L'Office français de la biodiversité en Guyane
Présentation
L’Office français de la biodiversité en Guyane regroupe près de 35 agents qui se déploient sur tout le territoire.
Il est structuré autour d’une implantation principale située à Rémire-Montjoly où l’on retrouve :
- la Délégation territoriale (DT) qui porte différentes missions liées à la mobilisation de la société, à l’appui aux politiques publiques, à la gestion d’espacés naturels, aux financements de l'Eau et de la Nature, etc. Le Délégué territorial représente la Direction des Outre-mer (DOM), coordonne les services de l’OFB en Guyane et développe la politique de partenariat.
- Le Service départemental (SD) qui est compétent en matière de police de l’environnement, rattaché à la DOM ;
- une partie de l’Unité technique « Connaissance » (UTC) qui développe des programmes d’acquisition de connaissances sur la biodiversité, rattachée à la DOM dont une partie est également basée à Kourou ;
- l’équipe Économie et biodiversité dédiée à l’accompagnement de projets de valorisation économique de la biodiversité dans les Outre-mer, rattachée à la Direction Acteurs et Citoyens (DAC) ;
Quelques agents sont également basés à Kourou (Campus Agronomique) avec une partie de l’UTC et une équipe du service Espèces à enjeux de la Direction de la recherche et de l’appui scientifique (DRAS), rattachée à l’unité mixte de recherche Ecofog et au Pôle Recherche & développement Ecla (écosystèmes lacustres),
- L’OFB intervient également en Guyane dans le cadre du LIFE ARTISAN (dont l’animation régionale est basée aux Antilles). Ce projet vise à accroître la résilience des territoires aux changements climatiques par la promotion des solutions d’adaptation fondées sur la nature.
Carte des implantations de l'OFB en Guyane
Enfin, l’OFB est lié en Guyane à deux espaces protégés :
- comme gestionnaire associé du site naturel protégé Pointe Isère-Savane Sarcelles des anciennes rizières de Mana (2 330 ha de propriété du Conservatoire du littoral), avec le GEPOG, la commune de Mana, le Parc Naturel Régional de Guyane (PNRG) et le Groupement de Développement Agricole (GDA) de Mana ;
- dans le cadre d'un partenariat étroit avec le Parc Amazonien de Guyane (convention de rattachement) : l’OFB, assure des missions support et anime certains réseaux dans le but de favoriser les échanges et l’émergence de projets collectifs.
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Une nouvelle réglementation entre progressivement en vigueur en France depuis 2017 pour limiter les impacts des espèces exotiques envahissantes.
Ce guide rappelle les obligations et les échéances à respecter pour la mise en œuvre de cette réglementation par les établissements à vocation commerciale (élevage, animalerie, producteur ou vendeur de végétaux, entreprise de transformation…) en Guyane.
Missions et priorités d'action
Missions
En Guyane, les agents des services mettent en œuvre les 5 grandes missions de l’Office français de la biodiversité.
L’OFB apporte un appui aux acteurs publics, privés et à la société civile pour la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
L’OFB apporte un soutien financier pour la mise en œuvre des directives européennes (financement de l’Office de l'eau de Guyane pour la Directive cadre sur l’eau) et travaille en partenariat avec les services de l’État en Guyane pour l’accompagnement des politiques publiques nationales (Stratégie Nationale Biodiversité : participation à sa territorialisation via la COP régionale ; Stratégie Nationale Aires Protégées : participation la rédaction du Plan d’Action Territorial). L’OFB apporte un appui technique et scientifique aux pouvoirs publics dans la mise en œuvre de mesures environnementales (exemple : contribution à la définition d’un protocole d’identification et de délimitation des zones humides spécifique à la Guyane).
Les agents représentent l’établissement dans des instances de consultation (conseils de gestion des réserves naturelles, Comité Eau et Biodiversité, Conférence Maritime Régionale, Conseil Maritime Ultramarin, CAR, etc.), accompagnent les acteurs du territoire dans l’élaboration et la mise en œuvre de documents cadre (SDAGE, Document Stratégique de Bassin Maritime, Schéma d’Aménagement Régional, etc.) et contribuent à des analyses territoriales.
L’OFB participe, à sa mesure, à l’amélioration de la résilience du territoire guyanais aux changements climatiques par l’incitation à l’adoption de solutions d’adaptation fondées sur la nature, notamment via le LIFE ARTISAN (projet pilote sur la Communauté d’Agglomération du Centre Littoral visant à l’aménagement des canaux pour l’évacuation des eaux pluviales).
Appui aux politiques publiques liées à la chasse en Guyane
La Délégation assure la formation et organise les examens du permis de chasser.
Depuis la mise en place du permis de chasser en Guyane en 2017, l’OFB encadre la formation spécifique à la Guyane du permis de chasser, en l’absence d’une fédération départementale des chasseurs. L’OFB travaille avec une dizaine de formateurs locaux qui dispensent la formation dans 20 centres de formation sur le territoire, au plus proche des candidats au permis de chasser. Enfin, comme sur le reste du territoire français, c’est l’OFB qui est chargé d’organiser les épreuves du permis de chasser. Un inspecteur du permis de chasser de l’OFB s’occupe de faire passer cet examen spécialement conçu pour le contexte guyanais.
Depuis l’instauration du permis de chasser, un peu plus de 10 000 permis ont été délivrés.
