fabrication des panneaux photovoltaïques. Dès 2026, imposer systématiquement le choix de panneaux solaires dont l'empreinte carbone est inférieure ou égale à 450 kg CO2 / KWc. Cette exigence pourra être augmentée (seuil revu à la baisse) en fonction des évolutions technologiques.
Synthèse de l'analyse
Cette synthèse présente les principaux enseignements de l’évaluation de la démarche biodiversité de l’entreprise, réalisée par un expert mandaté par l’OFB selon les critères SMART du programme. Elle a pour objectif de valoriser les actions engagées et de partager des pistes générales d’amélioration, sans restituer les détails de l’évaluation ni les recommandations individuelles, qui sont communiqués directement à l’entreprise.
L’état des lieux permet d’identifier les principaux enjeux et pourra être consolidé sur certains points afin de renforcer encore l’analyse. Le plan d’action propose des actions pertinentes, couvrant une partie des enjeux de la chaine de valeur et apporte une progression tangible par rapport aux actions passées. Le pilotage et les moyens sont globalement structurés et adaptés aux actions prévues. L’engagement d’exclusion des zones de projets potentielles des zones Natura 2000 et ZNIEFF de type 1, intégrant une zone tampon est un point particulièrement positif du plan d’action. Les principales pistes d’amélioration concernent la prise en compte des enjeux de biodiversité sur la phase amont de la chaine de valeur en explorant les possibilités d’agir sur les autres facteurs de pression que le changement climatique, et sur la phase aval en intégrant dans la phase de conception, les mesures qui permettront de poursuivre l’effort de réduction des impacts sur la biodiversité. Globalement, la démarche de l’entreprise présente une base bien structurée et cohérente, avec des marges de progression qui pourront être explorées par la suite.
Avis du jury
L'avis du jury est émis par trois membres représentants les collèges de la gouvernance du programme : « Représentants, associations et réseaux d'entreprises », « Associations de protection de la nature, ONG » et « Institutions publiques, collectivités locales, établissements de recherche et personnalités qualifiées ». Le jury se réunit pour valider l'évaluation sur la base des critères SMART et apporte un regard contextualisé sur la démarche de l’entreprise et ses enjeux.
Le jury salue l’intégration de l’engagement d’exclusion des zones de projets situés en zone sensible pour la biodiversité, qui constitue un point positif de la démarche. Celle-ci pourrait être renforcée en développant davantage les liens avec les parties prenantes locales, notamment les collectivités et les associations disposant d’une expertise des enjeux locaux, afin de mieux intégrer les enjeux de biodiversité propres aux territoires concernés dès les premières phases de développement des projets, mais aussi en élargissant les types de zones concernées.
Dans une logique d’amélioration continue, le jury encourage l’entreprise à élargir le reste de son approche, aujourd’hui principalement centrée sur les enjeux climatiques, afin d’intégrer plus largement les enjeux de biodiversité. Dans cette phase de démarrage, une montée en compétence interne sur les enjeux de biodiversité permettrait de renforcer progressivement la maturité de la démarche.