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L'Office français de la biodiversité en Nouvelle-Calédonie
Présentation
La Délégation territoriale de l’Office français de la biodiversité de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna regroupe 5 agents basés à Nouméa. En application de la Constitution française et de la loi organique du 19 mars 1999 les Provinces et le gouvernement de Nouvelle-Calédonie exercent la compétence de protection de la nature et l’OFB intervient à la demande des collectivités et par voie de convention.
Depuis 2009, l’agence des aires marines était présente à Nouméa et a contribué entre autres travaux à la création du Parc naturel de la mer de Corail (par arrêté du gouvernement de Nouvelle-Calédonie le 23 avril 2014) et à l’élaboration de son premier plan de gestion.
À sa suite, l’Office français de la biodiversité a étendu le périmètre de son action vers les autres milieux et les autres enjeux entrant dans le périmètre d’action de l’OFB (biodiversité terrestre et des milieux aquatiques, eau et assainissement notamment) tout en maintenant son appui aux collectivités en matière de gestion et de protection de leur environnement marin.
Ses modes d’action ont évolué également pour, en plus de l’appui technique, développer une logique de soutien financier aux acteurs et de développement de partenariats.
18 575 km²
264 596 habitants en 2025 (6 800 de moins qu’en 2019)
75 % d’espèces végétales endémiques
3419 espèces florales connues dont 2 555 endémiques
35 000 hectares de mangroves et formations associées
1 %, c’est tout ce qui reste de la surface initiale des forêts sèches
Pirogue traditionnelle sur une plage de l'Ile des Pins. Crédit photo : Agnès Carlier / OFB
La Nouvelle-Calédonie bénéficie d’un statut unique, celui de collectivité sui generis, qui lui confère une grande autonomie. La protection de l’environnement sur terre et dans le lagon est une compétence dévolue aux trois Provinces tandis que la gestion de la ressource en eau incombe au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, tout comme la gestion de la Zone économique exclusive. Ainsi, en Nouvelle-Calédonie, la Délégation de l’OFB n’a pas de rôle de gestionnaire de l’environnement, ni de compétence effective dans ce domaine ; elle intervient en appui et à la demande des différentes collectivités territoriales, à savoir le gouvernement néo-calédonien et les trois Provinces : Nord, Sud et des îles Loyauté. Une convention cadre entre l’OFB, l’Etat Français et ces 4 collectivités établit les thématiques et le champ d’action dans lequel la Délégation intervient. L’appui de la Délégation se manifeste sous différentes formes et vers l’ensemble des partenaires impliqués dans la protection de la biodiversité (associations, communes, etc.), via des conventions bilatérales ou des appels à projets nationaux déclinés sur le territoire. Il peut s’agir d’un appui financier, d’un appui technique, ou les deux à la fois.
En Nouvelle-Calédonie, la Délégation de l’OFB intervient en appui aux collectivités dans la définition, la mise en œuvre et l’évaluation de leurs politiques publiques.
Alors que 7 % des foyers calédoniens n’ont toujours pas accès à l’eau potable et que seuls 40 % des foyers nouméens sont raccordés au réseau collectif d’assainissement, l’OFB s’engage auprès du gouvernement et des collectivités de Nouvelle-Calédonie pour la mise en œuvre de la Politique de l’Eau Partagée (PEP) par le biais de la Solidarité Inter-Bassins (SIB). Pour la protection de la biodiversité, des conventions bilatérales de coopération entre l’OFB et chaque Province ont été établies, sur des thématiques différentes.
Ainsi, l’OFB a accompagné la Province Nord dans ses réflexions autour de la définition, l’intégration réglementaire et la mise en place de la séquence « Eviter Réduire Compenser ». L’OFB a également soutenu la province Sud dans l’optique d’améliorer les connaissances et la gestion dans leurs aires protégées.
Mise en eau des lits de séchage des boues d'assainissement non collectif de la commune de Lifou. Crédit Photo : Service de l'eau / Province des Iles
Enfin, la Province des îles Loyauté a souhaité avoir l’appui de l’OFB pour l’amélioration des connaissances et l’expérimentation d’aires marines coutumières protégées.
Politique de l’eau partagée
Face aux pressions qui s’exercent sur les milieux aquatiques et les ressources en eau, la Direction des Affaires Vétérinaires, Alimentaires et Rurales (DAVAR) du gouvernement de Nouvelle-Calédonie a procédé à une importante concertation auprès des usagers afin d’élaborer un document stratégique, la Politique de l’Eau Partagée (PEP) pour l’ensemble du territoire.