L’OFB participe également à faire connaître la réglementation sur la pratique de la chasse en Guyane (guide du jeune chasseur, livret méthodologique et fiches oiseaux du projet “Recommandations pour une chasse durable des oiseaux forestiers”, affiche des espèces chassables et commercialisables avec le Parc amazonien de Guyane).
Parce que l’implication de tous est nécessaire pour protéger la biodiversité, les agents de la délégation territoriale et des services départementaux mènent des actions de sensibilisation auprès de l’ensemble des acteurs de Guyane, et participent par exemple aux évènements guyanais en lien avec les thématiques de l’OFB, interviennent auprès d’étudiants pour présenter leurs missions, et communiquent sur les enjeux de biodiversité via différents canaux.
L’OFB travaille avec un ensemble d’acteurs pour enclencher des changements transformateurs et soutenir les actions collectives favorables à la biodiversité.
Mobilisation de la société
Pour répondre aux enjeux de maintien de la biodiversité en Guyane, les agents de l’OFB œuvrent pour mobiliser l’ensemble de la société : services de l’État, collectivités territoriales, autorités coutumières, citoyens et citoyennes, acteurs économiques (comme les secteurs de la pêche ou du tourisme), monde associatif, acteurs de la recherche, du monde agricole, scolaires, du monde de la chasse, etc.
En particulier, la Délégation territoriale déploie sur le territoire les dispositifs nationaux : Atlas de la biodiversité communale (ABC), Aire éducative, Territoire engagé pour la nature, qui permettent à tous et toutes, y compris les décideurs et les citoyens, de s’impliquer à réduire les pressions exercées sur la faune, la flore et les habitats.
Avec ses partenaires, l’OFB porte les enjeux de biodiversité lors des différentes manifestations grand public sur le territoire à l’image de la Fête de la Nature, la Fête de la Science, la Fête de la Mer et des Littoraux, des festivals Alternayana, GreenDays et DD Jardine, mais aussi du Salon régional de l’agriculture. Les équipes de l’OFB partagent également leurs connaissances sur leurs thématiques de prédilection et présentent un aperçu de la diversité des métiers liés à la protection de la biodiversité auprès de publics scolaires dans des partenariats avec des établissements ou lors d’interventions ponctuelles, et plus largement auprès des jeunes en participant à la Journée défense et citoyenneté et Service national universel.
Appui aux acteurs
L’OFB a la possibilité de financer des actions de divers acteurs : collectivités territoriales et leurs groupements, personnes morales de droit public ou privé, structures et organisations internationales. Plusieurs dispositifs de financement d’actions en faveur de la biodiversité existent.
Via le mécanisme de Solidarité interbassins (SIB) et dans le cadre du Plan Eau DOM, la Direction des Outre-mer, met son expertise au service de l'appui aux politiques de l'eau et finance la réalisation d’études ou d’infrastructures liées à l’assainissement des eaux usées et à l’alimentation en eau potable auprès des collectivités.
Depuis novembre 2024, un agent a été recruté spécifiquement au sein de la Délégation territoriale pour accompagner les communes et les établissements publics intercommunaux sur le sujet.
Dans le domaine de la biodiversité, les interventions financières relèvent de programmes nationaux ou spécifiques aux Outre-mer et peuvent prendre des formes différentes : attribution de subventions dans le cadre d’appels à projets, d’appels à manifestation d’intérêt ou « au fil de l’eau », engagement de contrats de coopération public-public, de recherche et développement ou de parrainage. L’OFB apporte un soutien à la recherche via le financement de projets mais également via l’encadrement de thèses et stages. Un guide sur les financements en faveur de la biodiversité pour les outre-mer est accessible.
Les agents accompagnent les structures sollicitant un soutien financier auprès de l’OFB dans le montage de leur projet, parfois avec un appui technique. Depuis janvier 2025, dans le cadre du projet LIFE Biodiv’ France, porté en national par l’OFB avec une trentaine de partenaires, un agent a été recruté spécifiquement au sein de la délégation territoriale pour accompagner à la mise en œuvre de la stratégie nationale de la biodiversité et à sa déclinaison en Guyane laure.gardel@ofb.gouv.fr
Les modalités du soutien financier apportées aux porteurs de projets sont cadrées par le programme d’intervention de l’OFB.
L’OFB et la DGTM ont initié un Comité des financeurs concernant des projets en lien avec la biodiversité. Avec les autres financeurs de la biodiversité que sont la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), les services de la préfecture (Direction générale de la coordination et de l’animation territoriale – DGCAT), l’Office de l’eau de Guyane (OEG), l’Agence française de développement (AFD) et l’ADEME, il s’agit d’avoir un espace d’échange pour renforcer les synergies entre bailleurs et avoir une cohérence entre les financements. Ce comité se réunit trois à quatre fois par an.
L’OFB développe également des actions de coopération régionale, avec des Etats et parties prenantes de la biodiversité œuvrant notamment au Brésil, Suriname et Guyana, mais aussi plus largement dans les Caraïbes, sur des programmes de gestion des milieux, conservation d’espèces et d’éducation à l’environnement.
- Projet BIO-PLATEAUX (partages d’informations sur l’eau et la biodiversité des milieux aquatiques entre la Guyane française et ses voisins du Brésil et du Suriname, notamment sur les bassins versants respectifs de l’Oyapock et du Maroni pour une meilleure gestion de la ressource en eau).
