OBSCAMe(+), mieux comprendre les captures accidentelles de mammifères marins et autres espèces protégées par les fileyeurs et chalutiers du golfe de Gascogne
Face aux échouages et captures accidentelles de mammifères marins dans les eaux hexagonales françaises, il est urgent de mieux les comprendre pour agir et les réduire. L’Office français de la biodiversité (OFB) est engagé dans la recherche de solutions pour limiter l’impact de ces interactions sur les espèces protégées et l’activité de pêche maritime. Le programme OBSCAMe+ fait appel à des caméras embarquées sur les fileyeurs et les chalutiers du golfe de Gascogne pour mieux comprendre le phénomène de captures accidentelles de mammifères marins et d'autres espèces marines protégées.
Durée du projet : 2021-2027
Porteur(s) du projet : Office français de la biodiversité (OFB), sous le pilotage du ministère en charge de la Transition écologique
Dernière mise à jour : 28 octobre 2026
Obscame(+) est un programme dont l'OFB est l'opérateur technique, combinant innovation technologique et approche scientifique, pour comprendre et réduire les captures accidentelles de mammifères marins et d'autres espèces marines protégées dans le golfe de Gascogne. Intégré au plan de lutte pour la réduction des captures accidentelles de petits cétacés dans le golfe de Gascogne, Obscame+ apporte des connaissances inédites.
C'est un partenariat complémentaire : il est mené en lien étroit avec les ministères en charge de la pêche, de la mer et de l’environnement, des structures scientifiques comme Ifremer et Pélagis, les représentants des structures professionnelles de la pêche maritime et les armateurs participant au programme.
Le statut d'espèce protégée
Les mammifères marins, tels que le dauphin commun, sont des espèces protégées bénéficiant d'une protection stricte dans les eaux françaises, au titre :
- de l’annexe IV de la directive Habitats-faune-flore (DHFF),
- et de l’arrêté ministériel, modifié, du 1er juillet 2011, fixant la liste des mammifères marins protégés sur le territoire national et les modalités de cette protection.
D’autres espèces protégées s’intègrent au dispositif, sur la base du volontariat des armateurs : tortues marines, oiseaux marins, poissons amphihalins, raies et requins. Ce volontariat va ainsi permettre d’améliorer les connaissances sur ces captures non désirées et d’initier des solutions pour les réduire.
Une intensification du phénomène d’échouage et de capture accidentelle des mammifères marins
Phénomène connu depuis les années 1990, les échouages de petits cétacés se produisent particulièrement en hiver. Ils se sont accentués sur les côtes françaises du golfe de Gascogne depuis l’hiver 2016/2017, avec une grande majorité de dauphins communs et dont un grand nombre présente des traces d’engins de pêche. L’intensification des échouages semble montrer une augmentation des interactions entre les activités de pêche et les dauphins communs (Dars et al., Observatoire Pelagis, 2025).
Les données du réseau national Échouages (RNE) montrent que la période hivernale 2022-2023 est la pire observée. Entre le 1er décembre 2022 et le 31 mars 2023, l’effectif d’échouages et de captures est le plus élevé jamais recensé le long des côtes françaises depuis les débuts en 1970 (Méheust et al., Observatoire Pelagis, 2024) :
- 1 316 échouages, dont 1 112 dauphins communs, recensés le long des côtes du golfe de Gascogne,
- 7 630 dauphins communs capturés par des engins de pêche à l’échelle des façades Atlantique et Manche Mer du Nord (estimation issue du Dars, rapport 2025).
Les données 2023 montrent que la majorité des zones de mortalité du Dauphin commun sont situées dans le centre du golfe de Gascogne.
Durant les hivers 2024 et 2025, les mortalités par captures sont beaucoup plus faibles que la moyenne des années 2017 à 2023, soit 4 700 pour les dauphins communs. Ainsi à l’hiver 2025, le bilan des mortalités est estimé à 2940 dauphins communs sur l'ensemble des côtes françaises, et ce toutes causes confondues quel que soit leur état de décomposition, dont 1900 morts par capture dans un engin de pêche (Peltier et al., Observatoire Pelagis, 2025).