Le schéma d’orientation de la PEP a été adoptée à l’unanimité en congrès le 19 mars 2019. L’OFB est aux côtés du gouvernement pour la mise en œuvre.
Eau et assainissement des communes
Les communes exercent la compétence « eau et assainissement ». Grâce au fonds « Solidarité interbassins » l’OFB les accompagne techniquement et financièrement pour développer leurs infrastructures et améliorer le service rendu aux habitants ainsi que la protection de la ressource et du milieu naturel.
En Nouvelle Calédonie entre 2023 et 2025 :
8
projets « eau et assainissement » financés par l’OFB pour 1 M€.
43
projets de connaissance, protection ou restauration de la Biodiversité pour 3,8 M€.
Parce que l’implication de tous est nécessaire pour protéger la biodiversité, les agents de la Délégation territoriale mènent des actions de sensibilisation auprès de l’ensemble des acteurs de Nouvelle-Calédonie. À travers les appels à projets nationaux déclinés en Nouvelle-Calédonie, tels que les Atlas de la biodiversité communale (ABC), TeMeUm et les Aires éducatives, l’OFB soutient des démarches de sensibilisation du grand public, de mise en place de sciences participatives et de formation et sensibilisation des élus et des agents des collectivités.
Tricots rayés jaunes (Laticauda saintgironsi) et pourpier de mer (Sesuvium portulacastrum). Crédit Photo Hortense Lecercle / OFB
Dans le cadre de leur compétence de protection de la nature, les Provinces et le gouvernement s’appuient sur les instituts, l’université, les bureaux d’études ou les associations pour améliorer leur connaissance et le suivi des écosystèmes et des espèces.
La Délégation peut apporter un appui technique en mobilisant des experts nationaux sur des sujets spécifiques, ou un appui financier. Certains projets d’acquisition de connaissances ou de suivis scientifiques, portés par les collectivités ou les associations peuvent être accompagnés s’ils permettent ou soutiennent des actions opérationnelles de gestion portées par les structures compétentes.
La Délégation assure également le déploiement en Nouvelle-Calédonie de certains appels à projets ou appels à manifestation d’intérêt nationaux de l’OFB.
Le Parc de la Mer de Corail
Deux études d’importance majeure ont été cofinancées par l’Etat français (Fonds vert) et l’OFB pour le suivi de la mégafaune marine du Parc de la Mer de Corail d’une part et pour la mise en place d’un protocole de restauration de l’Ile de Whalpole. (Soutien OFB respectivement de 135 000 € et 610 000 €). Le travail se déroulera dans le Parc entre juin 2025 et mars 2028.
Appel à manifestation d’intérêt Espèces exotiques envahissantes
En 2023, un appel à manifestation d’intérêt a permis la contractualisation d’un projet de recherche et développement en province Sud qui permettra d’identifier et mieux lutter contre l’implantation de poissons exotiques dans la Plaine des Lacs. En effet, les Guppy, Tilapia et surtout Black-bass représentent une menace pour la faune native dont le poisson micro-endémique à la région et en danger d’extinction, Galaxias neocaledonicus.
Suivi des pontes de tortues
À la suite des évènements de 2024, l’OFB est venu compléter le financement de la Province Sud pour le suivi et la protection des pontes de tortues Grosse tête (Caretta caretta) par l’association Bwara à Bourail. La plantation d’arbres protecteurs, la récolte et l’analyse des données de pontes, etc. seront appuyées à titre exceptionnel par l’OFB pour les trois années à venir.
En Nouvelle-Calédonie, ce sont les collectivités territoriales : les 3 Provinces et le gouvernement qui sont gestionnaires de leurs domaines. Ainsi, l’OFB n’intervient pas en tant que gestionnaire d’espaces naturels protégés, mais appuie les collectivités dans leur réflexion autour de la création d’aires protégées, l’élaboration et l’évaluation de documents de gestion et enfin la gestion des différentes aires protégées (les statuts d’espaces protégés étant différents de ceux des départements et régions d’outre-mer et de l’Hexagone).
Chiffres clés
55
aires protégées en province Sud (29 aires protégées terrestres et 16 aires marines protégées).