- Coopération transfontalière du PNA : l’OFB apporte un appui technique au Plan régional d’actions pour la Tortue Luth (Dermochelys coriacea), coordonné par le WWF Guianas (Regional Action Plan for the Nortwest Atalantic Leatherback sea turtle in the wider carribbean region)
- Projet INTERREG Caraïbes Amazonie sur les espèces limicoles migratrices
Unité Entreprise et Biodiversité
L’équipe d’appui aux acteurs économiques travaille sur le développement d’une stratégie d’intervention pour la structuration de filières cibles en Guyane, mais également dans les autres territoires ultramarins. Les domaines d’expertise de l’équipe sont l’agroécologie et les modes de culture durable, les plantes aromatiques à parfum et médicinales (PAPAM), les productions végétales locales et l’écotourisme. Sur ces thématiques, elle accompagne des projets et développe des partenariats sur l’ensemble des territoires ultramarins pour appuyer la mise en œuvre d’actions concrètes pour un développement économique pour et par la biodiversité. Elle appuie également les acteurs économiques de Guyane sur les dispositifs OFB à destination de ces acteurs, et notamment sur le programme Entreprises Engagées pour la Nature (https://www.ofb.gouv.fr/entreprises-engagees-pour-la-nature)
L’équipe a co-organisé avec la Collectivité Territoriale de Guyane les Rencontres économie et biodiversité sur les thématiques de l’alimentation durable et de l’écotourisme en mars 2023.
Au plus près du terrain, les 13 inspecteurs et inspectrices du Service départemental 973 assurent des missions de police de l’environnement. Ainsi, nos agents sensibilisent les différents acteurs, préviennent et relèvent les atteintes à l’environnement. Ces inspecteurs commissionnés “eau et nature” exercent leurs prérogatives administratives sous l’autorité du Préfet, et mènent également des enquêtes judiciaires sous la direction du parquet :
La police administrative consiste à contrôler le respect des mesures édictées par l’autorité administrative, comme la détention de faune sauvage ou l’aménagement de milieux naturels.
Selon les cas, les règles et prescriptions administratives faisant l’objet d’un contrôle administratif peuvent être :
- Soit générales lorsqu’elles sont fixées par une décision réglementaire
- Soit individuelles, lorsqu’elles sont fixées par un acte individuel d’autorisation ou de prescription.
Le Service Départemental (SD) contribue à l’exercice des missions de police administrative relatives à l’eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche L’exercice de la police administrative est une compétence propre du gouvernement exerçant son pouvoir réglementaire. Cette compétence se retrouve dans les mains de son représentant à l’échelle locale, le Préfet de la Région Guyane. La police administrative de l’environnement est mise en œuvre par les services déconcentrés de l’Etat, avec le concours des contrôleurs des établissements publics, dont l’OFB.
L’organisation de la police administrative se fait par le biais de plans de contrôle thématiques « eau et nature », « police sanitaire », « pêches maritimes » et « environnement marin » établis annuellement par les services déconcentrés des ministères en charge de ces thématiques et les établissements public concernés, dont l’OFB. Ces plans de contrôle sont validés par un comité permanent composé du Préfet et du procureur de la République.
Les agents du SD contribuent à l’exécution de ces plans de contrôle dans les domaines de compétence de l’établissement et selon les priorités d’intervention définies par celui-ci.
Dans le cadre de leurs missions de police administrative, les agents du SD peuvent ainsi contrôler les sites et structures soumis à déclaration ou autorisation, consulter les documents en relation avec l’activité contrôlée voire procéder au prélèvement d’échantillons avec modalités de contrôle adaptées.
La police judiciaire consiste à rechercher et à constater, sous l’autorité du procureur de la République, les infractions en matière de protection de la nature et de l’eau.
Les 13 Inspecteurs de l’environnement de l’OFB en Guyane œuvrent au quotidien pour prévenir ou lutter contre les préjudices écologiques.
Leurs domaines de compétence portent sur :
- la police de l'eau (travaux en cours d’eau ou en zones humides, pollution des cours d’eau, lutte contre l’orpaillage illégal, atteintes à l’environnement survenus dans le cadre de projets industriels…) ;
- la police des espaces naturels (milieux "protégés", comme les marais de Kaw par exemple, ou soumis à réglementation particulière comme le lac du barrage de Petit-Saut) ;
- la police de la faune et de la flore protégées ou réglementées (actions anti braconnage des tortues marines, atteintes aux habitats d’espèces animales ou végétales protégés, faune sauvage captive, trafic d’espèces …) ;
- la police de la chasse (réglementation propre au quotas ou périodes de prélèvements de faune chassable, d’insectes et arachnides…) ;
- la police de la pêche (lutte contre la pêche illégale, pêche du Mérou géant…) ;
- les infractions prévues par le code pénal en matière d'abandon d'ordures, déchets, matériaux et autres objets.
Le Service départemental de Guyane collabore avec de nombreux partenaires (OCLAESP/Gendarmerie nationale, Douanes, état-major de lutte contre l’orpaillage et la pêche illicites - EMOPI, Direction générale des territoires et de la mer - DGTM, Parquet, Office national des forêts - ONF, gestionnaires d’espaces protégées, action de l’Etat en mer, Police nationale et municipale, etc.) pour mener à bien ces missions complexes.
Espèces et habitats d’espèces protégées
La très riche biodiversité de Guyane est l’objet d’atteintes nombreuses contre lesquelles luttent les agents du Service Départemental. Des actions de contrôle des prélèvements par la chasse, des opérations antibraconnage, sont menées partout sur le territoire (pistes forestières, fleuves et rivières), notamment sur certaines zones sensibles telles que le barrage de Petit-Saut.
