L'entreprise s'engage sur un plan d'action à 2 ans (2026-2028) portant sur l'ensemble du périmètre de l'entreprise
Actions volontaires concernant le cœur de métier
- Prendre en compte, dès l'étude, le patrimoine naturel dans les travaux d’enfouissement et d’éclairage public : établir un contrat d'engagement avec le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France et leur transmettre 100% des dossiers d'études.
- Remplacer progressivement le parc de véhicules thermiques avec 11 véhicules d'ici fin 2026 en cohérence avec notre stratégie de réduction des émissions
Actions volontaires complémentaires
- Sensibiliser 100% des collaborateurs de l'entreprise aux aspects liés à la biodiversité : avoir une meilleure connaissance globale du sujet et ainsi augmenter les actions en faveur de la biodiversité.
- Etablir une convention de mécénat avec le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France : apporter notre soutien financier pour contribuer à des projets de préservation et de gestion de sites naturels situés sur nos territoires d'intervention.
- Obtenir des partenariats avec d'autres acteurs de la biodiversité (ex : LPO) : saisir d'autres opportunités d'agir pour la biodiversité (ateliers, sensibilisations, aménagement…).
Synthèse de l'analyse
Cette synthèse présente les principaux enseignements de l’évaluation de la démarche biodiversité de l’entreprise, réalisée par un expert mandaté par l’OFB selon les critères SMART du programme. Elle a pour objectif de valoriser les actions engagées et de partager des pistes générales d’amélioration, sans restituer les détails de l’évaluation ni les recommandations individuelles, qui sont communiqués directement à l’entreprise.
Demouselle Pays de l'Aisne a construit un plan d'action cohérent avec son cœur d'activité, centré sur la phase chantier qui constitue la phase la plus impactante de ses opérations directes. L'action cœur de métier, en partenariat avec le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France, adresse de façon pertinente la prise en compte des enjeux spécifiques de chaque chantier. Le plan est dimensionné de manière réaliste au regard des moyens et contraintes de l'entreprise, avec des échéances définies, un suivi mensuel structuré et un pilotage assuré par le service QSE.
Le partenariat formalisé avec le CEN est une bonne pratique à noter : il permet une analyse experte et multi-angles des projets (EEE, fragmentation d'habitats, perturbation d'espèces), avec des visites terrain et des fiches de préconisations concrètes. L'association des parties prenantes internes pertinentes à la construction du plan, ainsi que la co-définition des objectifs avec le CEN, témoignent d'une démarche concertée et sérieuse pour un premier plan d'action biodiversité.
Plusieurs axes d'amélioration peuvent néanmoins être envisagés pour renforcer le plan. Les indicateurs de l'action cœur de métier restent orientés vers des moyens plutôt que vers des résultats mesurables, et les moyens financiers ne sont quantifiés que pour l'action de mécénat. Sur le fond, d'autres pressions majeures de la phase chantier (pollution sonore et lumineuse, émissions de GES, artificialisation des sols) ne sont pas encore couvertes. À plus long terme, il serait pertinent d'élargir le périmètre du plan aux enjeux amont (biocarburants, véhicules, consommables) et aval (fin de vie des installations, écoconception), et d'approfondir le travail de priorisation des enjeux biodiversité.
Avis du jury
L'avis du jury est émis par trois membres représentants les collèges de la gouvernance du programme : « Représentants, associations et réseaux d'entreprises », « Associations de protection de la nature, ONG » et « Institutions publiques, collectivités locales, établissements de recherche et personnalités qualifiées ». Le jury se réunit pour valider l'évaluation sur la base des critères SMART et apporte un regard contextualisé sur la démarche de l’entreprise et ses enjeux.
Le jury a souligné l’intérêt de l’appui d’une expertise externe reconnue (CEN, LPO) pour la mise en œuvre des actions mais a relevé un éventuel risque lié de conflit d’intérêt.
Dans la poursuite de la démarche, une réflexion sur le modèle économique pourra représenter une nouvelle étape de maturité.
Dans une logique d’amélioration continue, le jury invite également l’entreprise à travailler sur l’amont de sa chaine de valeur (mise en place d’une politique d’achats responsables intégrant des critères biodiversité), à approfondir l’état des lieux réalisé et à renforcer la montée en compétence en interne sur ces enjeux, à travailler autour des continuités écologiques (TVB, trame noire…) ou encore à se rapprocher des collectivités en tant que parties prenantes externes. L’entreprise est également encouragée à se rapprocher des entreprises du Groupe engagées dans le programme EEN dans une logique de partage d’expérience.