13
aires protégées en province Nord (9 aires marines protégées et 4 aires protégées terrestres).
2
aires marines coutumières protégées sont à l’expérimentation en province des îles Loyauté.
6
sites sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
1
site RAMSAR de 44 000 hectares (Lacs du Grand Sud)
Le Parc de la Mer de Corail
Le Parc de la Mer de Corail est géré par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, en partenariat avec l’État français, qui assure en particulier la surveillance de la zone grâce à une présence renforcée de l’Action de l’État en mer. Les décisions s’appuient sur un comité consultatif "PUCOO A TÉI" (collectif qui étudie, analyse en langue Païci) et un comité scientifique. L’OFB siège dans ces deux instances avec une voix consultative. Le Service du Parc Naturel de la Mer de Corail et de la Pêche en a élaboré le plan de gestion et assure sa mise en œuvre en maintenant l’homme au cœur des décisions de protection de la nature.
Il s’agit de l’une des plus grandes aires marines protégées du monde et les dispositions prises pour sa gestion et pour l’exploitation durable des ressources halieutiques en fait un site exemplaire. En 2023, un arrêté du gouvernement de Nouvelle-Calédonie a étendu les zones de protection forte du parc à 10 % de son espace maritime. L’OFB a accompagné les démarches de concertation en amont de cette décision et sera aux côtés du gouvernement pour de nouvelles concertations à venir.
Provinces
L’OFB appuie les Provinces pour l’élaboration de leurs stratégies de gestion de la biodiversité et de leur stratégie « aires protégées » en s’appuyant sur l’exemple des stratégies nationales (SNB et SNAP).
En Nouvelle-Calédonie, la compétence relative à la mission de police de l’environnement appartient aux 3 Provinces ; ce sont donc elles qui légifèrent et agissent dans ce domaine. Ainsi, ce sont des agents provinciaux assermentés et commissionnés, les gardes-nature, qui sont en charge de surveiller les milieux terrestres et marins, d’informer, de contrôler et de sanctionner le cas échéant les usagers en infraction avec les codes de l’environnement provinciaux.
Au niveau de la Zone économique exclusive (ZEE), les compétences sont partagées entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’État Français, représenté par le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie. Ainsi, la surveillance du Parc Naturel de la Mer de Corail, qui couvre toute la ZEE (les eaux municipales et provinciales en sont exclues) est partagée entre le gouvernement et l’Action de l’État en Mer.
En tant que soutien technique et financier des Provinces et du gouvernement, la Délégation territoriale peut soutenir ces collectivités dans leurs réflexions et dans la mise en œuvre de leurs réglementations et actions en matière de protection de l’environnement.
La Nouvelle-Calédonie fait partie des 34 hotspots reconnus dans le monde, synonyme d’une faune et flore riche et de milieux naturels exceptionnels, mais également d’une pression anthropique importante sur les écosystèmes. Près de 75% de la flore des forêts calédoniennes est endémique, classant ainsi la Nouvelle-Calédonie 4ème mondiale en matière d’endémisme et même 1ère au monde si l’on rapporte ce taux à la surface de l’archipel ! Parmi les espèces présentes, on trouve Amborella trichopoda, « la mère de toutes les plantes à fleurs » de notre planète.
Côté faune terrestre, les reptiles et les chauves-souris ont les taux d’endémisme les plus élevés et on rencontre l’espèce de geckos la plus grande au monde, Rhacodactylus leachianus, qui peut atteindre 35 centimètres de long ! La faune aviaire calédonienne compte 24 espèces endémiques, dont le fameux cagou : l’oiseau qui ne sait pas voler…
La biodiversité marine calédonienne n’a rien à envier à sa consœur terrestre. Les lagons et les récifs sont parmi les plus riches de la planète, ils abritent 457 espèces de coraux durs, et il est estimé qu’ils représentent 30% des récifs fonctionnels de la planète ! Grâce à leur bon état de conservation ; une partie des récifs est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. Les récifs d’Entrecasteaux sont un lieu de ponte privilégié pour 100 000 tortues vertes, ce qui en fait le second site le plus important pour cette espèce dans le Pacifique sud.
Les incendies figurent parmi les principales pressions anthropiques qui pèsent sur les milieux naturels en Nouvelle-Calédonie aux côtés de l’extension des espèces exotiques envahissantes et de l’exploitation minière. Ces modifications s’additionnent au changement d’affectation des sols au profit de l’urbanisation ou de l’agriculture et contribuent à la disparition des espèces rares et menacées et à l’augmentation de l’érosion des sols par lessivage.
