L’implantation d’une zone tampon et plus généralement l’aménagement d’un bassin versant dans un but de protection des ressources en eaux vis-à-vis des pollutions diffuses requiert de réaliser un certain nombre d’études préalables et de diagnostics. Selon l’objectif recherché, ces études visent à déterminer où et comment positionner au mieux les différents dispositifs pour garantir leur efficacité.

Une boîte à outils pour une démarche en plusieurs étapes

Deux phases de diagnostic pour concevoir l'implantation

  1. Un diagnostic hydrologique des écoulements et transferts de contaminants à l’échelle du bassin  versant (ou d’une aire d’alimentation de captage) de manière à comprendre le fonctionnement hydrique des versants et identifier puis hiérarchiser les zones les plus vulnérables (c'est-à-dire déterminer là où il sera nécessaire d’intervenir en priorité).
  2. Un état des lieux de l’existant de manière à identifier les zones tampons déjà en place, déterminer leur degré d’efficacité, les causes de leur dysfonctionnement et les solutions correctives puis identifier les manques et les opportunités offertes par le territoire pour l’aménagement de dispositifs complémentaires afin d'aboutir aux préconisations.
  3. L’implantation proprement dite, en respectant les règles de conception propres à chaque type de dispositif.

Des ressources pour chaque grande étape

À chaque étape correspond un ensemble de ressources destinées aux porteurs de projet (et leurs prestataires) souhaitant mobiliser les zones tampons sur leur territoire.

Boite à outils pour l'implantation de zones tampons : références des guides méthodologiques par étapes.

Diagnostics et études préalables

La réalisation de diagnostics préalables est un pré-requis indispensable dans un projet d’intégration de zones tampons au sein d’un bassin versant. Il s’agit de dimensionner au mieux le projet pour limiter son coût tout en garantissant une bonne efficacité vis-à-vis de l’objectif de protection des eaux.

  1. Caractériser le fonctionnement hydrique du bassin versant (ou de l’AAC) : déterminer et spatialiser les voies préférentielles de transfert de contaminant et les sources de contamination (les pressions exercées), pour finalement identifier les zones les plus vulnérables.
  2. Proposer des solutions préventives ou correctives en réponse : changements de pratiques agricoles (au sens large) et/ou implantation de zones tampons.
  3. Si la seconde option est retenue, réaliser un diagnostic plus fin sur les secteurs identifiés comme vulnérables est alors nécessaire pour déterminer :
    1. s’il existe ou non des dispositifs tampons déjà en place, s’ils sont suffisamment efficaces et bien positionnés, les causes de leur(s) éventuel(s) dysfonctionnement(s),
    2. les solutions complémentaires pour parvenir à une protection optimale de la ressource en eau (type de zone tampon, positionnement et conception).
  4. Préciser l’implantation proprement dite : un diagnostic spécifique sera cette fois mené à l’échelle du versant intercepté, afin de quantifier suffisamment précisément les flux d’eau pour dimensionner au mieux le dispositif.

Conception et implantation

À partir des préconisations, la phase d’implantation des dispositifs tampons requiert de connaître les règles de conception et de dimensionnement qui permettront de parvenir à une efficacité satisfaisante. Un certain nombre d’outils à portée opérationnelle (guides méthodologiques, utilitaires informatiques, abaques) permettent aux maîtres d’œuvre d'appréhender les différents aspects techniques, pratiques, financiers et réglementaires à prendre en compte pour l’aménagement, la gestion et l’entretien de chaque catégorie de dispositif.

Ressources complémentaires

Un guide de synthèse

Il rappelle les connaissances de base en matière de transferts de contaminants agricoles et de fonctionnement des zones tampons. Puis il synthétise l'essentiel des références d'efficacité connues (au moins sur le territoire national) et renvoie à la documentation associée. 
Il est donc vivement conseillé de consulter ce guide en préalable à toute démarche d'aménagement de zones tampons.

Des fiches didactiques de synthèse

Ce jeu de fiches rappelle de manière synthétique les principaux points clés de la démarche, tant sur les aspects techniques que pratiques. Il s’agit avant tout d’aides mémoire et de supports de communication destinés aux porteurs de projet et animateurs qui souhaiteraient mieux comprendre (ou faire comprendre) les clés d’une démarche d’aménagement de zones tampons réussie.

  • Fiche n°1 : La démarche de protection des ressources en eau par les zones tampons : généralités
  • Fiche n°2 : Connaître et identifier les transferts de contaminants
  • Fiche n°3 : La maîtrise des transferts superficiels de contaminant : complémentarité des solutions agronomiques et des zones tampons
  • Fiche n°4 : Le diagnostic de terrain préalable à l’implantation de zones tampons
  • Fiche n°5 : L’intégration des zones tampons dans le bassin versant : où les positionner pour protéger efficacement les ressources en eau ?
  • Fiche n°6 : Les dispositifs enherbés
  • Fiche n°7 : Les dispositifs ligneux
  • Fiche n°8 : Les dispositifs de type plan d’eau
  • Fiche n°9 : Les dispositifs de type fossé

Aller plus loin

    • Zones tampons : définition et typologie

      • Agriculture & activités forestières
      • Connaissances, données & diagnostics

      Employées pour intercepter et atténuer les transferts de contaminants d’origine agricole vers les milieux aquatiques, les zones tampons peuvent prendre des formes multiples.

    • Fonctionnement d'une zone tampon

      • Agriculture & activités forestières
      • Eau potable & assainissement

      L’aptitude d’une zone tampon à intercepter et atténuer un type de transfert donné dépend d’un certain nombre de facteurs. Leur efficacité est détaillée selon le type de contaminants et les processus en jeu.

    • Agriculture et biodiversité, des liens étroits et interdépendants

      • Agriculture & activités forestières
      • Connaissances, données & diagnostics

      L’agriculture est au cœur des enjeux de notre époque : biodiversité, alimentation, changement climatique, ressource en eau, sols, développement économique durable, santé… Si les pratiques agricoles intensives ont un impact certain sur l’environnement, d’autres favorisent la biodiversité et l’utilisent comme une alliée. L’OFB agit avec le monde agricole et ses partenaires en faveur de la transition agroécologique.