Source : Dars et al., Rapport scientifique de l’Observatoire Pelagis, 2025
Titre "Figure 49 : Estimations de mortalité dans les engins de pêche entre 1990 et 2024 pour le dauphin commun (A) et le marsouin commun (B). Pour chacune des deux espèces, la moyenne des mortalités 1990-2023, et celle de la période aux estimations les plus élevées sont calculées (2016-2023 pour les dauphins communs et 2000-2023 pour les marsouins communs). L’étoile bleue en 2021 indique pour cette année-là, l’estimation des captures pour la période hivernale intègre à la fois les estimations issues des échouages, et celle faite à partir des survols aériens (Peltier et al., 2024)"
La figure comporte deux graphiques présentant les estimations annuelles des captures accidentelles de petits cétacés, accompagnées d’un intervalle de valeurs minimales et maximales (zone grisée) et de deux moyennes de référence : moyenne sur la période 1990-2023 et moyenne sur la période 2000-2023.
Graphique A – Dauphins communs : les estimations annuelles sont plus faibles durant les années 1990, puis augmentent autour de 2000, avant de fluctuer généralement à des niveaux relativement modérés jusqu’en 2015. À partir de 2016, les captures estimées augmentent fortement, avec plusieurs pics entre 2018 et 2022. Le maximum de la série est atteint vers 2020, à environ 8 000 captures estimées, avec un intervalle d’incertitude allant jusqu’à environ 10 000. Une forte variation est observée au cours des dernières années représentées. Les moyennes de référence sont d’environ 2 000 captures pour la période 1990-2023 et de 5 500 pour la période 2000-2023.
Graphique B – Marsouins communs : les estimations sont faibles durant les années 1990, puis augmentent progressivement au début des années 2000. À partir de cette période, elles présentent d’importantes fluctuations, avec plusieurs pics, notamment vers 2008, 2011, 2017 et 2021. Les estimations annuelles atteignent alors plusieurs centaines de captures, tandis que les bornes supérieures des intervalles d’incertitude dépassent ponctuellement 1 000 captures. Les moyennes de référence sont d’environ 190 captures pour la période 1990-2023 et de 250 pour la période 2000-2023.
Enseignement principal : les estimations de captures accidentelles augmentent nettement pour les deux espèces au cours de certaines périodes, mais les niveaux et les profils d’évolution diffèrent. L’augmentation est particulièrement marquée chez les dauphins communs à partir de 2016, tandis que les estimations concernant les marsouins communs se caractérisent par des pics successifs et une forte variabilité interannuelle. Les intervalles d’incertitude sont parfois très étendus, ce qui invite à interpréter les estimations annuelles avec prudence.
Marsouin échoué suite à une capture accidentelle, en 2008, Finistère (Sylvain Dromzée, OFB)
Source : Peltier et al., Observatoire Pelagis, 2025 (figure 7)
Titre : "Figure 7 et tableau 5 : Estimation de captures de dauphins communs à partir des échouages, entre le 1ier décembre année n-1 et le 31 mars année n, pour les hivers 2010 à 2025. Pour l’hiver 2021, les estimations sont issues des échouages (décembre à février), et des carcasses vues à la dérive lors de campagnes aériennes (mars) (Peltier et al., 2024). NB : cette série temporelle est calculée avec la nouvelle proportion d’animaux qui flottent."
A noter : seule la figure 7 est insérée, par le tableau 5.
Le graphique présente, pour chaque hiver de 2010 à 2025, une estimation du nombre de dauphins communs capturés, calculée à partir des échouages observés entre le 1er décembre de l’année précédente et le 31 mars de l’année considérée. Les points bleus représentent les estimations annuelles et les barres verticales indiquent les intervalles d’incertitude associés.
