L'Office français de la biodiversité en Île-de-France
Présentation
La direction régionale Île-de-France de l’Office français pour la biodiversité regroupe 59 agents répartis sur le territoire francilien qui mettent en œuvre les missions de l’établissement au plus près des enjeux de la région. Elle est composée de 4 services ou missions régionales et 4 services départementaux ou interdépartementaux, implantés sur 5 sites différents :
- La direction et les services et missions régionales (Police, Connaissance, Appui aux acteurs et mobilisation de la société, Coordination de bassin, Administratif) basés à Vincennes (Val-de-Marne), à proximité du siège social de l’OFB.
- Le laboratoire d’hydrobiologie en charge de la surveillance et de l’évaluation de la qualité biologique des cours d’eaux, situé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
- Les 4 services (inter)départementaux : le service de Paris et sa petite couronne situé également à Vincennes (94), le service des Yvelines et du Val-d’Oise situé à Aulnay-sur-Mauldre (78), le service de la Seine-et-Marne situé à Chenoise-Cucharmoy (77) et le service de l’Essonne situé à Etrechy (91), qui permettent un maillage au plus près des enjeux territoriaux.
Outre la direction régionale Île-de-France plusieurs unités ou sites nationaux de l’Office français de la biodiversité sont implantés sur le territoire francilien :
- Le siège social de l’OFB à Vincennes,
- 3 sites nationaux à Vincennes et Saint-Benoît (Auffargis),
- Patrinat, unité d’appui et de recherche située à Paris et à Brunoy (91), qui assure des missions d’expertise et de gestion des connaissances sur la biodiversité et la géodiversité pour ses tutelles que sont l’OFB, le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et l’Institut pour la recherche et le développement (IRD).
Plaquette régionale
Nos dernières actualités
-
L’OFB en surveillance sur la Seine dans l’Essonne
- Chasse & pêche de loisir
- Contrôle & règlementation
-
14 nouveaux Territoires engagés pour la nature en Île-de-France
- Coopération & partenariats
- Politiques publiques
-
Rencontre régionale des aires éducatives d'Île-de-France
- Coopération & partenariats
- Éducation & sensibilisation
-
Des expérimentations pour allier développement agricole et biodiversité
- Agriculture & activités forestières
- Recherche & développement
Nos derniers communiqués de presse
Tous les communiqués de presse-
Plus d’une centaine d’animaux tués, une équipe de braconniers interpellée en Essonne
- Contrôle & règlementation
- Espèces
-
L’Office français de la biodiversité renforce son engagement pour la préservation de la biodiversité avec un partenariat stratégique avec le Festival Pariscience
- Coopération & partenariats
- Mobilisation des acteurs & des citoyens
-
Un jeune serval sorti d’affaire suite à une prise en charge par l’Office français de la biodiversité
- Espèces
- Contrôle & règlementation
-
Île-de-France : l'OFB et l'OCLAESP démantèlent un trafic de chardonnerets élégants
- Contrôle & règlementation
- Coopération & partenariats
Les dernières publications
-
Retour d'expérience : Le Jardin joyeux - renaturation d'un parking
- Retour d'expérience
Les fiches d'identité de projet ont pour objectif principal de mettre en valeur des initiatives inspirantes de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature. Conçues par les animateurs régionaux ARTISAN en lien avec les porteurs de projet, elles offrent une vue d'ensemble de chaque projet et regroupent des informations essentielles : objectifs du projet, actions mises en œuvre, bilan, défis rencontrés, facteurs clés de succès, conseils précieux et écueils à éviter.
-
Retour d'expérience : La restauration écologique du Bois de l'Aurore
- Retour d'expérience
Les fiches d'identité de projet ont pour objectif principal de mettre en valeur des initiatives inspirantes de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature. Conçues par les animateurs régionaux ARTISAN en lien avec les porteurs de projet, elles offrent une vue d'ensemble de chaque projet et regroupent des informations essentielles : objectifs du projet, actions mises en œuvre, bilan, défis rencontrés, facteurs clés de succès, conseils précieux et écueils à éviter.
-
Retour d'expérience : Aménagement d'hydraulique douce sur le bassin versant de la Nonette pour lutter contre le ruissellement et l'érosion des sols
- Retour d'expérience
Le bassin versant de la Nonette s'étend sur deux départements, l'Oise et la Seine-et-Marne, et couvre 2 régions, les Hauts-de-France et l'Île-de-France. Constitué de plateaux agricoles sur les parties Nord, Est et Sud-Est et par de nombreux massifs forestiers sur sa partie Ouest, le bassin versant est drainé par un linéaire de 120 km de cours d'eau. La Nonette est le cours d'eau principal.Les évolutions climatiques qui se traduisent par une variabilité accrue des précipitations et une augmentation des températures, entrainent une augmentation des phénomènes extrêmes tels que les sécheresses ou les inondations qui érodent fortement les sols.Sans action territoriale ciblée, ces aléas vont impacter la biodiversité et les écosystèmes, les infrastructures, les activités économiques et notamment agricoles, la santé publique ainsi que la disponibilité et la qualité de la ressource en eau.Ces enjeux motivent une stratégie à long terme du Syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette (SISN) qui se traduit dans le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux de la Nonette (SAGE) par "la nécessité de faire face aux conséquences du changement climatique" et plus particulièrement de "maîtriser le ruissellement et limiter le risque inondation".
-
Retour d'expérience : Désimperméabiliser et végétaliser les cours d'écoles - les cours Oasis de Bry-sur-Marne
- Retour d'expérience
Les fiches d'identité de projet ont pour objectif principal de mettre en valeur des initiatives inspirantes de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature. Conçues par les animateurs régionaux ARTISAN en lien avec les porteurs de projet, elles offrent une vue d'ensemble de chaque projet et regroupent des informations essentielles : objectifs du projet, actions mises en œuvre, bilan, défis rencontrés, facteurs clés de succès, conseils précieux et écueils à éviter.
-
Retour d'expérience : Restauration écologique de l'Île de Douvres à Torcy
- Retour d'expérience
Les fiches d'identité de projet ont pour objectif principal de mettre en valeur des initiatives inspirantes de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature. Conçues par les animateurs régionaux ARTISAN en lien avec les porteurs de projet, elles offrent une vue d'ensemble de chaque projet et regroupent des informations essentielles : objectifs du projet, actions mises en œuvre, bilan, défis rencontrés, facteurs clés de succès, conseils précieux et écueils à éviter.
-
Retour d'expérience : Ferme des Clos
- Retour d'expérience
Les fiches de retours d'expérience de projets de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature élaborées par CDC-Biodiversité, le comité français de l'UICN et l'OFB dans le cadre du projet Life ARTISAN, ont pour objectif d'inspirer les décideurs publics et privés, aménageurs, propriétaires forestiers et agricoles ou gestionnaires d'aires protégées, voulant mettre en œuvre un projet de SafN. Les fiches présentent des informations concernant les contextes et les enjeux socio-économiques et écologiques, les sources de financement et le budget, les acteurs et parties prenantes impliqués et la gouvernance, les actions mises en œuvre, les résultats attendus ou observés, les indicateurs de suivi de ces derniers, ainsi que des leviers de réussite et des recommandations.