L’écosystème récifal est affecté par cet apport de sédiments, de nutriments et de métaux alors même qu’il est fragilisé par le changement climatique.
La Nouvelle-Calédonie voit chaque année entre 20 000 et 70 000 hectares de végétation partir en fumée, à cause d’incendies dont l’origine est majoritairement anthropique : brûlis pour l’agriculture ou la chasse, départs de feux accidentels, malveillance de certains individus ou encore négligence. Le climat peut favoriser par la suite la propagation de ces incendies (vents forts, sécheresse, canicule, …).
Les actions à mettre en œuvre ne sont pas simples : la sensibilisation est importante, mais ne suffit pas. Les études ont mené à l’installation de barrières végétales ignifugées ou à la tonte de pare-feu, qui sont autant de propositions à intégrer dans les plans de gestion.
Les espèces exotiques envahissantes (EEE) impactent durablement les écosystèmes. Ces espèces, qu’il s’agisse de vertébrés, d’invertébrés ou de végétaux, ont été introduites sur le territoire et se sont multipliées aux dépens des espèces autochtones. La population de cerf Rusa s’est accrue considérablement ces dernières années et nécessite une régulation importante à très court terme pour protéger les espèces endémiques en particulier de forêt sèche de la chaîne centrale.
L’activité minière est une industrie majeure en Nouvelle-Calédonie, notamment l’extraction de nickel et de cobalt. L’exploitation de ces minerais a fortement modifié et impacté les paysages calédoniens, « de la mine au lagon » : crêtes et flancs de montagnes mis à nu et milieux aquatiques et marins engravés et pollués.
Outre les conditions climatiques, les ressources en eau et les milieux aquatiques en Nouvelle-Calédonie sont impactés par diverses menaces, en particulier par le feu et certaines espèces exotiques envahissantes, les pollutions accidentelles ou chroniques d’origine domestique (défaut d’assainissement), industrielle (« eaux rouges », rejets industriels) ou agricole, ainsi que par des prélèvements excessifs.
Comprendre et agir
Les dispositifs pilotés par l'OFB en Nouvelle-Calédonie
Grâce à la convention cadre de partenariat signée avec l’ensemble des collectivités compétentes, la Délégation territoriale Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna décline de façon opérationnelle, les dispositifs nationaux de l’OFB sur l’archipel. Sans prétendre à l’exhaustivité, et en ciblant les projets sur lesquels l’OFB est particulièrement impliqué techniquement et financièrement.
Un Atlas de la biodiversité communale (ABC) est une démarche initiée par une collectivité ou une association, en lien avec une commune ou une Province, pour acquérir et partager une meilleure connaissance de la biodiversité d’un territoire. Il permet de cartographier les enjeux de la biodiversité locale et constitue une aide à la décision afin de préserver et valoriser le patrimoine naturel communal et mobiliser l’ensemble des acteurs locaux autour de ces enjeux.
En Nouvelle-Calédonie, 6 projets d’ABC ont été financés par l’OFB : l’ABC de la commune de Païta, l’ABC de Touho porté par l’association Hô-üt, l’ABC de la Province des îles Loyauté, l’ABC de la commune de Maré, l’ABC de la commune de Poum et l’ABC de la Côte Oubliée, porté par l’association l’Œil.
L'Atlas de la biodiversité communale de Poum
L'Atlas de la biodiversité communale de Poum est disponible ! Fruit de plus de deux années de travail de terrain, d’analyse et de collaboration entre associations locales, habitants et scientifiques, cet ouvrage unique met en lumière la richesse exceptionnelle du territoire de Poum, entre terre et mer, entre faune et flore, entre données naturalistes et savoirs traditionnels. Il faut découvrir le Lexique sur la nature en langues vernaculaires parlées à Poum.
Une aire éducative est un projet pédagogique porté par une ou plusieurs classes, du CE2 au lycée, où les élèves réfléchissent à la préservation d’un petit bout de territoire proche de leur établissement scolaire. Ils vont observer, s’interroger, réfléchir collectivement et proposer des actions en lien avec leurs observations. Le projet est un support pour l’enseignant pour développer les compétences du programme scolaire et l’éco-citoyenneté.
