Espèces emblématiques de haute montagne, le lièvre variable et le lagopède alpin se caractérisent par des comportements hautement performants face au froid. Dans un contexte de réchauffement climatique, comment ces espèces vont-elles évoluer ? Les acteurs du projet opérationnel interrégional du massif des Alpes sur les espèces artico-alpines (POIA) ont mené des recherches sur l'écologie et le comportement en vue de leur conservation.
Durée du projet : 2020-2022
Porteur(s) du projet : Parc national du Mercantour (pilote du projet), Centre de recherches sur les écosystèmes d'altitude (CREA) Mont-Blanc, Parc national des Écrins, Parc naturel régional du Queyras, Office français de la biodiversité (OFB)
Dernière mise à jour : 4 mai 2026
Dans le massif des Alpes, la hausse des températures entraîne des modifications des habitats naturels, lesquels abritent des espèces, comme le Lièvre variable (Lepus timidus) et le Lagopède alpin (Lagopus muta), très adaptées aux conditions de vie en haute montagne.
De la connaissance des espèces à la gestion des espaces alpins
Espèces « arctico-alpines », souvent qualifiées de relictes glaciaires, le Lièvre variable et le Lagopède alpin se trouvent sur l’arc alpin français, de la Haute-Savoie jusqu’aux Alpes-Maritimes.
Le manque de connaissance sur ces deux espèces, notamment dû aux conditions d’accès difficiles en haute altitude, ne permet pas de suivre l’évolution de leur population ni de connaître leur degré de vulnérabilité face au changement climatique. C’est pour combler ces lacunes qu’a été lancé en 2020 le projet de recherche « POIA Espèces arctico-alpines ».
Lièvre variable (Bertrand Muffat-Joly)
Poule de Lagopède alpin au cœur de l'hiver (Réserve naturelle nationale Sixt-Passy, Bertrand Muffat Joly, OFB)
Contacts
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Charlotte Perrot
Chargée de recherche