-
Retour d'expérience : Suppression des plans d'eau permanents de la Bièvre
- Retour d'expérience
Les fiches de retours d'expérience de projets de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature élaborées par CDC-Biodiversité, le comité français de l'UICN et l'OFB dans le cadre du projet Life ARTISAN, ont pour objectif d'inspirer les décideurs publics et privés, aménageurs, propriétaires forestiers et agricoles ou gestionnaires d'aires protégées, voulant mettre en œuvre un projet de SafN. Les fiches présentent des informations concernant les contextes et les enjeux socio-économiques et écologiques, les sources de financement et le budget, les acteurs et parties prenantes impliqués et la gouvernance, les actions mises en œuvre, les résultats attendus ou observés, les indicateurs de suivi de ces derniers, ainsi que des leviers de réussite et des recommandations.
-
Retour d'expérience : Nature au cimetière
- Retour d'expérience
Les fiches de retours d'expérience de projets de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature élaborées par CDC-Biodiversité, le comité français de l'UICN et l'OFB dans le cadre du projet Life ARTISAN, ont pour objectif d'inspirer les décideurs publics et privés, aménageurs, propriétaires forestiers et agricoles ou gestionnaires d'aires protégées, voulant mettre en œuvre un projet de SafN. Les fiches présentent des informations concernant les contextes et les enjeux socio-économiques et écologiques, les sources de financement et le budget, les acteurs et parties prenantes impliqués et la gouvernance, les actions mises en œuvre, les résultats attendus ou observés, les indicateurs de suivi de ces derniers, ainsi que des leviers de réussite et des recommandations.
-
Retour d'expérience : Friche Kodak
- Retour d'expérience
Les fiches de retours d'expérience de projets de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature élaborées par CDC-Biodiversité, le comité français de l'UICN et l'OFB dans le cadre du projet Life ARTISAN, ont pour objectif d'inspirer les décideurs publics et privés, aménageurs, propriétaires forestiers et agricoles ou gestionnaires d'aires protégées, voulant mettre en œuvre un projet de SafN. Les fiches présentent des informations concernant les contextes et les enjeux socio-économiques et écologiques, les sources de financement et le budget, les acteurs et parties prenantes impliqués et la gouvernance, les actions mises en œuvre, les résultats attendus ou observés, les indicateurs de suivi de ces derniers, ainsi que des leviers de réussite et des recommandations.
-
Retour d'expérience : Le village des 4000 arbres
- Retour d'expérience
Les fiches de retours d'expérience de projets de Solutions d'adaptation fondées sur la Nature élaborées par CDC-Biodiversité, le comité français de l'UICN et l'OFB dans le cadre du projet Life ARTISAN, ont pour objectif d'inspirer les décideurs publics et privés, aménageurs, propriétaires forestiers et agricoles ou gestionnaires d'aires protégées, voulant mettre en œuvre un projet de SafN. Les fiches présentent des informations concernant les contextes et les enjeux socio-économiques et écologiques, les sources de financement et le budget, les acteurs et parties prenantes impliqués et la gouvernance, les actions mises en œuvre, les résultats attendus ou observés, les indicateurs de suivi de ces derniers, ainsi que des leviers de réussite et des recommandations.
Missions et priorités d'action
Missions
L’Office français de la biodiversité (OFB), est un établissement public dédié à la protection de la biodiversité aquatique, terrestre et marine, ainsi que de la gestion équilibrée et durable de l’eau, en métropole comme dans les Outre-mer. Il joue un rôle essentiel dans la coordination des actions de lutte contre l’érosion de la biodiversité face aux pressions telles que la destruction et la fragmentation des milieux naturels, les diverses pollutions, la surexploitation des ressources naturelles, l’introduction d’espèces exotiques envahissantes ou encore les conséquences des dérèglements climatiques.
En Île-de-France, les agents de la direction régionale et des services départementaux mettent en œuvre les 5 grandes missions de l’Office français de la biodiversité.
Les services (inter)départementaux et le service police de la direction régionale réalisent ou coordonnent des missions de police sur des sujets aussi variés que :
Inspectrice de l'environnement lors du contrôle d'un zoo en Ile-de-France. Crédit photo : Office français de la biodiversité
- La dégradation ou la destruction de milieux naturels (zones humides, cours d’eau, habitats d’espèces protégées, etc.),
- La détention, le commerce, la capture, voire le braconnage d’espèces réglementées,
- Les pollutions,
- Le contrôle de chantiers soumis à autorisation environnementale,
- La surveillance des usages de la nature (chasse, pêche, utilisation de véhicules motorisés dans les espaces naturels, etc.)
- La police sanitaire
Ces missions peuvent relever :
- De la police administrative et sont menées alors sous l’autorité des Préfets qui sont au nombre de 8 en Île-de-France (1 par département francilien et le Préfet de région),
- De la police judiciaire et sont menées cette fois sous l’autorité des Procureurs de la République. L’Île-de-France compte 10 tribunaux judiciaires et 2 cours d’appel.
Des priorités d’actions déclinées en plans de contrôles sont définies chaque année en fonction des enjeux, des moyens des services et des attentes sociétales. Un juste équilibre entre pédagogie et répression est recherché, via l’articulation des suites administratives et judiciaires données aux infractions constatées. En moyenne depuis 2023, les services (inter)départementaux d’Ile-de-France passent 57% de leur temps sur des missions de police et ouvrent 140 procédures judiciaires par an.
La direction régionale apporte également, dans le cadre de ses missions de police administrative, son expertise aux services de l’État et aux autres établissements publics dans les procédures d’autorisations environnementales. Elle aide à évaluer l’impact des projets de développement économique et d’aménagement sur les milieux naturels. Ces avis contribuent ainsi à la prise en compte de la biodiversité et de la qualité de l’eau dans les projets.
En Île-de-France, la direction régionale ne gère pas directement d’aires protégées. En revanche, elle :
- Contribue à la déclinaison régionale de la stratégie des aires protégées notamment dans l’identification des secteurs à enjeux qui pourraient bénéficier d’un statut de protection,
- Appuie les services de l’État dans la mise en place d’arrêtés préfectoraux de protection de biotopes, de géotopes ou d’habitats naturels et le contrôle des règles qui s’y appliquent,
- Participe aux côtés des gestionnaires à la surveillance des 13 Réserves naturelles régionales (RNR) et 4 Réserves naturelles nationales (RNN) du territoire,
- Collabore avec les parcs naturels régionaux à des projets de restauration de mileux naturels et au suivi de leurs effets dans le temps.
