Milieux et espèces mal-aimés : déconstruire les représentations négatives et favoriser la cohabitation avec les humains - Échanges techniques

Certains milieux et espèces sont perçus négativement dans l’opinion publique. Certaines pratiques ou stratégies de lutte utilisées peuvent nuire à notre cadre de vie et aux écosystèmes. Ce temps d’échanges a permis de mettre en lumière des solutions opérationnelles pour déconstruire ces représentations négatives et favoriser la cohabitation avec les humains.

À qui s’adresse cet événement ?

  • Chercheurs
  • Collectivités
  • Entreprises
  • Organisations non gouvernementales
  • Professionnels de la biodiversité

À propos

Milieux et espèces mal-aimés : de quoi parle-t-on ?

Il existe une forme d’hostilité vis-à-vis de certaines entités naturelles, par rapport à d’autres qui sont socialement acceptées voire appréciées. Ces « mal-aimées » sont notamment les friches, les mares, les pissenlits, les araignées ou encore les chauves-souris. Ces différentes considérations s’expliquent par des représentations, croyances, imaginaires et/ou (mé)connaissances, et participent à la construction de notre rapport à la nature. 
Différentes stratégies de lutte contre ces espèces et milieux mal-aimés ont été mises en place au fil du temps, telles  que l'utilisation de biocides, arrachages, remplacements par des espèces exotiques, chasse, comblements, destructions…. parfois au détriment de notre cadre de vie, de notre santé et de celle des écosystèmes.

Agir contre cette hostilité pour transformer notre relation au vivant

Dans son rapport sur les changements transformateurs (2024), l'IPBES (la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) identifie la déconnexion et le rapport de domination à la nature comme l'une des trois causes profondes et sous-jacentes de la crise de la biodiversité. Transformer notre relation au vivant est donc un enjeu d'action, avec pour objectif d’en faire un levier pour mieux mobiliser la société et engager des changements transformateurs. L'OFB s'en saisit à travers le projet "relations humains non-humains" au sein duquel des actions dédiées à la restauration positive des relations entre humains et les autres vivants. 

Différents exemples comme matière de travail et d'échange afin de dégager des solutions

Des initiatives qui mobilisent conjointement des leviers précis :

  • la déconstruction des représentations négatives associées à certains milieux et certaines espèces,
  • une meilleure cohabitation entre les humains et ces milieux et espèces,
  • une évolution des comportements défavorables.

Des projets de différentes natures :

  • la construction, la transmission et l’appropriation de récits permettant de déconstruire les représentations négatives,
  • le déploiement d’outils de médiation visant à faire comprendre le rôle écologique de ces entités et les potentiels bénéfices associés,
  • le déploiement de supports pédagogiques pour favoriser une meilleure cohabitation entre humains et espèces mal-aimées,
  • des aménagements ou modes de gouvernance permettant d’intégrer les intérêts des non-humains mal-aimés dans nos cadres de vie,
  • des études scientifiques et enquêtes sur les représentations sociales vis-à-vis de certaines espèces mal-aimés (état des lieux, origine, évolution…) et sur les enjeux écologiques associés (conflits, gestion, espèces exotiques envahissantes…).

Objectif(s) de l’évènement

Un objectif central

Comprendre les fondements de cette hostilité vis-à-vis de certains milieux et espèces et identifier des leviers alternatifs pour y remédier constitue l’une des voix pour transformer notre relation au vivant.

Des professionnels ou curieux d'horizons divers

Cette journée ouverte à tous pouvait intéresser plus précisément certaines cibles, concernées par cette problématique :

  • responsables de projets de mobilisation de la société (éducation à l’environnement, projets artistiques en lien avec la nature, médiation scientifique et territoriale, etc.),
  • communicants sur les enjeux de biodiversité et sur les enjeux paysagers,
  • gestionnaires d’aires protégées,
  • urbanistes, paysagistes, et agents des collectivités (en charge de l’aménagement du territoire ; de la gestion des espaces verts, etc.),
  • organismes de formation à destination des acteurs socio-professionnels,
  • scientifiques dans le domaine des humanités environnementales

Organisateur(s)

  • Office français de la biodiversité (OFB)

Ressources

Conférence introductive

Session 1 - Déconstruire les représentations négatives par les médias

Session 2 - Sensibiliser en reliant enjeux écologiques, santé et alimentation

Session 3 - Accompagner les acteurs des territoires pour une meilleure cohabitation avec les non-humains 

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