La protection particulière des tortues marines, espèces emblématiques de Guyane et menacées d’extinction, passe par des opérations diverses en fonction de la nature des atteintes ciblées : historiquement, les agents de l’OFB de Guyane sont spécialisés dans la lutte anti-braconnage et les agents du SD sont ainsi très présents sur les sites de ponte qu'ils surveillent discrètement pendant la période de présence des tortues. Ils effectuent aussi des opérations en mer afin de lutter contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée dont les filets capturent accidentellement les reptiles et mammifères marins. Ils procèdent également à des enquêtes judiciaires à l’encontre des propriétaires d’animaux domestiques divagants portant atteinte aux tortues adultes ou émergentes, et à l’encontre des occupants des habitations dont les éclairages provoquent des désorientations de façon récurrente sur les reptiles.
Enfin la détention illicite de faune sauvage captive et le commerce illégal d'espèces protégées font également l’objet de procédures judiciaires et contrôles.
Préservation des milieux
Continuité écologique, travaux en cours d’eau, exploitation des ressources minérales, travaux en zones humides, plans d’eau – vidanges... l’OFB est garant avec ses partenaires du respect des réglementations relatives à l’exploitation durable de la ressource et à ses usages, aux pollutions diverses, et au respect des continuités écologiques et des zones humides.
Service associé à la DGTM dans la lutte contre les pollutions urbaines, conformément au plan de contrôle, le SD procède aux constatations des rejets polluants issus des stations d’épuration qui dysfonctionnent.
Depuis peu, ils sont particulièrement mobilisés sur le sujet de l’activité minière légale et illégale, avec des objectifs d’accompagnement et de contrôle pour la première, et de lutte pour la seconde.
Avis techniques
Les agents du service départemental Guyane rédigent des avis techniques sur les projets d’aménagement auprès des services instructeurs de la Direction générale des territoires et de la mer (DGTM).
En Guyane, les équipes de l’OFB mettent en œuvre plusieurs suivis en lien avec des usages et problématiques de gestion existantes sur le territoire (coexistence humain-félin, impact des activités anthropiques, restauration des sites d’exploitation minière) et développent des programmes de recherche.
La Guyane française possède un patrimoine écologique exceptionnel, dont la préservation constitue un enjeu majeur face aux pressions croissantes liées au développement du territoire. Pour de nombreuses espèces, le manque de connaissance constitue un frein à l'élaboration de stratégies de conservation adaptées.
Dans ce contexte, l’équipe du service Conservation et Gestion des Espèces à Enjeux de la Direction de la Recherche et de l’Appui Scientifique (DRAS) de l’OFB mène des travaux visant à combler ces lacunes et développe des programmes de recherche.
Ses recherches portent notamment sur des espèces à enjeux de conservation telles que la loutre géante, la biche des palétuviers, ainsi que sur l’impact des activités humaines (exploitation minière, extraction du bois immergé à Petit-Saut, enquête chasse) sur les populations animales. Les travaux incluent l’étude des pressions anthropiques sur la biodiversité et le rôle de la faune dans le fonctionnement des écosystèmes forestiers.
L’exemple des enquêtes chasse
Afin de mieux comprendre les pratiques de chasse en Guyane et les prélèvements sur la grande faune, des enquêtes ont été réalisées principalement au cours de 2 périodes : dans les années 1990 au sein du Parc Amazonien puis dans les années 2010 sur le littoral. Ces enquêtes, basées sur le volontariat et l’anonymat de chasseurs, ont permis de recueillir des informations concernant notamment la date, l’heure et les lieux de départ et de chasse, le nombre de chasseurs, les moyens d’accès et le mode de chasse, ainsi que le tableau de chasse.
Ces données ont été ensuite analysées pour définir des premiers indicateurs de durabilité de la chasse tels que :
- le nombre moyen d’animaux prélevés par sortie de chasse et par chasseur ;
- la proportion des véhicules motorisés utilisés ;
- la durée des sorties de chasse ;
- la distance moyenne parcourue.
Les différents supports produits par la DRAS sont distribués par les agents de l’OFB et nos partenaires afin de favoriser la transmission des pratiques de chasse respectueuses de la biodiversité et de sensibiliser les populations aux nouvelles réglementations (périodes, zones et quotas de chasse, reconnaissance des espèces protégées, chassables et commercialisables).
L’expertise est également valorisée à travers les conseils scientifiques (CSRPN, Conseil scientifique du Parc amazonien de Guyane, Conseil de gestion des Réserves naturelles), des réseaux d’experts de la Commission pour la sauvegarde des espèces de l’UICN (Pécari, hocco, tapir), et la collaboration avec des acteurs de la restauration écologique notamment en lien avec l’activité minière (SOLICAZ, projet REGEMINE).
L’Unité Technique « Connaissance » de la Direction des Outre-mers, avec le soutien de la DRAS et du Service Départemental, mène des suivis et des études sur 4 principales thématiques :
La grande faune et la chasse
- Les Indices Kilométriques d’Abondances (IKA) : Depuis 2012, l’OFB réalise des IKA dans le but de détecter des tendances révélatrices de l’état de la faune et de la pression de chasse exercée sur les secteurs suivis. L’UTC réalise ces suivis faunistiques tous les 2-3 ans sur deux zones chassées du littoral guyanais ( Roura et Saint-Georges) et sur le Centre Spatial Guyanais (CSG). L’IKA de Petit-Saut a été arrêté en 2018.
