Les mollusques font partie des groupes subissant les plus fortes pertes de diversité. Or les études manquent, la malacologie semblant difficile d'accès. Au vu de leur intérêt pour la connaissance des écosystèmes aquatiques, l'Office français pour la biodiversité propose un guide de détermination des bivalves d'eau douce, à la fois pédagogique et scientifique, dont voici l'édition révisée en 2026.
Savoir identifier les bivalves pour mieux connaître les écosystèmes
L’embranchement des mollusques est l’un des taxons dont l’érosion de la diversité est la plus importante. Or il apparaît que la malacologie, l'étude des mollusques, est délaissée. Elle est souvent considérée comme difficile, voire inaccessible, même par des naturalistes confirmés. Ce domaine semble ainsi réservé à une faible proportion de scientifiques et naturalistes, malgré l’intérêt que représente ce taxon pour la connaissance et le fonctionnement des écosystèmes.
Pour l’intérêt des milieux aquatiques, l’étude des mollusques et, dans un premier temps des bivalves, passe par la mise à disposition d’un guide de détermination des espèces. Les rares ouvrages permettant leur identification sont souvent basés sur une description littéraire des critères de détermination. À cela s’ajoute la barrière de la langue qui rend difficile l’utilisation de guides étrangers.
Faciliter l'appropriation de la malacologie
Le présent document se veut pédagogique et scientifique, permettant à des naturalistes de tous niveaux d’être en mesure de déterminer les principales espèces de bivalves de France métropolitaine.
La présentation a été conçue dans l’optique d’une utilisation de terrain, avec un nombre de pages réduit et une riche iconographie.
En espérant que ce guide soit un moyen d’améliorer les connaissances en malacologie aquatique, voire de susciter des vocations dans un domaine relativement « orphelin » de spécialistes.
Cette page, intitulée « Mode d'emploi », explique comment utiliser un guide de détermination des mollusques bivalves.
Le texte introductif indique que la détermination des bivalves se fait de manière dichotomique, en suivant une succession de critères permettant de distinguer d'abord les genres, puis les espèces. Il est recommandé de commencer par le début de la clé et de suivre les flèches. Le lecteur est également invité à consulter le glossaire (pages 36 à 40) pour comprendre les critères de détermination.
Le schéma principal présente le fonctionnement d'une page de détermination :
- le point de départ d'une dichotomie est identifié par une lettre (exemple : C) ;
- chaque étape invite à observer un critère de détermination sur la coquille (par exemple : stries de croissance, umbo ou charnière) ;
- pour chaque critère, plusieurs variantes sont illustrées afin de choisir l'observation correspondant au spécimen ;
- selon le résultat, une flèche oriente soit vers une autre étape de la clé (exemple : renvoi vers la dichotomie E), soit directement vers un genre, avec un renvoi vers la page décrivant l'espèce.
Un pictogramme représentant une loupe et un scalpel signale que ces outils peuvent être nécessaires pour observer certains critères ou pour aller plus loin dans la détermination.
Une flèche relie ensuite cette clé à une page d'information sur l'espèce, qui présente les informations obtenues une fois l'identification réalisée. Cette fiche comprend notamment :
- le nom de l'espèce ;
- sa répartition connue, illustrée par une carte ;
- son statut de protection ;
- une photographie de l'espèce ;
- une indication de l'habitat et du substrat préféré ;
- une échelle de taille.
En haut à droite, une légende explique les pictogrammes de statut affichés sur les fiches espèces. Elle précise que les icônes indiquent, selon les cas :
- une protection nationale ;
- une inscription à la Directive Habitats Faune-Flore (92/43/CEE) ;
- un classement dans la Liste rouge européenne de l'UICN ;
- le caractère exotique de l'espèce.
L'ensemble de la page illustre donc le parcours de l'utilisateur : utiliser une clé dichotomique fondée sur l'observation de critères morphologiques pour identifier un bivalve, puis accéder à une fiche récapitulant les informations essentielles sur l'espèce identifiée.
Bonnes pratiques et limites d'utilisation
Avant toute évolution dans le milieu ou manipulation d'individus, chacun doit prendre connaissance des quelques informations de précautions ou bonnes pratiques pour éviter de léser les bivalves manipulés ou leur environnement.
Certaines limites d'utilisation sont également précisées en dernière page, et au sein du document des indications et références pour aller plus loin selon les espèces.
En complément
Notice
- Date d’édition : juillet 2026
- Auteur(s) : Florent Lamand (OFB), Vincent Prié (Sygen)
- Editeur(s) : Office français de la biodiversité (OFB)
- Collection : Guides et protocoles
- Référence documentaire : DOC00087789
- ISBN web : 978-2-38170-241-4
- ISBN print : 978-2-38170-242-1
- Zone : France hexagonale
- Milieux : Milieux aquatiques continentaux (plans d'eau, cours d'eau, sources et berges), Milieux humides (marais, tourbières et autres zones humides)
- Thématiques : Connaissances, données & diagnostics, Éducation & sensibilisation, Espèces