Les estimations sont plus faibles et variables entre les hivers 2010 et 2015, généralement inférieures à 2 000 captures. Elles augmentent nettement à partir de l’hiver 2016, passant d’environ 3 000 captures à près de 5 300 en 2020. Elles atteignent environ 6 000 captures en 2021, puis un maximum d’environ 7 600 pour l’hiver 2023. L’intervalle d’incertitude est particulièrement large pour l’hiver 2021, avec des bornes approximatives de 3 800 à 11 800 captures, et pour l’hiver 2023, d’environ 6 000 à 9 900 captures.
Après le maximum de 2023, l’estimation diminue fortement, à environ 1 100 captures pour l’hiver 2024, puis remonte à environ 1 900 pour l’hiver 2025.
Particularité de l’hiver 2021 : contrairement aux autres années, l’estimation repose sur deux sources de données : les échouages observés de décembre à février et les carcasses repérées à la dérive lors de campagnes aériennes en mars, conformément à la méthode décrite par Peltier et al. (2025).
Enseignement principal : les estimations des captures de dauphins communs augmentent nettement entre les hivers 2015 et 2023, avant de diminuer fortement en 2024. Cette évolution doit être interprétée en tenant compte de l’incertitude associée aux estimations et de la méthode particulière utilisée pour l’hiver 2021. Ces données constituent des estimations indirectes des captures accidentelles à partir des échouages et ne correspondent pas à un décompte exhaustif des dauphins capturés.
Si de récents travaux ont permis d’identifier certains engins de pêche à risque, de nombreuses incertitudes demeurent sur les facteurs influençant ces captures accidentelles. Une meilleure compréhension de ces facteurs est nécessaire afin de permettre l’élaboration de mesures adaptées aux enjeux socio-économiques et environnementaux.
Les systèmes de suivi « traditionnels », observations embarquées et déclarations, montrent actuellement certaines limites. Le CIEM (Conseil international pour l’exploration de la mer) recommande l’observation électronique à distance pour obtenir une meilleure connaissance de ces interactions et à terme une meilleure quantification. L’observation électronique permet de suivre de façon continue l’activité de pêche. Le recensement des captures accidentelles est donc maximisé avec les caméras embarquées.
Le recours au dispositif électronique (caméra) fait d'Obscame un programme innovant, qui permettra également d’évaluer l’apport de ces dispositifs électroniques pour la compréhension de ces phénomènes de captures accidentelles, par rapport aux autres moyens d'observation à bord des navires.
Le dispositif d’observation électronique, côté technique
Le dispositif électronique se compose de plusieurs éléments dont :
- une unité centrale,
- une antenne GPS,
- une antenne 4G,
- une antenne satellite (pour les navires hauturiers),
- un ou des capteur(s) permettant de déclencher l'enregistrement pendant l'opération de pêche (vitesse, positionnement du navire, électrique, hydraulique ou optique),
- ainsi que divers accessoires optionnels (souris, écran, etc.).
Les caméras sont installées sur les navires, et paramétrées afin de filmer l’opération de pêche : la remontée du filet pour les fileyeurs, celle du chalut et la phase de tri pour les chalutiers. Ainsi :
- sur les fileyeurs (fiche dispositif) : une caméra principale est installée filmant la remontée du filet à l'extérieur du navire, une seconde caméra (optionnelle) peut être installée sur la table de tri ou pour combler les lacunes d’angles de la première caméra,
- sur les chalutiers (fiche dispositif) : trois caméras portiques sont installées, seulement deux si la configuration le permet. Une caméra "parc" peut être installée sur la base du volontariat.
Caméra dôme au-dessus du vire-filet sur un navire volontaire dans le cadre du programme Obscame de l'OFB (crédit SINAY-ISIFISH)
Les données collectées à bord des navires sont sécurisées et cryptées. Les images et vidéos sont anonymisées (nom du navire remplacé par un code, visages des marins floutés). L'Ifremer bancarise les données dans le cadre d'un partenariat. Les informations renseignées portent sur :
- chaque opération de pêche, et notamment : début et fin d'opération avec coordonnées GPS, type d'engin, longueur de filet,
- une capture accidentelle de mammifères marins ou d'une autre espèce marine protégée dès lors qu'elle est recensée : espèce capturée, position GPS, date et heure de la capture, état de l’animal, engin de pêche, temps d’immersion du filet, etc.
