Le suivi des contaminants et pollutions, renforcé à travers les programmes de surveillance de la directive cadre sur l'eau (DCE), requiert des précautions drastiques. Techniques et paramètres évoluent avec les connaissances, et les méthodes développées font l'objet de validations robustes. Différentes actions se structurent autour des besoins : exercer une surveillance prospective via des réseaux de sites, fiabiliser la mesure, développer des outils, améliorer les connaissances.
Le suivi de la qualité des milieux aquatiques renforcé à travers les programmes de surveillance de la DCE, contribue à évaluer l’état actuel des masses d’eau et à constituer un état des lieux de référence pour les schémas de gestion des eaux (SDAGE) et leurs programmes de mesures. D’autre part, il permet de vérifier l’efficacité des actions mises en œuvre dans le cadre de ces programmes de mesure.
Agir de manière coordonnée : du partage entre experts aux réseaux de sites prospectifs
En matière de surveillance des contaminants, depuis plus de 15 ans, le consortium Aquaref produit de nombreuses références méthodologiques nécessaires à la mise en oeuvre et à l'évolution de la surveillance chimique sur les réseaux DCE. L'OFB, le ministère de la Transition écologique (MTE) et les agences de l'eau ont par ailleurs mis en place en 2016 un réseau de sites DCE dédiés à la surveillance prospective, sur lesquels sont menées des validations opérationnelles de nouveaux outils de détection (échantillonneurs intégratifs, outils biologiques), ainsi que l'identification de composés chimiques émergents susceptibles d'intégrer et donc de faire évoluer, à l'avenir, la définition de l'état des masses d'eau selon la DCE.
L'OFB coanime par ailleurs, avec l'Ineris, le Comité d'experts pour la priorisation (CEP) des pollutions aquatiques, qui appuie le MTE et les bassins dans l'établissement de liste de substances à surveiller pour la DCE.
S'agissant des eaux marines, l'OFB participe à la coordination de la surveillance de descripteurs de pollution du programme de surveillance DCSMM, qu'il s'agisse des contaminants (D8) ou des déchets plastiques (D10).
Mesurer les éléments chimiques : assurer la fiabilité
Les contaminants présents dans les milieux aquatiques ne sont pour la plupart pas encore réglementés par la DCE. Et ceux qui le sont requièrent des précautions drastiques afin qu'ils soient mesurés de façon fiable. Pour ces raisons les techniques et les paramètres de la surveillance doivent évoluer au gré des connaissances, et les méthodes développées doivent faire l'objet de validations robustes.
L’OFB soutient les actions techniques du laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques, Aquaref.
Détecter et mesurer les contaminants : développer des outils et méthodes
La qualité des données issues de la surveillance est conditionnée par l’utilisation de méthodes et de technologies de prélèvement et d’analyse fiabilisées. Elle implique également le développement et l’optimisation d’outils permettant de mieux rendre compte de la totalité du risque (éco)toxique lié à la présence dans l’environnement d’un cocktail de substances chimiques et de leurs produits de dégradation...
Contamination et priorisation des polluants : améliorer les connaissances
En amont de leur surveillance réglementaire, ou pour optimiser cette dernière, il est nécessaire d'appréhender la distribution des contaminants dans l'environnement aquatique, et comprendre les déterminants de leur transfert dans les divers compartiments: eaux, sédiments, biote.