Mare de Franchard en forêt de Fontainebleau. Crédit photo : Office français de la biodiversité
Les équipes de la direction régionale Île-de-France contribuent à la mise en œuvre des politiques publiques en région telles que la Directive européenne Cadre sur l’Eau (DCE) et la Stratégie nationale biodiversité (SNB).
Notamment, elle pilote la déclinaison de certaines actions de la SNB comme le développement des Aires Éducatives et des Atlas de la Biodiversité Communale (voir page « Comprendre et agir »). Elle siège également dans les Commissions locales de l’eau, organe de gouvernance des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), et participe aux réflexions et projets menés dans le cadre de ces instances.
La direction régionale Ile-de-France assure la coordination des services de l’Office français de la biodiversité agissant sur le territoire du bassin Seine-Normandie. A cet effet, elle représente l’Office au comité de bassin et dans ses instances et siège au conseil d’administration de l’agence de l’eau Seine-Normandie.
Bassins filtrants du parc du Chemin-de-l'Ile à Nanterre. Crédit photo : Sylvain Giguet / Terra
Elle contribue à des travaux et études menés à l’échelle du bassin pour l’élaboration et la mise en œuvre de l’état des lieux des masses d’eau, du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et son programme de mesures. Elle contribue également au comité de gestions des poissons migrateurs (COGEPOMI) et à la rédaction du plan de gestion de ces poissons (PLAGEPOMI).
Les agents de la direction régionale participent à la connaissance des écosystèmes franciliens par la production de données environnementales issues d’observations de terrain (suivi d’espèces ou de milieux) ainsi que par l’analyse de ces données et la valorisation des résultats. Ces missions, coordonnées par le service régional connaissance et issues de la déclinaison de programmes nationaux ou de la mise en place d’études locales, contribuent à l’évaluation de la qualité des habitats et de la conservation des espèces.
Une meilleure compréhension des écosystèmes est indispensable pour mobiliser les acteurs et orienter les politiques publiques en faveur de la biodiversité, mais aussi pour mieux contrôler les effets des politiques sectorielles sur la biodiversité. À travers l’expertise de ses correspondants départementaux, de son laboratoire d’hydrobiologie et de son service connaissance, la direction régionale apporte un appui technique aux services de l’État et aux gestionnaires des milieux naturels pour l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de surveillance, de plans d’actions et de stratégies de gestion.
La direction régionale n’agit pas seule pour l’acquisition de connaissance en Ile-de-France, mais en lien étroit avec les partenaires du territoire, l’ensemble des données produites devant alimenter les systèmes d’information dédiés (système d’information sur l’eau (SIE) et système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel (SINP) notamment).
Parce que l’implication de tous est nécessaire pour protéger la biodiversité, l’OFB mène des actions de mobilisation. Son rôle de levier auprès des acteurs, décideurs et citoyens franciliens doit contribuer à réduire les pressions exercées sur la faune, la flore et leurs habitats tout en multipliant les contributions positives et en partageant des bonnes pratiques.
Dans ce cadre, la direction régionale Île-de-France contribue à des événements grand public. Elle appuie les acteurs locaux en coordonnant, finançant ou participant à des projets en faveur de la biodiversité pour mieux concilier sa préservation et les activités humaines.
Plus particulièrement, elle coordonne à l’échelle de la région Île-de-France le mise en œuvre de plusieurs programmes nationaux, portés par l’Office français de la biodiversité, comme :
- Les Aires Éducatives en collaboration avec le GRAINE Île-de-France et l’Éducation Nationale,
- Les Atlas de Biodiversité Communale et les Territoires Engagés pour la Nature avec la Région et l’Agence Régionale de la Biodiversité,
- Le programme Écocontribution avec la Fédération Régionale des Chasseurs,
- Le programme Agrifaune avec la Chambre Régionale d’Agriculture et la Fédération Régionale des Chasseurs.
Elle se mobilise également tous les ans, depuis 2024, sur la Fête de la nature pour présenter ses missions au grand public sur le temps d'un événement convivial.
Un inspecteur de l'environnement mène un jeu d'enquête auprès d'un groupe d'enfants. Crédit photo : C. Lecomte / Office français de la biodiversité
Priorités d'action
La destruction des habitats et la perte physique de surfaces naturelles est une des pressions majeures sur la biodiversité. La très forte artificialisation francilienne en fait la pression principale sur la biodiversité, par destruction d’habitats et rupture des continuités écologiques. L’Ile-de-France est largement urbanisée avec 23 % de sa surface constituée de sols urbains et artificialisés. Les surfaces agricoles occupent 47 % du territoire, les boisements 24 %. Les milieux humides et de rares prairies subsistent dans les 6 % restant du territoire.
Si elle est une problématique majeure de la région, l’urbanisation est concentrée essentiellement autour de Paris et de la Petite Couronne, et plus ponctuellement autour des villes moyennes de la région : Melun, Marne-la-Vallée, Cergy, Massy, Corbeil-Essonnes, Evry, etc.
Les conséquences de l’urbanisation se font ressentir au-delà de ces pôles urbains qui concentrent les sols imperméabilisés. En effet, la construction nécessite l’extraction de ressources minérales (sable, granulats, bois) qui sont prélevés sur d’autres espaces non artificialisés.
La surface artificialisée en Ile-de-France a évolué de +5,92 % entre 2000 et 2018. Les espaces agricoles ont perdu 2,34 % de leur surface sur cette même période.
Depuis 1982, 61 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés en Ile-de-France (Institut Paris Région 2022). Les années 1990 représentent l’apogée de l’artificialisation avant que ce phénomène ne diminue. Ce sont très majoritairement les milieux agricoles qui étaient alors artificialisés. Dorénavant, la pression d’artificialisation prend de plus en plus d’ampleur sur les zones humides et les espaces naturels.
Le milieu urbain n’est pas épargné par les dommages aux écosystèmes. Les friches urbaines font l’objet d’une forte pression foncière dans une perspective de densification urbaine et tendent à être systématiquement artificialisées alors qu’elles peuvent être des zones refuges pour la biodiversité et contribuer aux connectivités écologiques en milieu urbain. Entre 2012 et 2017, 42 % des nouveaux logements correspondent à du renouvellement urbain (notamment sur des friches industrielles) en grande couronne ; ce chiffre s’élève à 95 % pour Paris et la petite couronne (Institut Paris Région 2022).
Progression de l’urbanisation entre 2008 et 2017. Crédit photo : L'Institut Paris Région, 2021.
Les actions de la Direction Régionale Île-de-France de l’OFB
Certains projets entrainant de l’artificialisation des sols sont soumis à des procédures administratives telles que l’autorisation environnementale, la dérogation espèces protégées, l’autorisation ou la déclaration Loi sur l’eau, … Ces autorisations sont instruites par les services de l’État, qui peuvent solliciter l’avis technique de l’OFB afin d’évaluer les impacts du projet sur l’eau et la biodiversité.