Des données exploitées par les scientifiques pour identifier les caractéristiques
Depuis le début du projet en 2021, le programme Obscame a permis en 4 ans (de janvier 2021 à avril 2025) d’identifier :
- plus de 657 captures accidentelles de mammifères marins,
- 61% de dauphins communs,
- 19% de marsouins communs,
- tout au long de l'année, avec des pics en périodes à risque hivernales.
Exemple d'image obtenue à la caméra lors de la remontée du filet dans le cadre du programme Obscame de l'OFB, montrant ici la capture accidentelle d’un Dauphin commun (caméra OFB)
Ces données, couplées aux autres sources (déclaration des pêcheurs, observations embarquées), sont précieuses pour les analyses scientifiques. Elles alimentent les réflexions sur la mise en place de mesures de gestion adaptées afin de réduire ces captures accidentelles d’espèces protégées.
Une problématique sous pression, et une procédure de contentieux avec l’Europe
La problématique des captures accidentelles d'espèces marines protégées est sensible et complexe d’un point de vue scientifique, technique, environnemental, social et économique, avec une forte pression de l’Union Européenne.
En effet la Commission Européenne poursuit une procédure de contentieux. Elle a adressé, en juillet 2022, un avis motivé pointant les manquements de la France à ses obligations, résultant du droit de l’Union Européenne concernant la protection des espèces marines protégées. Aussi, le conseil d’État a rendu une décision en mars 2023, suite au dépôt de plainte de trois associations de défense de l'environnement. Elle enjoint le gouvernement de :
- fermer la pêche sur des zones et périodes appropriées, en complément de tests sur des dispositifs acoustiques,
- et de poursuivre l'observation en mer pour estimer plus précisément le niveau des captures accidentelles.
Un plan d'action pour réduire les captures accidentelles dans le golfe de Gascogne
En réponse à ces enjeux, la France met en œuvre un plan d’action national pour réduire les captures accidentelles de petits cétacés. Celui-ci se déploie actuellement dans le cadre de l'arrêté du 13 décembre 2024 prévoyant l'équipement obligatoire d’une liste définie de navires en caméras embarquées et/ou en dispositifs techniques de réductions des captures accidentelles (tels que les pingers). Une fermeture d’un mois sur les périodes du 22 janvier au 20 février est également en place tous les hivers depuis 2024. Elle concerne les navires français et européens.
Le programme Obscame+ contribue à ce plan d'action avec le suivi des captures accidentelles de mammifères marins par caméras embarquées sur une centaine de fileyeurs et une quinzaine de chalutiers. La liste des espèces étudiées s’est élargie à d’autres espèces d’intérêt communautaire, sur la base du volontariat de l’armateur : les tortues marines, les oiseaux marins, les élasmobranches et les poissons amphihalins dont l’esturgeon européen.
Le programme permettra également de contribuer à évaluer l'efficacité des dispositifs techniques de réduction des captures accidentelles, ainsi qu'à développer un outil de traitement automatisé des vidéos par l'intelligence artificielle pour réduire le temps de visionnage humain et les coûts du programme.
Ce programme et ses résultats intéressent principalement les professionnels et usagers de la mer, les chercheurs, ainsi que les collectivités littorales, l'État et les citoyens.
De plus, il s’inscrit dans une dynamique de collaboration étroite avec deux autres projets consacrés à la problématique des captures accidentelles dans les engins de pêche et à l’expérimentation de dispositifs visant à les réduire :
- Analyses risque pêche (ARP), projet Feampa, Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture,
- Life Espèces marines mobiles.
