Crédit photo : Clémence Delmas / TAAF
Le 9 décembre 2025, les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et l’Office français de la biodiversité (OFB) ont officiellement signé une convention-cadre prometteuse pour la préservation de la biodiversité des territoires ultramarins.
Les Terres australes et antarctiques françaises sont un vaste territoire composé de plus de 7 000 km² de terres insulaires (hors terre Adélie) et 2 260 700 km² d’eaux sous juridiction française. Il abrite un patrimoine naturel marqué par un fort taux d’endémisme comportant des espèces protégées et menacées, telles que l’albatros fuligineux ou le manchot Adélie.
Une coopération technique, scientifique et financière
Pour protéger ce patrimoine naturel unique, l’Office français de la biodiversité et les Terres australes et antarctiques françaises ont signé une convention de partenariat. D’une durée de 4 ans (2026-2030), elle vise à renforcer la collaboration technique, scientifique et financière entre les deux institutions, afin de préserver et restaurer la biodiversité exceptionnelle des archipels Crozet, Kerguelen, des îles Saint-Paul et Amsterdam, de la terre Adélie et des îles Éparses.
Cinq axes prioritaires
Cet engagement commun comporte cinq axes prioritaires :
- la préservation et la restauration de la biodiversité,
- le soutien à la connaissance scientifique,
- la mise en œuvre des politiques nationales en matière d’environnement,
- la coopération internationale et la mobilisation citoyenne,
- le renforcement de la coopération technique entre les personnels des deux institutions.
Parmi les projets phares de cette convention, figure également la création d’une aire marine protégée en haute mer à la jonction des zones économiques exclusives de Crozet et de Prince Edward.
Cette convention cadre, s’inscrit dans une dynamique de long terme et témoigne de l’engagement commun des TAAF et de l’OFB pour la protection des écosystèmes ultramarins, laboratoires à ciel ouvert pour l’étude des changements globaux.