L’UTC a également entrepris une analyse englobant l’ensemble des données IKA des espaces naturels et des Réserves Naturelles de Guyane réalisant ces suivis depuis plus de 10 ans. - Une future session d’enquêtes chasse est prévue d’être menée sur 2 ans conjointement sur le Parc amazonien de Guyane par le Parc lui-même et sur le littoral par l’OFB.
Félins et relation Homme/Nature
Les félins (jaguars, pumas, ocelots, …) sont des espèces importantes dans nos écosystèmes grâce à leur rôle de régulation qui impacte jusqu’à la flore locale. La bonne couverture forestière du territoire fait de la Guyane une zone d’importance internationale dans la conservation de ces félins. Malgré ce contexte a priori bénéfique pour ces espèces, la forte urbanisation et le développement agricole du littoral guyanais accentuent les zones de contact et donc de conflits avec les hommes.
Les grands félins font face à une problématique sociale majeure, que ce soit par leur consommation de bétail et/ou d’animaux domestiques ou par la représentation qu’il en est fait.
Ces espèces à enjeux sociaux et écologiques nécessitent d’acquérir des données afin d’améliorer nos connaissances et notre gestion.
Des suivis « grands félins » sont effectués sur des sites ayant des contextes différents :
- Le centre Spatial Guyanais (CSG) : un domaine privé de plus de 300km²2, avec une activité économique et un accès réglementé et interdit à la chasse, suivi depuis plusieurs dizaines d’années
- La ferme Manoa : une exploitation agricole et un centre de soins ayant subi par le passé des attaques de félins sur des chèvres et étant suivi par piège photographique depuis 2018.
- La Réserve Naturelle du Mont Grand-Matoury (MGM) : un espace protégé en périphérie urbaine de la ville de Matoury dont les habitants subissent régulièrement des attaques de félins sur leurs chiens. Un suivi est mis en place depuis 2022.
- La Réserve naturelle des Nouragues, plus à l’intérieur des terres et donc relativement préservée des impacts anthropiques du littoral, suivi en 2023 et 2024.
Les différents suivis et études menés sur ces sites sont :
- un suivi continu par piège-photographique effectué sur les 4 sites. De la photo-identification est effectué pour les jaguars afin d’avoir un suivi de la présence-absence des différents individus au cours du temps.
- des mesures de densité des jaguars effectuées en 2013 et 2023 uniquement sur le CSG. Une autre mesure de densité est prévue en 2025 puis tous les 3 ans afin d’estimer l’évolution de la densité des jaguars sur ce site au cours du temps.
- une étude génétique à partir de fèces des félins sur le CSG et la Réserve Naturelle du MGM, en partenariat avec le laboratoire de Génétique écologique de l’INRAE basé à Kourou. Les données génétiques permettent d’acquérir des connaissances sur les espèces présentes, les individus, leurs relations de parenté, la diversité et la structuration génétique de la population ainsi que des informations sur le régime alimentaire des félins.
Tortues marines
L’Unité Technique et « Connaissances » participe au réseau Tortues Marines Guyane et effectue :
- Le suivi des pontes de tortues sur les plages de Kourou tous les 15 jours pendant la saison des pontes ;
- des comptages ponctuels sur les plages isolées du CSG.
Orpaillage
Les exploitations minières légales et illégales exercent une pression majeure sur le territoire guyanais. Elles impactent durablement le milieu terrestre et aquatique et les espèces inféodées. L’UTC Guyane projette de mettre en place des actions de connaissance pour suivre et réduire les impacts des activités minières, en collaboration avec les acteurs de la filière.
Gestionnaire d’espace protégé
En février 2025, l’OFB est devenu gestionnaire associé du site naturel protégé de Pointe Isère – Savane Sarcelle, aux côtés du Groupe d'étude et de protection des oiseaux en Guyane (GEPOG, du Parc naturel régional de Guyane (PNRG), du Groupement de développement agricole (GDA) et de la commune de Mana. C’est une première pour la délégation territoriale Guyane, qui s’engage dans la mise en œuvre concertée du plan de gestion de ce site exceptionnel, propriété du Conservatoire du littoral.
Ancienne zone rizicole artificialisée, la Savane Sarcelle est aujourd’hui un lieu majeur pour l’accueil des limicoles hivernants, reconnu comme site Ramsar et intégré à deux Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
L’OFB s’implique dans la surveillance du site, la gestion de la chasse, le financement de certaines actions, et le suivi des limicoles.
Appui aux gestionnaires d’espaces naturels
L’établissement L’OFB participe aux Comités de gestion des réserves naturelles et soutient financièrement des gestionnaires d’espaces naturels et protégés comme les Réserves Naturelles Nationales et Régionale, le Parc Naturel Régional de Guyane, le Parc Amazonien de Guyane, les gestionnaires de sites du Conservatoire du littoral, etc. Des missions de police de l’environnement sont menées prioritairement dans les espaces protégés dépourvus d’agents commissionnés et assermentés.
L’OFB participe à l’organisation de formation à destination de gestionnaires d’espaces naturels (co-organisation de sessions de formation sécurité en milieu tropical, formation sur les espèces exotiques envahissantes, etc.).