L’OFB réalise également des contrôles administratifs sur ces projets, en vérifiant que les porteurs de projets ont appliqué les prescriptions arrêtées par l’administration. Ces contrôles portent notamment sur les mesures d’évitement, de réduction et de compensation. Ils sont réalisés sous l’autorité du Préfet de département, inscrit dans le plan de contrôles départemental définis annuellement dans chaque département.
Par ailleurs, certains travaux artificialisent les milieux naturels et leurs espèces sans avoir fait l’objet d’une démarche d’autorisation ou de déclaration auprès de l’administration, alors qu’ils y étaient soumis, ce qui est constitutif d’infractions. En Ile-de-France, les inspecteurs de l’environnement de l’OFB, à l’occasion de leurs missions sur le terrain ou suite à des signalements (par des acteurs du territoire comme les collectivités locales, les associations de protection de la nature, des riverains, …), peuvent relever des infractions comme des remblais illégaux en zones humides ou encore des défrichements puis des constructions sur des milieux naturels habitats d’espèces protégées.
La Direction Régionale Île-de-France de l’OFB se positionne aussi dans une démarche d’accompagnement des acteurs, afin de les appuyer dans des objectifs de diminution de l’artificialisation des sols, via notamment :
Le financement des Atlas de la biodiversité communale afin d'aider à intégrer la biodiversité dans les documents d'urbanisme et à encourager des démarches de sobriété foncière en évitant les zones à enjeux ;
Les dispositifs de reconnaissance comme l’initiative Territoires engagés pour la nature ou le concours Capitale française de la biodiversité qui peut être l’occasion de valoriser les démarches de sobriété foncière. Dans le cadre du programme des engagés pour la nature, 3 podcasts ont été réalisés par l’OFB sur l’objectif ZAN ;
La promotion des solutions d’adaptation fondées sur la nature via notamment le programme Life ARTISAN. Parmi ces solutions, la renaturation des sols est l’une des deux composantes de l’objectif ZAN qui, en milieu urbain, conduit à donner plus de place à la pleine terre, à l’eau et à la biodiversité.
Les berges de la Seine, très artificialisées. Crédit photo : Office français de la biodiversité.
Le réseau hydrographique francilien est dense et structuré autour de la Seine et de ses deux affluents principaux navigables : la Marne et l’Oise. La région comptabilise 5 284 km de cours d’eau permanents.
Au XIXe siècle, les grands cours d’eau ont été aménagés pour la navigation, ce qui a donné lieu à la chenalisation du lit et à la construction de barrages et d’écluses.
Les petits cours d’eau ont eux aussi connu, au fil des siècles, de profondes transformations liées aux activités humaines. Dès le haut Moyen Age, apparaissent les premiers ouvrages de régulation visant à drainer et mettre en culture des zones marécageuses.
Du XVIe au XIXe siècle, les cours d’eau sont aménagés pour mettre à profit l’énergie hydraulique avec la création de moulins, et le creusement de biefs artificiels perchés au-dessus du fond topographique de la vallée. Le développement de l’agriculture et l’urbanisation du territoire francilien ont par ailleurs conduit à déplacer, voire recouvrir certains cours d’eau, ou encore à les aménager dans l’objectif de réduire les risques d’inondations (création de bassins de stockage, ouvrages de régulation des débits, ou encore rectification, élargissement, endiguement du lit afin d’évacuer plus rapidement les écoulements).
Réseau hydrographique francilien. Crédit : Office français de la biodiversité.
Passe à poissons constituée de bassins successifs, située en parallèle d'un barrage sur la Seine. Crédit photo : Office français de la biodiversité
Les nombreux seuils présents sur les cours d’eau ont des conséquences majeures sur la continuité écologique et sédimentaire. On recense en 2023 un peu moins de 1900 obstacles sur les cours d’eau d’Île-de-France dans le référentiel des obstacles à l’écoulement (ROE). Ces ouvrages ont de nombreux impacts sur les écosystèmes : en plus de contribuer à l’altération de la morphologie en ralentissant les écoulements et en piégeant les sédiments grossiers, ils empêchent la libre circulation des espèces aquatiques en particulier des poissons migrateurs qui accèdent difficilement, ou pas du tout, à leurs habitats de reproduction ou de croissance.
Le plan d’action pour une politique apaisée de restauration de la continuité écologique (PAPARCE – juin 2018) identifie une liste d’ouvrages prioritaires pour le rétablissement de la continuité, qui sont au nombre de 161 en Ile-de-France, et doivent donc faire l’objet d’aménagements.
Les transformations des cours d’eau ont d’autres conséquences majeures sur la qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Par exemple, le surdimensionnement entraine une baisse du niveau d’eau et une augmentation de sa température, aggravant les phénomènes d’eutrophisation. La dénaturation du substrat du fond du lit réduit fortement la capacité auto-épuratrice du cours d’eau. La modification de la morphologie entraine l’altération ou la disparition des habitats et diminue la capacité d’accueil de la faune et de la flore aquatiques. La rectification associée à une augmentation de la pente entraine des instabilités et des phénomènes d’érosion des berges et du lit ainsi qu’une possible déconnexion entre le lit mineur et ses annexes, notamment les zones humides, du fait de la diminution de la fréquence de débordement.
La restauration de la continuité écologique et de l’hydromorphologie des cours d’eau est indispensable, en lien avec la réduction des pollutions, pour reconquérir le bon état écologique de nos rivières. Ces restaurations doivent être menées de pair avec la reconnexion et la restauration des milieux humides et des zones d’expansion de crues.
Les collectivités en charge de la Gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (GEMAPI) portent ces projets de restauration sur le territoire, avec l’aide financière de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie qui subventionne ces projets à hauteur de 80, voire 90%.
Les informations réglementaires et techniques ainsi que de nombreux guides et retours d’expérience sont disponibles sur le site du Centre de ressources Cours d’eau de l’OFB.
Des exemples de restauration de la continuité écologique par des MOA franciliens, et le financement de ces travaux par l’AESN.
Les actions de la Direction régionale Île-de-France de l’OFB
La Direction régionale Île-de-France de l’OFB est particulièrement impliquée dans la coordination de l’acquisition, de la valorisation et la contribution au rapportage des données sur les discontinuités engendrées par les obstacles à l’écoulement en cours d’eau pour la région et le bassin Seine-Normandie. Elle anime régulièrement des journées de formation à l’outil GEOBS à destination des maitres d’ouvrage franciliens (syndicats de rivières, collectivités exerçant la compétence GEMAPI, …) pour qu’ils puissent renseigner le ROE et ainsi contribuer à la connaissance des obstacles à l’écoulement de la région. L’OFB valide les informations saisies, afin de s’assurer de leur cohérence et de leur complétude.