Ce dispositif est déployé en province Nord et province des îles Loyauté par l’OFB, soutenu par le CIE-NC, depuis 2021. Cet appel à projets annuel permet de financer le lancement de nouvelles aires éducatives ou la poursuite d’aires éducatives existantes. Un processus de labellisation a lieu en fin de chaque année. En Nouvelle-Calédonie, en 2025, il y a 10 aires éducatives actives.
TeMeUm est un programme qui soutient de manière opérationnelle les acteurs de la préservation de la biodiversité des Outre-mer français à travers 3 appels à projets : les micro-projets, les compagnonnages et les projets partenaires. En Nouvelle-Calédonie, 30 projets ont été financés par l’OFB depuis 2020.
En dehors de tout appel à projet, les acteurs du territoire peuvent aujourd’hui se tourner vers la Délégation de l’OFB pour présenter un projet de recherche action, de gestion ou d’action de protection de la biodiversité. En fonction de sa proximité avec les enjeux et priorités identifiées par la stratégie de protection de la biodiversité, le soutien au projet pourra être technique, financier, annuel ou pluriannuel.
L’alimentation en eau potable et le traitement des eaux usées sont des priorités identifiées pour le territoire. Les communes peuvent se tourner vers la Délégation de l’OFB pour faire le point sur leurs projets en la matière et obtenir un soutien technique et financier.
En 2024, la commune de Bourail a bénéficié d’un soutien pour l’alimentation en eau potable.
L’Agence néo-calédonienne de la biodiversité (ANCB) est un groupement d’intérêt public permettant la coopération, la concertation et enfin l’animation au service des stratégies environnementales définies par les collectivités de Nouvelle-Calédonie et par l'Etat. L’OFB travaille avec l’ANCB par voie de convention sur l’ensemble de ses pôles : marin (Plans d’action Tortue et Dugong, suivi des milieux, etc.), terrestre (forêt sèche) et le pôle menaces pour les espèces exotiques envahissantes.
En 2025, l’ANCB assure la gestion du fonds de la Nouvelle-Calédonie en soutien aux associations œuvrant pour la biodiversité, créé par le gouvernement du territoire après les émeutes de 2024. Ce fond va permettre entre autres le financement complémentaire d’un ABC porté par l’association de Dumbéa rivière vivante en lien avec la commune et la Province Sud.
En réponse à la richesse extrême et la fragilité de la végétation et aux pressions anthropiques qui s’exercent dessus (incendies, cerfs, mines, etc.), l’OFB appuie la préfiguration d’un conservatoire botanique de Nouvelle-Calédonie. Les trois Provinces et l’État sont très engagés dans l’action aujourd’hui portée par l’institut néocalédonien de l’agriculture (IAC). L’association Endémia est étroitement associée au processus. Les objectifs affichés du conservatoire sont l’amélioration de la connaissance et l’appui à l’expertise technique, la contribution à la gestion et à la restauration, la sensibilisation et la mobilisation, ainsi que la valorisation de données.
La direction du service d’État de l’agriculture, de la forêt et de l’environnement (DAFE), créée par décision du 5 mars 1992 des ministres chargés respectivement de l’agriculture, de l’outre-mer et de l’environnement est un service déconcentré du ministère chargé de l’agriculture. L’OFB travaille en lien étroit avec la DAFE pour l’appui technique et financier du territoire : mise en œuvre de la Politique de l’eau partagée, gestion des cofinancements Fonds vert, etc.
L'Observatoire de l’environnement en Nouvelle-Calédonie (OEIL) a été créé pour répondre aux nombreuses questions sur l'impact grandissant des activités humaines, industrielles et minières sur l'environnement.
Son objectif : Faciliter la décision des acteurs sur les mesures à prendre pour conserver l’environnement dans un bon état.
Le Centre d'Initiation à l'Environnement (CIE.NC) est une association, créé en 1996 et agréée par la direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie. Le CIE.NC sensibilise les différents publics à la protection et à la préservation de l’environnement, par l’intermédiaire d’interventions et par la création de supports (livrets, expositions, etc.) notamment auprès des jeunes scolaires, hors scolaires et des clientèles adultes, mais également lors d’évènements ou de manifestations publique.
L’OFB et le CIE ont signé en 2025 une convention de partenariat de deux ans pour le développement des aires éducatives dans les provinces Nord et des îles Loyauté.