Priorités d'action
Le territoire bénéficie d’un climat tropical humide marqué par une pluviométrie abondante (entre 2 000 et 4 000 mm/an selon les secteurs) : la Guyane est d'ailleurs située au 3ème rang mondial du point de vue de la disponibilité de la ressource en eau douce par habitant. Cette ressource abondante en eau douce ne doit pas masquer les enjeux considérables liés à la gestion de l’eau : 15 % de la population n’ont pas accès à l’eau potable, se retrouvant ainsi en très grande difficulté. L’assainissement, quant à lui, est parfois inexistant ou défaillant, entrainant une dégradation des milieux naturels et des risques d’insalubrité. Les changements climatiques risquent d’avoir des impacts sur la ressource en eau : vulnérabilité des captages d’eau potable, insuffisance pour tous les usages si les saisons sèches s’allongent et deviennent plus sévères - et sur les milieux aquatiques : remontée du biseau salé, changement des communautés d’espèces aquatiques dues aux modifications de paramètres environnementaux pouvant impacter la pêche (SDAGE Guyane 2022-2027).
L’OFB, via la Solidarité interbassins, se mobilise pour financer la réalisation d’études et de travaux d’infrastructures et d’équipements collectifs d’assainissement et d’alimentation en eau potable : schémas directeurs, stations d’épuration, réseau d’alimentation en eau potable, forage, réservoir, etc. En 2023, le budget alloué à la Solidarité interbassins est passé de 20 millions d’euros à 55 millions d’euros pour tous les territoires ultra-marins. Ce soutien s’intègre dans un programme interministériel d’amélioration des services publics d’eau et d’assainissement dans les Outre-mer : le Plan Eau DOM.
Établi en 2016, il accompagne les collectivités dans l’amélioration du service rendu à leurs usagers en matière d’eau potable et d’assainissement, notamment par un renforcement de leurs capacités techniques et financières. La formalisation de cet accompagnement passe par la signature de contrat de progrès entre les communes guyanaises, l’État et ses partenaires. Cet engagement sur cinq ans vise à planifier les investissements à réaliser, à mobiliser les fonds nécessaires aux investissements ainsi qu’à favoriser le dialogue entre tous les acteurs. Le Plan Eau DOM est animé localement par la DGTM.
L’OFB est également impliqué financièrement dans la mise en œuvre de la Directive cadre sur l’eau qui vise le maintien ou le retour à un bon état écologique des masses d’eau. À ce titre, l’établissement soutient l’Office de l’Eau de Guyane et le BRGM qui mettent en œuvre la directive européenne sur le territoire.
La pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), le braconnage et le trafic d’espèces, les activités minières et l’orpaillage illégal, l’urbanisation et le développement d’infrastructures, les changements climatiques, la fragmentation de l’espace forestier sont autant de menaces sur la biodiversité de Guyane.
La réduction des atteintes aux milieux passe par des politiques publiques d’aménagement qui s’articulent avec la préservation de la biodiversité et les stratégies de gestion des eaux
Agir pour réduire les atteintes aux milieux
L’OFB travaille sur l’amélioration des pratiques de certaines activités :
- Activités minières : les équipes de la DRAS collaborent avec des partenaires pour publier des ressources liées aux activités d’extraction d’or (réalisation d’un guide technique sur la réhabilitation des sites légaux en post-exploitation et d’un ouvrage sur l’histoire et les impacts environnementaux de l’orpaillage en Guyane) ;
- Activités agricoles économes en produits phytosanitaires avec les appels à projets dans le cadre du plan Ecophyto II+.
Sensibiliser les usagers et faire connaître les enjeux de biodiversité
Les agents sensibilisent à l’éco-citoyenneté et au respect de la réglementation en produisant des ressources adaptées au contexte guyanais. L’OFB développe avec ses partenaires des outils d’éducation à l’environnement qui participent à une meilleure prise en compte de la biodiversité (exemple : Projet « La découverte de la biodiversité des milieux aquatiques guyanais en kayak » de l’association de sports de plein air en Guyane (ASPAG) : Livret d’animations à destination des scolaires et du grand-public).
L’OFB veille également à ce que la connaissance produite par les équipes soit rendue accessible à tous les publics, notamment au travers d'actions de vulgarisation scientifique (production de brochures, fiches espèces, livrets pédagogiques, affiches) en différentes langues.
Valoriser la biodiversité
L’OFB participe, à sa mesure, à l’amélioration de la résilience du territoire guyanais aux changements climatiques par l’incitation à l’adoption de solutions fondées sur la nature (SfN) pour l'adaptation au changement climatique, notamment via le LIFE ARTISAN (animation pour la Guyane basée aux Antilles).
En Guyane, la valorisation et la protection de l’environnement vont souvent de pair avec la conservation du patrimoine culturel, riche de sa forte diversité. L’OFB s’implique et soutient des projets à la croisée entre nature et culture, ces deux thématiques étant intimement liées. Exemple : plusieurs soutiens financiers à des projets du Réseau des Savoirs de la Forêt et de ses membres.
La préservation de la biodiversité passe aussi par le fait de considérer la biodiversité comme une opportunité pour le développement économique. L’OFB, au travers de son service Ingénierie de projet, accompagne des projets de développement économique qui s’appuient sur la biodiversité (en Outre-mer dont la Guyane). Ce service travaille au quotidien avec les collectivités, les services de l’État, les chambres consulaires et des porteurs de projets. En outre, l’équipe ingénierie de projet : économie et biodiversité soutient le développement d’activités économiques valorisant la biodiversité afin que celle-ci soit mieux intégrée dans les modèles économiques.
La Délégation territoriale Guyane coordonne deux Plans nationaux d’actions (PNA). La mission de coordination de l’OFB s’inscrit dans une logique d’articulation entre les acteurs concernés.