- Mieux comprendre le phénomène de captures accidentelles d’espèces marines protégées, en particulier les petits cétacés, au travers de caméras embarquées sur les fileyeurs et les chalutiers du Golfe de Gascogne.
- À terme, évaluer ces captures accidentelles et les différents paramètres impliqués dans ces captures.
- Contribuer à évaluer l’efficacité des dispositifs techniques de réduction des captures accidentelles.
- Développer un outil algorithmique de traitement automatisé des images en intelligence artificielle, afin de réduire le temps dédié au visionnage humain des vidéos et les coûts associés.
| Projet et stade | Période | Objectif principal | Activités | Navires concernés |
|---|---|---|---|---|
| Obscame - phase 1 | Janvier à mai 2021 | Test de faisabilité technique du dispositif | Équipement, collecte et traitement des données | 5 fileyeurs |
| Obscame - phase 2 | Octobre 2021 à juin 2023 | Expérimentation et élargissement de la flottille | 20 fileyeurs | |
| Obscame(+) - phase 3 | Depuis juin 2023 | Poursuite et renforcement sur les fileyeurs et nouveau déploiement sur les chalutiers pour un échantillonnage représentatif | 101 fileyeurs et 14 chalutiers |
Programme Obscame (clôturé)
Programme Obscame(+) (en cours)
- Note de synthèse d'avancement et d'analyse des données du projet OBSCAMe(+), juin 2024, OFB (ouverture dans une nouvelle fenêtre)
- Rapport intermédiaire OBSCAMe(+), septembre 2024, OFB (ouverture dans une nouvelle fenêtre)
- Rapport intermédiaire OBSCAMe(+), septembre 2025, OFB (ouverture dans une nouvelle fenêtre)
Contacts
Aller plus loin
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Les espèces marines protégées en France - Identification et régime juridique
- Guides et protocoles
L’objectif de ce guide est de fournir un outil de terrain pratique pour aider les agents de contrôle dans l’exercice de leurs missions de police de l’environnement en mer. Il répertorie l’ensemble des espèces marines protégées en droit français (hors les oiseaux), sous forme de fiches donnant des éléments d'identification des espèces et leur régime juridique. À disposition : le guide en intégral, ainsi que les parties découpées par groupes d'espèces avec chaque clé d'identification associée, ou encore les 112 fiches espèces via des filtres de recherche.
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Référentiel pour la préservation de l’environnement marin et l’exercice des activités de pêche professionnelle maritime
- Guide technique & terrain
Cet ouvrage actualisé s'adresse à tous les acteurs liés à la pêche professionnelle maritime et aux espaces concernés. Le Tome 1 aborde les activités et les dispositifs d'encadrement, le dispositif réglementaire et des outils financiers. Le Tome 2 porte sur les interactions avec les habitats/espèces Natura 2000, fournit des fiches activités et des mesures visant à éviter et réduire les pressions.
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Tests de dispositifs de pêche pour réduire les captures accidentelles
- Accompagnement technique & financier
- Espèces
Des marins-pêcheurs et leurs organisations professionnelles s’engagent aux côtés de l’OFB, d’établissements scientifiques et d’associations afin d’identifier des solutions techniques permettant de réduire l’impact de leur activité sur les espèces protégées. Ces expérimentations en mer sont mises en œuvre dans le cadre des projets Life espèces marines mobiles et FEAMPA Analyses risque pêche cofinancés par l’Union européenne et le ministère chargé de la Transition écologique.
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Certaines populations de poissons se rétablissent, mais d’autres restent menacées. L’Office français de la biodiversité agit aux côtés des acteurs de la pêche pour faire évoluer les pratiques et préserver la biodiversité marine.
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Responsables de piégeages accidentels, les engins de pêche perdus altèrent les fonds marins. Le projet GhostMed a produit un outil de science participative au service de la connaissance et la gestion des engins de pêche perdus.
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- Espèces
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L’Office français de la biodiversité coordonne le LIFE Espèces marines mobiles qui vise à stopper ou inverser la perte de population de 23 espèces marines d’ici 2030.