La Direction régionale est fortement impliquée aux côtés des services de l’État (DDT, DRIEAT) dans le pré-cadrage, l’instruction, pour laquelle elle fournit des avis techniques, et le contrôle des installations, ouvrages, travaux et activités modifiant la continuité. Cela concerne notamment les dispositifs de franchissement piscicole, les projets de restauration, ou les projets pouvant altérer la continuité. La Direction régionale Île-de-France de l’OFB peut bénéficier de l’appui du Pôle éco-hydraulique de l’OFB, basé à Toulouse, expert national sur ces sujets.
Travaux de restauration hydromorphologique sur la Bièvre. Crédit photo : Office français de la biodiversité
Par ailleurs, la DRIEAT et la DR IDF de l’OFB ont mis en œuvre depuis plusieurs années un plan de contrôle des passes-à-poissons des grands axes (Seine, Marne, Oise). Ce plan de contrôles est défini en fonction des enjeux, et mis à jour régulièrement en fonction des résultats des contrôles passés. En cas de constat de non-conformités, la DRIEAT et l’OFB rédigent des rapports identifiant les manquements vis-à-vis des obligations administratives. Sur cette base, le Préfet de département peut alors décider de mettre en demeure le gestionnaire de rendre conforme son ouvrage. Ces non-conformités peuvent être constitutives d’infractions environnementales, auquel cas le Procureur de la République peut demander à l’OFB d’ouvrir une procédure judiciaire.
La Direction Régionale Ile-de-France de l’OFB, en lien avec l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (AESN) et les services de l’Etat, accompagne les collectivités compétentes dans la mise en place de projets de restauration des milieux aquatiques. Dans ce cadre, elle participe notamment aux Commissions locales de l’eau (CLE) des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) et, en fonction de ses moyens, aux comités de pilotage d’études et projets de restauration.
Visite de site de restauration hydromorphologique sur la Bièvre. Crédit photo : Office français de la biodiversité
Elle y apporte des éléments techniques et méthodologiques pour caractériser les enjeux, identifier les scenarios les plus ambitieux en matière de gain écologique, et définir les modalités de suivi des projets sur le long terme.
La qualité de l’eau est un paramètre fondamental du fonctionnement des milieux aquatiques et du développement de la vie aquatique.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer la dégradation de la qualité de l’eau des cours d’eau :
- des pollutions aux origines multiples ;
- des conditions hydromorphologiques dégradées (voir l’encart « Les cours d’eau franciliens : continuité écologique et hydromorphologie » sur cette même page), qui ne permettent pas aux cours d’eau d’exprimer leurs capacités auto-épuratrices ;
- des prélèvements d’eau associés à une diminution des débits d’étiage.
Cette dégradation est accentuée par le changement climatique, qui limite la dilution des polluants et entraine une hausse de la température de l’eau.
Les pollutions impactant les milieux aquatiques proviennent des macropolluants (matières en suspension, matières organiques, nutriments) et des micropolluants (métaux, produits phytosanitaires, hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP, résidus de médicaments, microplastiques, etc.) dont l’origine peut être ponctuelle ou diffuse dans l’espace et dans le temps.
Les agents de la DR IDF utilisent parfois un bateau pour contrôler les rejets en cours d’eau ou réaliser des prélèvements. Crédit photo : OFB
En Île-de-France, les pollutions ponctuelles sont plus particulièrement dues :
- aux rejets des systèmes de collecte et de traitement des eaux usées (environ 500 stations d’épuration traitent les eaux de 11,6 millions de franciliens) dont certaines peuvent parfois dysfonctionner, entrainant des rejets polluants supplémentaires.
- au lessivage des infrastructures urbaines par les eaux pluviales ou la saturation des capacités de traitement de ces eaux par temps de fortes pluies.
- aux activités industrielles : l'Île-de-France compte environ 10 000 installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dont une centaine de sites industriels classés SEVESO.
Les pollutions diffuses ont pour principale origine (Bilan de la prévention des risques industriels et naturels en Île-de-France – Edition 2020 – DRIEAT) :
- les fertilisants (l’azote et, dans une moindre mesure, le phosphore qui aident à la croissance des végétaux) et les produits phytosanitaires essentiellement utilisés pour protéger les cultures ou pour améliorer la production agricole. L’usage urbain des pesticides a pu représenter jusqu’à 30% de la contamination de l’eau cependant l’utilisation de ces substances par les collectivités est interdite depuis 2017 (loi n° 2014-110 du 6 février 2014, dite « Loi Labbé »), avec en 2019 91% des communes franciliennes ayant arrêté d’en utiliser ou ayant engagé une réduction de leur emploi (L’environnement en Île-de-France – Institut Paris Région, 2022) ; interdiction élargie aux particuliers depuis le 1er janvier 2019.
- d’autres micropolluants (par exemple les hydrocarbures aromatiques polycycliques – HAP, les polychlorobiphényles – PCB, les métaux lourds), dus principalement à l’érosion des matériaux urbains, aux activités de transport, aux sols pollués.
Prélèvement hydrobiologique (invertébrés) par le laboratoire de la DR IDF. Crédit photo : OFB
D’après l’état des lieux 2025 du bassin Seine-Normandie, la qualité des eaux se dégrade dans les cours d’eau et les nappes du bassin, avec seulement 24% de cours d’eau en bon état écologique, celui-ci étant déterminé sur la base de paramètres physico-chimiques et biologiques. Les résultats montrent, en particulier, depuis l’état des lieux précédent de 2019 :
- Une augmentation du nombre de cours d’eau soumis à des pollutions en macropolluants ponctuels et en nitrates et phosphore diffus ;
- Une pollution toujours importante des nappes par les nitrates ;
- Des progrès constatés sur les micropolluants d’origine ponctuelle malgré une pression en légère augmentation des substances phytosanitaires d’origine diffuse.
Les rivières d’ Île-de-France sont particulièrement dégradées avec moins de 8% de bon état écologique et un mauvais état chimique (présence de micro-polluants) généralisé, situation qui ne s’améliore pas et perdure en raison de l’augmentation des impacts des activités humaines sur les écosystèmes aquatiques.
Si le mauvais état chimique des cours d’eau franciliens constitue un frein important au bon développement des communautés aquatiques et à l’amélioration de l’état écologique, il peut aussi impacter certains usages, et en premier lieu l’alimentation en eau potable, rendant l’eau impropre à la consommation ou augmentant considérablement les coûts de traitement.
Les fortes concentrations en nitrates et en pesticides dans les eaux superficielles et souterraines sont la principale cause de non-conformité sanitaire des eaux potables. A titre d’exemple, 158 captages d’eaux potables ont été abandonnés entre 2000 et 2012 (Protéger les eaux souterraines et les captages d’ Île-de-France pour une bonne qualité d’eau du robinet – ARS, 2014) en Île-de-France en raison de problèmes de qualité.