Les Plans nationaux d’actions sont des outils stratégiques opérationnels qui visent à assurer la conservation ou le rétablissement dans un état de conservation favorable d’espèces de faune et de flore sauvages menacées ou faisant l’objet d’un intérêt particulier.
Plan national d'actions en faveur des tortues marines de Guyane
Le Plan national d’actions en faveur des tortues marines de Guyane (PNA 2014-2023) fait suite à un premier Plan de restauration (PRTM 2007-2012).
Les tortues marines sont des espèces emblématiques des écosystèmes marins et côtiers, mais elles figurent parmi les animaux les plus menacés au monde. En Guyane, plusieurs espèces de tortues marines, comme la tortue luth, la tortue verte et la tortue olivâtre, utilisent les plages et les eaux littorales comme sites de ponte et d'alimentation. Ces espèces sont cependant confrontées à de nombreuses menaces, telles que les captures accidentelles, le braconnage de nids, les chiens divagants, le changement climatique et la pollution (lumières artificielles, plastiques). Ainsi, la fréquentation des sites de pontes a drastiquement diminué, et ce, particulièrement dans l’ouest guyanais, où les populations de tortues luths ont baissé de 95% en 25 ans. Alors que les femelles qui viennent pondre en Guyane représentaient 40% de la population mondiale en 2001, leur part est désormais réduite à 10%. Leur protection constitue donc un enjeu majeur, non seulement pour la préservation de la biodiversité, mais aussi pour les écosystèmes dont elles font partie.
Pour faire face à cette situation, des actions ont été définies dans ce Plan national d’actions qui vise à la conservation en Guyane de ces espèces protégées.
Les missions de l’OFB dans le cadre du Plan national d’actions s’articulent autour des axes suivants :
- Coordination et animation du réseau d’acteurs : L’OFB mobilise et fédère les différents partenaires impliqués : associations, institutions, collectivités territoriales, scientifiques et acteurs économiques. Il veille à la synergie des actions et au partage des connaissances pour maximiser l’efficacité du Plan national d’actions.
- Suivi et évaluation des populations de tortues marines : L’OFB réalise des suivis de comptage de traces de pontes sur les plages de Kourou et supervise le recueil des données comptage et marquage réalisées à l’échelle régionale. Ces données permettent de mieux comprendre leur état de conservation et d’ajuster les actions en conséquence.
- Éducation à l’environnement : L’OFB sensibilise à la préservation des tortues marines en organisant et en participant à des événements environnementaux grand public, en intervenant en milieu scolaire, et en formant les acteurs socio-économiques liés à la mer aux bonnes pratiques. Ces actions s’accompagnent de campagnes de communication ciblées et de la diffusion d’outils pédagogiques pour mobiliser un large public et renforcer la prise de conscience collective sur les enjeux de conservation des tortues marines.
- Police de l’environnement : L’OFB collabore avec la Réserve de l’Amana pour réaliser des actions de lutte contre la pêche INN (illégale non déclarée et non réglementée), et contre le braconnage d'œufs de tortues marines.
- Gouvernance : En tant que coordinateur, l’OFB assure un suivi régulier des actions du Plan national d’actions et co-pilote les évaluations nécessaires à son amélioration. Ce processus garantit une stratégie toujours adaptée aux besoins des tortues marines et de leurs habitats.
- Coopération internationale : L’OFB représente le Plan national d’actions et ses acteurs dans les réseaux nationaux (GTMF) et internationaux dédiés à la conservation de la biodiversité. Il participe à des colloques scientifiques (WIDECAST et ISTS), des groupes de réflexion et des séminaires pour promouvoir les initiatives françaises (TTED, PALICA 3, YANA’ RIBA), partager les expériences (écloserie Kawana), et participe à d’autres programmes de protection des tortues marines (Plan d’Action Régional (PRA) pour la population Nord-Ouest Atlantique de tortue luth). Cette présence contribue à intégrer le Plan national d’actions dans une dynamique globale de préservation environnementale.
Plan national d’actions en faveur des Harttiella et des Anomaloglossus de Guyane
Le Plan national d’actions 2023-2032 en faveur des Harttiella et des Anomaloglossus identifie des actions ayant pour objectif d’assurer la conservation de ces espèces à long terme. Le genre Anomaloglossus regroupe 30 espèces d’amphibiens tandis que le genre Harttiella comporte 7 espèces de poissons.
Les espèces ciblées par ce Plan national d’actions sont des vertébrés endémiques de Guyane qui partagent un habitat commun, à savoir des criques forestières généralement rocheuses et liées aux reliefs. Ces milieux sont sensibles à plusieurs menaces : les changements climatiques, la destruction et les pollutions de leurs habitats ainsi que les maladies.
Au cours des dix années du plan, l’accent sera mis sur la protection des habitats partagés par les H&A de Guyane, l’amélioration des connaissances sur leur taxonomie complexe, leur écologie et les menaces qui pèsent sur eux.
La mise en œuvre d’un Plan national d’actions passe, les premières années, par la construction d’une dynamique de réseau qui permettra de rassembler les acteurs impliqués dans la connaissance et la conservation de ces espèces.
Comprendre et agir
Les dispositifs pilotés par l'OFB en Guyane
Le programme Terres et Mer Ultramarines (TeMeUm) est destiné à soutenir de manière opérationnelle les acteurs de la biodiversité des Outre-mer français. Pour cela, le programme se décline en trois appels à projets ouverts chaque année aux environs des mois de mars avril :
- Les micro-projets pour le financement de petits projets opérationnels de moins de 15 000€.
