Le plan d'action de l'entreprise couvre un période de 4 ans (2026-2030), l'ensemble du périmètre de l'entreprise est concernée par la démarche.
Actions volontaires concernant le cœur de métier
- Préserver les écosystèmes naturels et lutter contre la déforestation. Garantir zéro déforestation et conversion des écosystèmes naturels sur l'ensemble de la chaîne de valeur amont des matières premières stratégiques et des emballages d'ici 2030, afin de lutter contre le changement d'usages des terres et de contribuer à la préservation de la biodiversité. Cet engagement couvre l’ensemble des flux amont à enjeux de Labeyrie Fine Foods, incluant : L’alimentation animale, en particulier le soja et l’huile de palme lorsqu’ils sont utilisés dans les formulations d'aliments de nos filières animales stratégiques (canard, crevette, saumon) ; Les emballages, notamment les papiers et cartons utilisés pour le conditionnement et le transport des produits ; Certains ingrédients d’origine bois, tels que la sciure de bois, utilisée dans certains procédés de fabrication de nos produits dont le fumage.
- Réduire la dépendance et les impacts liés aux ressources halieutiques sauvages dans l'alimentation aquacole. Réduire la pression sur les ressources halieutiques sauvages entrant dans la composition des aliments pour les espèces aquacoles stratégiques (crevettes et saumons). Dans une logique de réduction puis de mitigation des risques, cet engagement se traduit par deux objectifs : - Garantir une réduction du FFDR (Forage Fish Dependency Ratio in aquaculture) moyen pour les filières stratégiques (saumons et crevettes) de -25% par rapport à l'année 2025-2026 d'ici à 2030 ; Garantir que 100% des volumes d'aliments aquacoles issues de la pêche pour les filières stratégiques (saumons et crevettes) soient certifiés par un label reconnu par le GSSI (MSC, etc), Marin Trust, ou engagées dans un projet de Fisheries Improvement Project (FIP) d'ici 2030.Les produits de la mer représentent près de 70% du chiffre d'affaires de Labeyrie Fine Foods, dont une majorité provient d'élevages ; ce qui confère à cette action une portée majeure sur l'activité, cœur de métier du Groupe.
- Garantir des approvisionnements en matières premières végétales stratégiques issus de filières engagées dans une démarche de transition agricole plus durable et plus favorable à la biodiversité. 100 % des volumes de filières végétales stratégiques (blé, pois chiche et avocat) à marque Blini et l'Atelier Blini engagées dans une démarche de transition agricole plus favorable à la biodiversité d’ici 2030 : filières engagées dans une démarche agroécologique pour les filières végétales francaises (blé et pois chiche) et certification Rainforest Alliance pour la filière avocat (Pérou).
- Réduire notre empreinte carbone globale pour répondre aux ambitions de l’Accord de Paris et lutter contre le changement climatique. Réduction de 42 % (en absolu) des émissions de GES sur les scopes 1,2 et 3 d'ici à 2030 par rapport à 2019 conformément à notre engagement SBT Flag.
- Réduire la consommation en eau de nos sites de production pour lutter contre la surexploitation des ressources. Réduction de 5 % de l'intensité de la consommation en eau de nos sites de production, d'ici 2030 par rapport à l'exercice fiscal 2025 - 2026.
- Réduire l’intensité emballage afin de limiter la surexploitation des ressources, réduire les déchets générés et diminuer les pressions associées sur la biodiversité. Réduction de 10 % de l'intensité emballage (kg d'emballages / kg de produits fabriqués) d'ici 2030 par rapport à 2024-2025, en s'appuyant sur des démarches existantes d'écoconception des emballages.
- Définir et mettre en œuvre un plan d’action biodiversité pour les 3 sites majeurs de production du Groupe. 100 % des sites ciblés disposent d’un diagnostic écologique et d’un plan d’action biodiversité formalisé spécifique d'ici 2030, en intégrant les principaux facteurs de pression sur la biodiversité de l'IPBES et un volet dédié à la sensibilisation des collaborateurs à la biodiversité.
Synthèse de l'analyse
Cette synthèse présente les principaux enseignements de l’évaluation de la démarche biodiversité de l’entreprise, réalisée par un expert mandaté par l’OFB selon les critères SMART du programme. Elle a pour objectif de valoriser les actions engagées et de partager des pistes générales d’amélioration, sans restituer les détails de l’évaluation ni les recommandations individuelles, qui sont communiqués directement à l’entreprise.
L’entreprise a engagé une démarche structurée d’identification et d’analyse de ses impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité. Le plan d’action présente une bonne cohérence d’ensemble et couvre la majorité des enjeux prioritaires identifiés, au travers d’actions contribuant à une finalité favorable à la biodiversité. Il apporte une progression significative par rapport aux engagements préexistants en élargissant leur périmètre et en fixant des objectifs concrets et chiffrés à horizon 2030. L’entreprise pourra renforcer sa démarche lors d’un prochain plan d’action en développant le dialogue avec les parties prenantes et en poursuivant l’intégration de critères biodiversité à ses produits. Globalement, la démarche de l’entreprise apparaît structurée et cohérente. Elle constitue une base solide pour inscrire dans la durée des actions en faveur de la biodiversité et renforcer progressivement leur portée.
Avis du jury
L'avis du jury est émis par trois membres représentants les collèges de la gouvernance du programme : « Représentants, associations et réseaux d'entreprises », « Associations de protection de la nature, ONG » et « Institutions publiques, collectivités locales, établissements de recherche et personnalités qualifiées ». Le jury se réunit pour valider l'évaluation sur la base des critères SMART et apporte un regard contextualisé sur la démarche de l’entreprise et ses enjeux.
Le jury salue la qualité du plan d’action, qui répond à des enjeux bien identifiés, et encourage l’entreprise à poursuivre la structuration de sa démarche dans la durée.
Il l’invite à approfondir progressivement l’analyse des enjeux, notamment en renforçant l’analyse des liens entre risques naturels et risques financiers, afin de guider efficacement les décisions stratégiques. Dans un contexte de raréfaction des ressources et de changement climatique, cette réflexion pourra utilement être prolongée sur les activités et produits les plus concernés, afin d’anticiper au mieux les évolutions à venir.
Le jury encourage également à consolider l’intégration de critères biodiversité au-delà des labels, à interroger la possibilité d’intégrer la biodiversité dans la gouvernance et à approfondir la dynamique engagée autour de la régénération des écosystèmes.