À l’échelle du bassin entre 2018 et 2023, ce sont 57 captages abandonnés du fait d’un excès de nitrates et 62 en raison de la présence de pesticides (Etat des lieux 2025 – AESN). Actuellement 80 des 380 captages les plus menacés par les pollutions diffuses identifiés sur le bassin Seine-Normandie, sont situés en Île-de-France et doivent faire l’objet mesures de protections spécifiques.
Des progrès ont été accomplis localement, par exemple pour la Marne et la Seine à la faveur du « plan Baignade » 2018-2024 avec des actions de réduction des pollutions issues des réseaux d’eaux usées et pluviales. Les avancées les plus notables portent sur les réductions des rejets en macro-polluants grâce au développement de dispositifs de traitement. Cependant, ces actions curatives ne sont pas suffisantes, et pour permettre une reconquête du bon état des cours d’eau, il est nécessaire de renforcer les efforts pour éviter ou réduire l’émission des polluants à la source.
Les actions de la Direction régionale Île-de-France de l’OFB
Contribution à l’évaluation de l’état écologique des cours d’eau dans le cadre du programme de surveillance de l’état des eaux du bassin Seine Normandie : le service régional connaissance réalise des suivis hydrobiologiques (diatomées, macroinvertébrés, macrophytes, poissons) et l’expertise des données collectées. Chaque année sont ainsi suivis une vingtaine de points de prélèvement pour les poissons et une centaine de points pour les autres éléments de qualité biologique (dont environ trente réalisés directement par le laboratoire d’hydrobiologie de la direction régionale). Après validation, l’ensemble de ces résultats sont communiqués à l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (responsable des données du suivi hydrobiologique sur le bassin) et diffusés via les outils du Système d’Information sur l’Eau (par ex. Naïades).
Elaboration d’avis techniques dans le cadre de l’instruction par les services de l’Etat des demandes d’autorisation de projet ayant un impact sur la qualité de l’eau : les services de la direction régionale, sous le pilotage du service régional police et à la demande des services de l’Etat analysent ainsi si le porteurs du projet a bien évalué les impacts de son projet et s’il a mis en œuvre, en conséquence, les mesures nécessaires d’évitement, de réduction, voire de compensation de ces impacts. Travaillant conjointement avec la direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (DRIEAT) et les directions départementales des territoires (DDT) d’Île-de-France, la direction régionale émet en moyenne une quarantaine d’avis techniques par an, dont certains portent sur des projets impactant la qualité de l’eau. Ces avis techniques peuvent également porter sur les prescriptions décidées par les services de l’Etat pour encadrer les travaux nécessaires à la réalisation des projets.
Analyse hydrobiologique (diatomées) par le laboratoire de la DR IDF. Crédit photo : OFB
Par cette mission d’appui technique des services de l’Etat, l’OFB s’inscrit dans une démarche de prévention des atteintes à l’environnement. Une fois les autorisations de projet données, les services de la direction régionale, sous l’autorité du préfet, peuvent également réaliser des contrôles administratifs de ces projets, seuls ou conjointement avec d’autres services (DDT, DRIEAT) conformément au plan de contrôles validé chaque année en Mission Interservices de l’Eau et de la Nature.
Direction d’enquêtes judiciaires, relatives à des pollutions ponctuelles ou diffuses : une pollution d’un cours d’eau aux hydrocarbures par la cuve d’un particulier, des pollutions organiques ou chimiques issues d’une installation industrielle, ou l’application de produits phytosanitaires directement au-dessus d’un cours d’eau sont autant de faits constitutifs d’infractions. Sous l’autorité du Parquet, les inspecteurs de l’environnement de la direction régionale sont habilités à constater ces infractions et en rechercher les auteurs. Ils peuvent à cet effet procéder à des prélèvements et des analyses d’eau, mener des auditions, étudier des documents (plans de réseaux, autorisation de mise sur le marché d’un produit, etc.). Ils travaillent en permanence en étroite relation avec les services de l’Etat (DDT, DRIEAT) et les autres acteurs concernés (collectivités, pompiers, syndicats de rivière).
Agents de la DR IDF effectuant des prélèvements et des mesures dans le cadre d’une pollution. Crédit photo : OFB
Accompagnement des collectivités pour la définition et la réalisation de programmes et de projet de préservation et de restauration des milieux aquatiques (restauration hydromorphologique des cours d’eau, rétablissement de la continuité écologique, restauration de zones humides), dans le but d’améliorer la qualité de l’eau et des milieux aquatiques, aux côtés des services de l’Etat et de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. Pour cela, les services de la direction régionale participent aux commissions locales de l’eau des Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) et aux comités techniques relatifs à ces thématiques et s’investissent ponctuellement dans le suivi de certaines opérations de restauration.
Coordination des contributions des directions régionales de l’OFB présentes sur le bassin Seine-Normandie, au sein des instances de bassin, que ce soit pour l’élaboration, le suivi ou encore la mise en œuvre des documents de planification (par ex. schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux – SDAGE).
La détention, le commerce et les trafics d’espèces réglementées (espèces protégées, CITES, espèces exotiques envahissantes) sont nombreux en Ile-de-France, du fait de la densité de population, des activités et des transports.
Si la détention et le commerce d’espèces réglementées peuvent être légaux (soumis à certaines conditions d’autorisation/déclaration délivrées par les DDPP et la DRIEAT en Ile-de-France), des prélèvements illégaux d’espèces dans le milieu naturel sont constatés sur le territoire francilien, en vue de la détention ou de la commercialisation. Ils concernent principalement les passereaux et en particulier le chardonneret élégant, mais ils peuvent aussi concerner d’autres espèces (rapaces, reptiles, etc.).
L’Ile-de-France constitue une plaque tournante pour le trafic d’espèces réglementées en raison de sa localisation et des moyens de transport qui y sont présents (deux aéroports internationaux notamment). Outre le commerce illégal d’objets d’origine animale, la région est également confrontée au trafic d’animaux vivants, comme par exemple le trafic de civelles (alevin de l’anguille d’Europe) dont plusieurs saisies ont été réalisées par les Douanes notamment dans les aéroports ces dernières années (plus de 700 kg saisis de janvier à mai 2023) alors même que l’anguille est classée « en danger critique » dans les listes rouges et fait l’objet d’un plan national d’actions.
Civelles. Crédit photo : Philippe Massit / Office français de la biodiversité
Au niveau international, le trafic d’espèces est considéré comme le 4ème trafic le plus lucratif au monde.
Les actions de la Direction régionale Île-de-France de l’OFB
La Direction régionale Île-de-France de l’OFB est plus particulièrement impliquée dans des missions de police sur cette thématique.
