Carte de l'écoulement des petits cours d'eau au 1er juillet 2026. Crédit : Olivier Debuf / OFB
Chaque mois, l'Office français de la biodiversité publie la carte des écoulements des petits cours d'eau établie grâce au réseau ONDE.
Au 1er juillet 2026, 819 cours d'eau sont touchés par des assecs ou des ruptures d'écoulement.
Une dégradation généralisée, mais inégale selon les territoires
Au 1er juillet 2026, toutes les régions françaises sont concernées par des ruptures d'écoulement ou des assecs. Certaines régions se distinguent toutefois par une situation particulièrement marquée : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et le nord de la Nouvelle-Aquitaine. Les observations font apparaître une dégradation plus prononcée le long d'un axe reliant la Vendée à la région Grand Est. Les départements les plus touchés sont la Creuse, les Deux-Sèvres, la Loire, la Vendée, la Côte-d'Or, le Cher, l'Aveyron et l'Allier.
Un épisode exceptionnel pour un mois de juin
Avec 25 % de ruptures d'écoulement et d'assecs, fin juin 2026 constitue la situation la plus critique enregistrée à cette période de l'année depuis la création du réseau ONDE en 2012. Au-delà du nombre inédit de cours d'eau touchés pour un mois de juin, c'est également l'intensité du phénomène sur certains territoires qui interpelle et laisse présager des conséquences importantes pour les milieux aquatiques.
Quelles perspectives pour les prochaines semaines ?
L'évolution des écoulements dans les semaines à venir dépendra avant tout des conditions météorologiques, et en particulier de l'arrivée de précipitations suffisamment abondantes et durables pour permettre aux cours d'eau de se recharger. En l'absence de tels épisodes pluvieux, la situation pourrait continuer à se dégrader sur les secteurs déjà les plus fragilisés.
Le réseau ONDE
L'Observatoire national des étiages (ONDE) assure le suivi de l'état des écoulements des petits cours d'eau. Sur l'ensemble de l'Hexagone, environ 3 230 stations réparties dans chaque département sont observées visuellement par les agents de l'OFB, selon un protocole national homogène. Ce dispositif, déployé depuis 2012, constitue un réseau de connaissance stable qui permet d'évaluer la situation hydrologique à un instant donné, mais aussi d'analyser l'évolution des étiages d'une année sur l'autre. Ces données appuient directement la prise de décision lors des épisodes de sécheresse, notamment pour la définition des mesures de restriction des usages de l'eau.