- Les compagnonnages pour permettre aux professionnels de se former aux côtés d’un pair d’un autre organisme sur un autre territoire.
- Les projets partenaires pour soutenir des projets favorisant la coopération et le déploiement d'outils dans les Outre-mer, portés par les partenaires membres du Comité des partenaires.
Le programme TeMeUm permet également d’assurer une veille juridique et de promouvoir des formations adaptées.
Le programme d’Atlas de la biodiversité communale est un outil destiné aux collectivités de niveau infra-départementale, visant à mieux intégrer la biodiversité dans la gestion de leur territoire. Pour cela, cet appel à projet vise une acquisition de connaissance sur l biodiversité locale et un partage de cette dernière avec l’ensemble des acteurs du territoire. En faisant ressortir les enjeux stratégiques de biodiversité des territoires, le programme d’ABC doit permettre d’orienter les politiques locales d'aménagement afin de préserver et valoriser le patrimoine naturel local tout en mobilisant les acteurs locaux (citoyens, entreprises, scolaires, élus, etc.) autour de ces enjeux.
Depuis cinq ans, le programme ABC porté par la Délégation Territoriale de l’OFB en Guyane a permis d’accompagner 7 projets d’ABC et de créer un Club des ABC.
L'Office français de la biodiversité accompagne financièrement les études et infrastructures prioritairement en assainissement collectif et aussi en eau potable pour parvenir à un accès pour tous à des services publics de qualité.
Dans les départements ultramarins, cet effort s’intègre dans un programme interministériel d’amélioration des services publics d’eau et d’assainissement : le « plan eau DOM ». Ce plan a été établi en 2016 pour 10 ans.
En Guyane, environ 9 millions d'euros par an sont ainsi mobilisés au bénéfice des collectivités.
Le programme des Aires éducatives de l’OFB a pour ambition de sensibiliser les élèves à la biodiversité. Une aire éducative est donc un petit territoire naturel géré de manière participative par les élèves d’une école, d'un collège ou d'un lycée. Encadrés par un binôme enseignant, référent, les élèves observent, diagnostiquent et mènent des actions concrètes sur leur aire éducatives. Les actions peuvent se poursuivre sur plusieurs années avec une possible passation de l’aire des anciens élèves à leurs successeurs.
Créé en 2012 en Polynésie dans le cadre de la protection d’une aire marine, le dispositif s’est étendu partout en France et même à l’étranger. Il intègre maintenant tous les milieux et compte aujourd’hui plus de 1000 établissements scolaires en France. Ce programme développe chez les élèves des compétences scientifiques, citoyennes et collaboratives. Il renforce leur lien avec leur territoire et leur engagement écologique.
En Guyane, ce sont 14 aires éducatives qui sont en activité.
Au sein de ce programme, l’OFB intervient en contribuant à sa structuration, en accompagnant les établissements dans la démarche de labellisation et en participant au développement des aires éducatives notamment via la possibilité d’un soutien financier.
Le programme BESTLIFE 2030 a pour objectif de financer des projets en faveur de la biodiversité dans les Outre-mer européens.
Entre 2023 et 2030, 4 appels à projets seront lancés à destination des associations, des collectivités et des organismes privés et publics des territoires ciblés. Les projets candidats doivent proposer la mise en œuvre d’actions de terrain ayant un impact concret et mesurable en termes de conservation de la biodiversité, de restauration des écosystèmes et d’utilisation durable des services écosystémiques. Le financement des projets est plafonné à 100 000 € avec un taux d’aide allant jusqu’à 95 % du montant des dépenses éligibles.
L’OFB assure l’animation régionale de ce dispositif dans les territoires français de l’océan Indien. La Délégation compte ainsi parmi son équipe une chargée de mission dédiée à la mobilisation et l’accompagnement des porteurs de projets, depuis la conception des candidatures jusqu’à la réalisation des opérations lauréates (suivi, rapportage, valorisation, etc.). Cet appui en ingénierie technique et financière s’articule autour de rencontres en bilatéral, de webinaires et d’ateliers collectifs.
L’Office français de la biodiversité coordonne le LIFE BIODIV'FRANCE qui vise à accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité 2030, par de l’ingénierie de projet et un apport d’expertise. Il se déroule sur une période de 9 ans, du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2032, pour un budget total de 50,45 M€.
Une animatrice régionale a été recrutée au sein de la Délégation territoriale pour accompagner les collectivités locales et les porteurs de projet dans le but d’augmenter la quantité et la qualité des projets prenant en compte la biodiversité.
Le LIFE ARTISAN, financé par l'Union européenne et piloté par l'Office français de la biodiversité, vise à renforcer la résilience des territoires face au changement climatique en promouvant des Solutions fondées sur la Nature (SfN) pour l'adaptation au changement climatique. Ces solutions contribuent à protéger les écosystèmes tout en améliorant le bien-être et la sécurité des populations locales face aux conséquences du dérèglement climatique. Le projet, d'une durée de 8 ans et d'un budget de 16,7 millions d'euros, inclut des actions de sensibilisation, de formation, et la mise en œuvre de sites pilotes à travers la France, hexagonale et ultramarine. Il s'adresse à une large gamme d'acteurs, allant des collectivités aux entreprises, en passant par les citoyens, pour diffuser et accompagner les projets de SfN.
En Guyane, des SfN voient le jour depuis quelques années, telles que le projet porté par la CACL visant à favoriser l'écoulement des eaux pluviales par l'expérimentation d'aménagement de canaux.
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