Elle réalise notamment des missions de police administrative, sous l’autorité des Préfets de Département, en contrôlant certains établissements détenant de la faune sauvage captive (comme des parcs zoologiques présentant des animaux au grand public), des salles de ventes aux enchères (qui peuvent mettre en vente des spécimens soumis à la CITES comme des objets en ivoire, avec des plumes ou des peaux, ou des meubles en bois précieux) et des brocantes ou des évènements particuliers (bourse aux insectes de Juvisy en Essonne, …). Ces contrôles peuvent être menés par l’OFB seul, ou en interservices avec les DDPP ou la DRIEAT. En cas de manquements, les suites administratives telles qu’un Arrêté de mise en demeure signé par le Préfet, peuvent permettre le retour à la conformité. Lorsque ces manquements sont constitutifs d’infractions, le Procureur de la République peut décider de l’ouverture d’une procédure judiciaire, menée par l’OFB.
Les signalements sont également nombreux sur cette thématique : de plus en plus d’associations, de collectivités et de citoyens préviennent l’OFB lorsqu’ils observent des captures de spécimens dans les milieux naturels ou lorsqu’ils ont connaissance de la détention d’espèces réglementées par des personnes qui ne devraient a priori pas les détenir. Les services de la DR Ile-de-France mènent alors des enquêtes judiciaires, sous l’autorité du Procureur de la République. Dans ce cadre, ils peuvent être amenés à faire des perquisitions, à saisir des spécimens (objets en ivoire, plumes et peaux, etc.) dont des animaux vivants, qu’ils placent dans des structures légales et compétentes ou qu’ils relâchent dans le milieu naturel lorsque c’est possible. Sur cette thématique, en Ile-de-France, les inspecteurs de l’environnement de l’OFB travaillent en étroite relation avec d’autres services de police (Douanes, Gendarmerie, Police, etc.), avec les services de l’Etat compétents (DDPP, DRIEAT) et également avec des structures et des personnes pouvant détenir légalement des spécimens vivants et leur assurer de bonnes conditions de vie. Les spécimens saisis peuvent leur être confiés, de manière provisoire ou définitive, sur autorité du Procureur.
En Ile-de-France, une espèce fait l’objet d’une pression forte de capture dans le milieu naturel, de commerce voire de trafic : il s’agit du chardonneret élégant. Ce petit passereau coloré et au chant mélodieux fait l’objet de nombreuses enquêtes judiciaire de l’OFB en Ile-de-France, qu’il s’agisse de particuliers qui en détiennent quelques-uns pour leur plaisir, des personnes qui en capturent dans le milieu naturel, voire en assurent la reproduction en captivité avec des espèces domestiques (la reproduction en captivité du chardonneret élégant est rare), voire des réseaux organisés qui en assurent un commerce lucratif, y compris vers l’international, qualifiable de trafic. Le marché aux oiseaux de Paris était parfois la place de tels agissements. Suite à plusieurs actions de l’OFB sur ce marché, l’activité y est beaucoup plus rare, mais les inspecteurs de l’environnement de la Direction régionale Île-de-France de l’OFB y conservent une certaine vigilance.
Inspecteur de l'environnement portant un chardonneret élégant, victime de trafic. Crédit photo : Office français de la biodiversité
Chaque année, ce sont une quinzaine d’enquêtes judiciaires qui sont ouvertes pour de la capture, détention et/ou commerce de chardonnerets en Ile-de-France. Lorsque c’est possible, les oiseaux saisis dans le cadre de ces enquêtes sont relâchés dans le milieu naturel. En 2023, 353 chardonnerets élégants avaient été saisis par l’OFB lors de plusieurs perquisitions menées simultanément en Ile-de-France dans le cadre d’une enquête judiciaire sur un trafic de cette espèce.
En parallèle, la Direction régionale Île-de-France de l’OFB s’est saisie de ce sujet afin de communiquer sur ces missions de police. Elle a développé plusieurs outils de communication autour du chardonneret élégant, dont une plaquette qui décrit cette espèce, les pressions auxquelles elle est soumise, et le rôle de l’OFB. L’exemple du chardonneret élégant est particulièrement utile pour expliquer les missions de l’OFB et illustrer les prérogatives des inspecteurs de l’environnement de l’OFB en matière de police judiciaire auprès autorités (Préfets et Procureurs de la République), aux élus (Maires, Députés et Sénateurs, …), aux journalistes, … Pour ce qui est du grand public, la Direction Régionale Ile-de-France de l’OFB a déployé un outil spécifique : un jeu de rôle grandeur nature, pour petits et grands, où les participants découvrent le Chardonneret élégant et se mettent dans la peau d’un agent de l’OFB qui œuvre à sa préservation, en luttant contre un trafic d’oiseaux. Cet outil a déjà été déployé à plusieurs occasions, notamment lors de la Fête de la Nature, et rencontre un franc succès.
La direction régionale Ile-de-France de l’OFB cherche également à sensibiliser les plus jeunes sur le trafic de chardonneret élégant et a pour cela contribué à un numéro du magazine Images Doc, avec une BD sur ce sujet.
Chiffres-clés
20 % du territoire francilien constituent des réservoirs de biodiversité
23 % des sols de la région sont urbanisés et artificialisés
+92 % d’augmentation de la flore des interstices urbains au cours des 7 dernières années, suite aux changements de pratiques La biodiversité en Île-de-France : Chiffres clés (2018), ARB Île-de-France
Comprendre et agir
Les dispositifs pilotés par l'OFB en Île-de-France
Un Atlas de la biodiversité communale (ABC) est une démarche qui permet à une commune, ou une « structure intercommunale », de connaître, de préserver et de valoriser son patrimoine naturel. Chaque année, l'Office français de la biodiversité soutient de nombreux projets d'ABC et la direction régionale participe à la sélection de ces projets, et accompagne les collectivités dans leur mise en œuvre.
En Île-de-France, 43 projets d’Atlas de la biodiversité communale ont été soutenus par l’Office français de la biodiversité (chiffre au 31/08/2025).
Une aire éducative est une zone de petite taille (parc urbain, friche, zone humide, forêt, rivière, etc.) qui devient le support d’un projet pédagogique de connaissance et de préservation de l’environnement pour des élèves du CE2 au lycée, accompagnés de leur enseignant et d’un référent issue de la sphère de l’éducation à l’environnement.
En Île-de-France, 49 aires terrestres éducatives (chiffre au 31/08/2025) sont suivies par la direction régionale en lien avec le GRAINE Île-de-France et les académies de l’Éducation Nationale de Créteil, Paris et Versailles. Le suivi et l’animation de ce dispositif sont menés avec l’appui d’un comité de gouvernance, le Groupe Régional des Aires Éducatives, auquel participent les services de l’État (DRIEAT), l’Agence Régionale de la Biodiversité, l’Agence de l’eau Seine-Normandie, la Ville de Paris, le Conseil régional ainsi que les Conseils départementaux du Val-d’Oise, de Seine-et-Marne, de l’Essonne, du Val-de-Marne et des Yvelines.
Créé en 2006, le programme Agrifaune vise à mobiliser les agriculteurs, les acteurs cynégétiques et les gestionnaires d’espaces agricoles pour développer et mettre en place des pratiques agricoles en faveur de la biodiversité.
