Dans le cadre de la surveillance de la peste porcine africaine (PPA) dans le département du Var, une formation au prélèvement biologique sur sanglier s’est déroulée le 27 novembre à Draguignan. Organisée par le service départemental du Var de l’Office français de la biodiversité (OFB) à la demande de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), cet exercice pratique illustre la coopération entre services de l’État, collectivités territoriales et acteurs du monde cynégétique.
Ce sont les vétérinaires du Laboratoire départemental qui ont formé les techniciens de la Fédération départementale des chasseurs, de la DDPP 83 et du service départemental de l’OFB.
En sus d’une partie théorique en salle, les participants ont pu effectuer des manipulations techniques sur quatre sangliers fournis par Vinci Autoroutes et le Parc national de Port-Cros,
Alors que la peste porcine africaine est déjà présente en Italie et en Espagne, cette préparation collective vise à renforcer la capacité de réaction face à une éventuelle arrivée de la maladie dans le département. Avec le même objectif, la DDPP du Var a organisé, quelques jours plus tard, un exercice interservices de gestion de crise sanitaire relative à la PPA auquel l’OFB a participé.
La PPA est une maladie qui ne touche que les porcs et les sangliers. Elle n'est pas transmissible à l'homme mais génère une forte mortalité chez les animaux.
Les enjeux économiques en élevage sont considérables car si la maladie touchait la France, les frontières à l'exportation seraient fermées.
Pour éviter tout risque de contamination et de propagation, les autorités demandent de ne pas rapporter de l’étranger, et en particulier des zones touchées par la PPA, des aliments à base de porc ou de sanglier et de ne pas jeter des restes de nourriture de viande de porc crue (jambon cru, saucisson…) dans la nature afin de réduire le risque de contamination par un « sandwich ». Il s’agit également de signaler tout sanglier retrouvé mort à proximité ou dans des points d'eau ou montrant des troubles locomoteurs afin que des prélèvements soient réalisés.
L’approche dite « One Health » (« une seule santé » en français) repose sur une vision globale des enjeux sanitaires, en tenant compte des liens complexes et étroits entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement. Ainsi, les réflexions en matière de prévention et d’anticipation des crises sanitaires infectieuses montrent la nécessité de s'intéresser à leurs facteurs environnementaux et de dépasser le cloisonnement traditionnel des approches sanitaires.