En Île-de-France, le partenariat entre la Chambre régionale d’agriculture, la Fédération régionale des chasseurs et la Direction régionale de l’Office français de la biodiversité a été mis en place en 2023. La convention, renouvelée pour 2025, vise à mener des expérimentations sur des couverts favorables à la biodiversité et au système cultural en intercultures.
Crée en 2019, l’écocontribution est un fonds créé dans le cadre de la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019 portant création de l'Office français de la biodiversité. Ce fonds destiné aux Fédérations départementales, régionales et nationale des chasseurs a pour objectif de renforcer la contribution du réseau cynégétique à la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur de la biodiversité.
La direction régionale Île-de-France de l’Office français de la biodiversité participe à l’instruction des dossiers déposés par la Fédération régionale des chasseurs. Depuis 2019, 12 projets ont été soutenus par l’Office français de la biodiversité (chiffre au 31/08/2025), portant sur de la restauration de milieux naturels, de l’appui aux agriculteurs (utilisation de machines pour semer des mélanges agromellifères, implantation de bords de champs fleuris en lien avec le programme Agrifaune), ou encore sur de l’éducation à la nature.
Ces programmes visent à faire émerger, reconnaître et valoriser des plans d'actions en faveur de la biodiversité portés par les collectivités, les entreprises et les structures en capacité de fédérer et accompagner divers acteurs de la société civile (associations environnementales, fondations, fédérations d’entreprises, syndicats, structures de sport de nature, etc.).
En Île-de-France, le programme Territoires engagés pour la nature (TEN) est animé par l’Agence régionale de la biodiversité. 115 collectivités (communes, structures intercommunales) ont déjà été reconnues dans la région.
L’animation régionale du programme Entreprises engagées pour la nature (EEN) sera lancée en 2026 avec l’Agence régionale de la biodiversité également.
L’Office français de la biodiversité coordonne le projet européen Life BIODIV’France qui vise à accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité 2030.
Une des actions de ce projet est menée en Île-de-France : l’objectif est de structurer et développer la filière Végétal local (marque collective de l’OFB créée en 2015 à l'initiative des Conservatoires botaniques nationaux, l’Afac-Agroforesteries et Plante & Cité), afin de participer à la restauration et protection de la biodiversité dans le contexte du changement climatique, en cohérence avec les politiques publiques, schémas et stratégies actuelles (révision du SRCE, PRACC, PRSE4, SNB et SRB, PNA, Pacte vert, etc.). C’est l’agence Île-de-France nature qui est en charge de la mise en place de cette action.
Ce projet européen, dont l’objet est d’Accroître la Résilience des Territoires au changement climatique par l’Incitation aux Solutions d'adaptation fondées sur la Nature (SafN) pour l'adaptation au changement climatique vise à généraliser le recours aux SafN pour répondre conjointement aux phénomènes d’évolution du climat et de déclin de la biodiversité.
En Île-de-France, le projet se traduit par la présence d’une animatrice à l’Agence régionale de la biodiversité qui se consacre à décloisonner les thématiques du climat et de la biodiversité au sein des démarches locales, à faire connaître la diversité des SafN et leurs bénéfices et à appuyer les porteurs de projet.
Deux sites pilotes du projet européen sont situés en Île-de-France : la ville des Mureaux (78) a pour objectif de lutter contre l’effet d’îlot de chaleur urbain en désimperméabilisant et végétalisant la cour de l’école Paul Raoult, et la ville d'Aquibrie (77) créée des zones humides sur des zones agricoles pour répondre aux problématiques de ressource en eau (qualité et quantité) en territoire rural.
Ce dispositif consiste à sensibiliser les citoyens en leur donnant la possibilité de soutenir des projets concrets et ambitieux de restauration de la biodiversité. Mission Nature est un jeu à gratter vendu 3 euros dans tous les points de vente FDJ UNITED et disponible également en ligne. Sur ces 3 euros, 43 centimes sont reversés à l'OFB pour financer des projets de reconquête de la biodiversité dans les territoires. Pour sélectionner ces projets, un appel à projets est lancé chaque année.
2 projets ont été financés par ce dispositif en Île-de-France :
- Transformation d'un espace vert de façon écologique sur la commune de Vitry-sur-Seine : plantation d'arbres, d’arbustes et d'une prairie fleurie avec des essences d’origine locale au sein d'un espace vert en ville ;
- Association ESPACES sur les communes de Saint Cloud, Garches, Marnes la Coquette, Ville d’Avray
Préservation et restauration d’un réseau de mares présent dans le Domaine national de Saint- Cloud ainsi que sur une partie de la forêt domaniale de Fausses-Reposes.
Autres dispositifs et structures partenaires
L’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB ÎdF) est un partenaire majeur de la direction régionale IDF de l’OFB. Créée en 2018, elle est le fruit d’un partenariat fort entre la Région Île-de-France et l’OFB, avec L’Institut Paris Région comme opérateur et le soutien de l’État et de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. L’ARB ÎdF a pour rôle d’évaluer l’état de la biodiversité, de suivre son évolution, d’identifier les priorités d’actions régionales, de diffuser les bonnes pratiques et de sensibiliser le public à sa protection.
L'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) est le portail de diffiusion de la biodiversité et de la géodiversité françaises,administré par le Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN).
Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) est un établissement public dépendant du MNHN. Il assure des missions de connaissance, de conservation des espèces, et d’assistance technique auprès de l’Etat et de ses établissements publics et des collectivités, ainsi que des missions d’information et d’éducation du public.
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et l’OFB travaillent conjointement au travers de projets de recherche et de partage de connaissances sur de nombreuses thématiques liées à la préservation des milieux aquatiques et terrestres ainsi qu’à la mise en œuvre de la transistion écologique.
La direction régionale Ile-de-France travaille en étroite collaboration avec les services et établissements publics de l’Etat dans le cadre de ses missions de police de l’environnement et d’appui à la mise en œuvre des politiques publiques : DRIEAT et DDT, DDPP, Police nationale, Gendarmerie nationale, Parquets, OCLAESP, Douanes, DRIAAF, AESN, ARS, ADEME, ONF.
Enfin, dans le cadre de ses missions d’accompagnement des acteurs et de mobilisation des territoires et des citoyens, la direction régionale Ile-de-France de l’OFB entretient des relations privilégiées avec un large réseau d’organisations professionnelles, de fédérations représentant les usagers de la nature, de collectivités, d’associations de protection de l’environnement, du monde enseignant, etc.
Actualités
Découvrez les actualités du territoire
Aucun résultat pour votre recherche
Agenda
Découvrez les événements du territoire
Aucun résultat pour votre recherche
Presse
Découvrez les communiqués de presse du territoire
Aucun résultat pour votre recherche
Découvrir un territoire
Découvrez près de chez vous les enjeux de biodiversité et les mission de l'OFB